Au bord du Styx

12 juillet 2011

Plus que quelques jours avant la JIF/IDF

Eh bien, comme je l’avais prévu, mon dernier mois de boulot a été infernal : entre les travaux qui y étaient effectués (ce sont les locaux qui accueilleront le résultat de la fusion) et quelques tâches liées à la fusion qui m’ont été confiées (on observera l’ironie de la chose… quelques collègues étaient outrées). Moi, j’ai juste fini les choses proprement, et en cadeau de départ, j’ai eu droit à une intégrale des enregistrements studio des Pink Floyd (je n’avais qu’un album sur le lot alors c’est plutôt sympa).

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15 mai 2010

Va y avoir du sport !

Filed under: Basketball,sport,WNBA — Catherine @ 14:36

C’est génial ! Ce soir commence la nouvelle saison WNBA (et il est toujours possible de voir un grand nombre de match sur les site officiel en direct et en différé et gratuitement – il suffit de s’inscrire – et un simple pseudo suffit…. je deviens de plus en plus intransigeante sur la confidentialité : non que j’aie des choses à cachée, mais ma vie privée est… privée !!)

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10 juin 2007

Bonnes/Mauvaises nouvelles

Bonjour,

Je vous rassure, il n’y a rien de grave !

Je commence par la bonne nouvelle : Hier et cette nuit, j’ai écrit plus de 10 pages du projet 12.

La mauvaise, ces 10 pages concernent le chapitre 6 et si vous regardez bien la table des matières, je me suis arrêtée au Chapitre 4. Donc il y a un « 5 » à écrire. Mais hier, l’inspiration était tellement forte pour le 6 (et presque 7 car il me manque quelques paragraphes à un moment) que j’ai préféré l’écrire immédiatement de peur de perdre quelque chose. Je me souviendrai toujours du week-end où j’ai commencé à écrire « Le Chevalier ». J’avais eu deux très bonnes idées en même temps. J’ai commencé par « Le Chevalier » et je n’ai pas pris de notes pour l’autre. J’ai oublié cette deuxième idée. Dans un sens, je me dis que si je l’ai oubliée, c’est qu’elle n’était pas si bonne que ça, mais en même temps, j’ai vraiment un sentiment de perte quand j’y repense alors…

Et je ne peux même pas vous mettre le début de l’Acte II du « Chevalier » car il y a des vérifications que je veux faire avant….

Une autre bonne nouvelle est que quand je le mettrai ici, ça vous fera beaucoup plus à lire ! 😉

J’ai lu sur le blog de Maître Eolas ses sentiments sur la campagne électorale des législatives (ou l’absence de campagne) et ses explications sur la nécessité d’aller voter malgré tout. Non pas que je ne pensais pas aller voter, mais si en milieu de semaine, je n’avais pas entendu à la TV une phrase du style « à J-6 du premier tour », j’aurais peur-être zappé la journée. J’aime bien ce blog, de façon générale, qui me rappelle pourquoi j’aime le Droit, même si sa pratique quotidienne n’est plus ma tasse de thé (il faudra juste que je trouve une autre façon de faire).

Une recommandation à nouveau d’aller voir le blog Everland : j’aime sa vision d’instituteur sur le problème de la carte scolaire.

Vu la finale dames de Roland Garros hier (en partie car je regardais du basket…. tout en écrivant ce chapitre 6…..) : Justine Henin est une grande championne, mais j’avais espéré un peu plus de résistance de la part d’Ivanovic.

Enfin, je me suis remise à la chasse de mangas/animes yuri après avoir été convaincue de regarder « Strawberry Panic » sur Dailymotion (voir le blog de BigK pour explication). En faisant des recoupements entre plusieurs sites anglais et un site en français, j’ai pu repérer plusieurs animes disponibles sur Dailymotion. J’ai fouillé ensuite sur plusieurs sites spécifiques à la  scanlation de mangas – la scanlation (contraction de scanner et translation = traduction) étant au manga ce que le fansubing est à l’anime –  (que je ne visitais plus depuis un certain bout de temps tant les mises à jour sont parfois espacées) et j’ai été agréablement surprise de ce que j’ai trouvé. Je pense que ça fera l’objet d’un billet plus développé.

Mon coup de coeur va pour un manga tout en couleurs limite pornographique érotique particulièrement explicite et à ne pas mettre entre toutes les mains, que j’ai trouvé très joli, très bien dessiné et avec deux personnages attachants (et le tout pas vulgaire). Mais vous pourrez ne pas être d’accord. J’imagine que sur ce type de sujet, les sensibilités varient. Ne me jetez pas la pierre si ça vous choque, vous êtes prévenues ! Mais si vous voulez épicer votre dimanche après-midi, ça s’appelle « Maka-Maka » et c’est entièrement traduit en anglais ici et ça commence (7 chapitres) à être traduit en français ici.

Je vous mets la couverture « tout public » pour le plaisir et vous souhaite un bon dimanche.

Maka-Maka - La couverture “tout public”

7 juin 2007

Salade composée (bis)

Filed under: blabla,Ciné-TV,Lecture,LGBT,Société,sport,Uncategorized — Catherine @ 20:25

A nouveau un tas de sujets abordés d’où le titre réultilisé (désolée pour ceusses qui cherchent des recettes de salades composées bien que…. c’est pas compliqué : moi, je prends une base riz, blé, pommes de terre et je rajoute plein de choses, suivant ma préférence en pensant à l’association des goûts et à ajouter des touches de couleur). 🙂

Pour commencer, le tennis féminin à Roland Garros.

J’avais été très impressionnée par la qualité de jeu lors des quarts de finale de mardi et là, à la fin de la première demi qui vient de voir la victoire d’Ana Ivanovic face à Sharapova, je suis plutôt soufflée. Ivanovic, si elle maintient cette qualité de jeu sur toute surface (et sans blessure bien entendu), devrait allait loin.

Quand il n’y a pas de française en finale, mon quart de sang belge wallon soutient J. Henin, mais là, si la finale est Henin – Ivanovic, je ne sais pas où battra mon coeur.

Elle y sera et je regarderai, ce qui sera, je l’espère, un beau match. Dommage pour cette deuxième demi-finale. C’est sûre que J. Henin est très forte (elle n’est pas N° 1 pour rien), mais il me semble que Jankovic a un peu perdu en terme de moral : J. Henin l’a battue au cours de leurs trois dernières rencontres, c’est Roland Garros, une demi-finale…. on la reverra !

En tous cas, quand je repense au tennis féminin d’il y a 25 ans quand ça ne bougeait que quand il y avait M. Navratilova qui a bien balisé le chemin, ça fait plaisir à voir.

Je continue à ragarder le basket sur Internet et je viens de voir que samedi après-midi, Sport + va commencer à diffuser des matchs: Bien !!! J’essayerai de mettre moins de commentaires que je réserve à mon site (prochaine mise à jour samedi, je pense). Un mot quand même pour dire que New York a remporté son deuxième gros test face à Indiana et ça fait plaisir pour les prochaines semaines si elles maintiennent ce niveau de jeu et progressent encore sur leurs points un peu plus faibles.

Autre sujet, j’ai vu que mon blog a été référencé sur un site sur l’actualité du Net gay et lesbien. Comme je n’ai rien demandé, je trouve ça sympa (et vu d’autres blogs cités, je comprends comment le mien a éventuellement pu s’y retrouver). Si mes fanfics sont de contenu franchement lesbien, mon blog touche un peu tous les sujets, et parfois des sujets concernant la communauté LGBT. Mais je ne suis pas spécialement militante (voir pas du tout) et je ne me caractérise pas plus par ça que par un QI supérieur à la moyenne, le fait que j’aime le basket, la SF ou les glaces ou que j’habite à Paris. Je suis la somme de tout ce que je suis, de tous mes intérêts etc…. Donc qualifier ce site de blog G&L peut sembler réducteur ou au contraire trompeur à l’égard de ceux qui viendraient par hasard et s’attendant à trouver des sujets parlant exclusivement à la « communauté ».

Enfin… juste pour me faire mentir, quelques mots de cinéma lesbien :

Tout d’abord, il y a un article très intéressant sur le site After Ellen à propos de Prathiba Parmar, la réalisatrice de Nina’s Heavenly Delights. L’article parle de sa vie, sa carrière de documentaliste et ses difficultés à monter son film qui non seulement montrait une histoire entre deux femmes qui se finissait bien, mais également une histoire où la famille d’origine indienne était ouverte au mode de vie alternatif de sa fille. Donc une grande baffe à un certain nombre de stéréoptypes.

Dans la même catégorie « films lesbiens », j’ai vu « April’s Shower » que j’ai beaucoup aimé, c’est amusant, parfois émouvant : un bon moment. J’ai pris plaisir également à revoir « Girl Play » que j’aime toujours bien. Certains ont critiqué son côté « statique », le problème du théâtre filmé, ça ne pose pas de problème car j’aime le théâtre. C’est également curieux de penser à ces deux femmes qui ont écrit leur rencontre et qui doivent revivre ces évènement (surtout ceux qui mènent à la rencontre) et qui ne sont pas toujours faciles. Dans le bonus, elles confirment que ça n’a pas toujours été facile ou de retrouver le bon état d’esprit entre elles alors que leur relation avait maintenant 8 ans au moment du tournage.

Une bonne nouvelle pour ceusses que ça intéresse : la muse a frappé dimanche/lundi et j’ai écrit 5 pages de l’acte II du « Chevalier à la Rose » alors que ça faisait deux ans que je fixais une page blanche. Je crois vraiment qu’il faut remercier Elina Garança 😉 mais l’inspiration marche vraiment de façon bizarre.

Dernier point, un article dans Le Monde que je voulais partager et qui me fait penser que j’ai vu sur Amazon le DVD « Une vérité qui dérange », le documentaire d’Al Gore sur l’environnement, à moins de 10 euros et que ça peut être une bonne occasion de le voir si ce n’est pas déjà fait.

En Australie, un village englouti réapparaît avec la sécheresse
LE MONDE | 06.06.07

© Le Monde.fr

Submergé après-guerre, puis réapparu sous les effets de la sécheresse, un village du sud de l’Australie est devenu l’illustration des aléas climatiques subis par le pays. Il y a cinquante ans, Adaminaby était une bourgade prospère. A 150 km de Canberra, au coeur de la région montagneuse des Snowy Mountains, elle avait crû au rythme de l’exploitation d’une mine d’or et de cuivre et comptait quelque 1 000 habitants.

Adaminaby - Australie

Mais, à la fin de la seconde guerre mondiale, le pays lance un grand programme hydroélectrique dans la région, destiné à alimenter en électricité les villes en amont et à assurer l’irrigation de cette zone très agricole. Ce programme, considéré à l’époque comme une merveille du génie civil, avec ses 16 barrages et sa centaine de tunnels reliant 7 centrales hydroélectriques, scelle le sort du village : choisi pour accueillir l’un des barrages, le site est submergé en 1957 sous un lac et les habitants sont obligés de démonter leurs habitations pour les reconstruire à 10 km de là, dans la nouvelle Adaminaby.

Il aura fallu environ dix-sept ans pour que le lac atteigne son niveau haut. Mais, au fil des années de sécheresse, il a perdu presque 40 mètres de profondeur et s’est retiré à plusieurs centaines de mètres, laissant à nu les rives asséchées de terre rougeâtre. « Cela a commencé il y a dix ans, mais on a vraiment commencé à remarquer la baisse il y a trois ans », explique Jan Leckström, présidente de la chambre de commerce d’Adaminaby. Peu à peu, les fondations de l’ancienne ville sont réapparues. Là où, il y a peu, se situait la rampe d’accès au lac, la grande rue du vieux village se dessine. Plus bas, les marches de l’église Saint-Mary ont rejailli à la surface. Un peu plus loin, on aperçoit le cellier de l’ancien hôtel. « D’ici peu, on verra les ruines de la maison de ma grand-mère », explique David Kennedy, un ancien habitant. Déjà, la cheminée pointe au milieu de l’eau.

GOÛT AMER

La réapparition de cette ville fantomatique a un goût amer pour les villageois. Ann Kennedy avait dix ans lorsque les agents du schéma hydroélectrique sont venus déloger sa famille : « Mon père s’est battu contre eux, mais finalement nous avons été obligés d’aller vivre dans la nouvelle ville. Mon père était accablé. » « Je ne sais pas s’ils agiraient de la même façon aujourd’hui », commente Leigh Stewart, historien local. Pour les époux Kennedy, les villageois expulsés ont été exclus des bénéfices du lac : « L’eau a trop été utilisée, pour l’électricité, l’irrigation. Mais nous, nous avons attendu quarante ans avant d’être raccordés au réseau d’eau du lac. »

Si la baisse du niveau d’eau fait rejaillir les souvenirs, elle suscite également les inquiétudes. A l’entrée du nouveau village, une grande statue de truite accueille les pêcheurs, piliers de l’économie locale. « On espère vraiment qu’il va neiger et pleuvoir maintenant, pour que le niveau remonte », commente Paul Carver, le patron du pub. Seule consolation, la nouvelle Adaminaby pourrait profiter du tourisme généré par les ruines. « Je n’ai jamais reçu autant de touristes que ces derniers mois », se réjouit M. Stewart, propriétaire d’une galerie de vieilles photos. – (Intérim.)
Article paru dans l’édition du 07.06.07.

That’s all, Folks !

2 juin 2007

Salade composée

Filed under: blabla,Musique,sport — Catherine @ 16:04

Bonjour,

le titre pour dire que ça partira un peu dans tous les sens.

Tout d’abord, je viens de voir le dernier match d’Amélie Mauresmo qu’elle vient de perdre (face à une Tchèque, une fois de plus). C’est dommage. Je dirais à sa décharge qu’elle s’est fait opérer il y a peu et je suis sûre que ça doit tirailler encore un peu. Et retrouver une forme « olympique » après une interruption n’est pas toujours facile. Mon autre observation est que la terre battue n’est pas la bonne surface pour A. Mauresmo même si elle a pu faire de très beaux coups en grande championne qu’elle est. Je comprends que le public français voudrait la voir gagner le grand tournoi national et j’imagine qu’elle-même aimerait y laisser sa marque également. Mais si ce n’est pas sa surface, ce n’est pas sa surface ! Que cette défaite ne fasse pas perdre de vue tous les tournois gagnés et sa place de N°1 mondiale conservée pendant presque toute l’année 2006. Lui jeter la pierre serait vraiment mesquin. Vive Amélie !

Un anniversaire : celui de l’album des Beatles « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band » qui souffle 40 bougies. J’avoue que c’est l’un de mes albums préférés. Il m’avait été offert en « vinyle » par ma cousine il y a fort longtemps (mais pas il y a 40 ans : j’étais déjà là, mais les Beatles devaient être le cadet de mes soucis) et le disque est de couleur verte (à une époque où les éditeurs avaient tenté de détrôner la fameuse « galette noire » en faisant des 33 t. de toutes les couleurs). Combien de temps j’ai pu passer à étudier la pochette du disque, à tenter de reconnaître toutes les têtes du « portrait de famille » ?!!

Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

Je vous épargnerai un commentaire sur les deux matchs de basket de cette nuit : je vous renvoie à mon site (mais je ne le ferai pas tout le temps). 🙂

Et enfin, je vais tenter d’écrire au moins deux pages du projet 12 pour pouvoir vous mettre ça plus tard.

That’s all, Folks !

18 mai 2007

Il n’y a pas que la WNBA

Filed under: Basketball,sport — Catherine @ 22:41

C’est vraiment dur de voir du sport féminin à la télévision. Je me demande si je ne me suis pas trouvée une passion pour la WNBA parce que j’ai commencé à la regarder sur cette chaîne qui ne passait que la NBA/WNBA et un peu sur Sport +. Même si il n’y a plus autant de diffusion (je n’ai toujours pas trop d’info), je pourrai toujours voir des matchs sur Internet sur le site de la WNBA. Il suffit de s’inscrire et c’est gratuit !

Enfin… l’objet de ce deuxième billet de la journée (et son titre) parce que j’ai décidé de regarder le deuxième match de la finale de championnat de France de basket féminin qui opposait Valenciennes à Bourges . Valenciennes avait remporté le premier match et si l’équipe remportait celui-ci sur son parquet, le titre était pour elle.

Premier commentaire : je ne me suis finalement pas sentie trop dépaysée car à elles deux,  les deux équipes comptent neuf joueuses appartenant à l’équipe de France (que j’ai admirée au Championnat du Monde à l’automne dernier). J’avais donc beaucoup de noms encore dans l’oreille.

Ce match fut fort disputé et si l’ancien entraîneur de l’équipe de France a jugé que l’aspect technique n’était pas au plus haut, l’intensité et les beaux gestes étaient présents.

Valenciennes a finalement gagné 70 à 61.

Et accessoirement, les matchs en Europe n’ont rien à envier aux matchs aux USA !

That’s all, Folks !

9 mai 2007

14/07/2006 : Bastille (suite et sûrement pas fin) !

Filed under: Lecture,sport — Catherine @ 16:16

Pour faire suite à mon précédent billet, je vous soumets une chronique lue dans Le Monde et que je trouve plutôt bien :

Le quatrième et décevant secret de Fatima, par Francis Marmande

LE MONDE | 12.07.06 | 14h03  •  Mis à jour le 12.07.06 | 14h03

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-794617,0.html

 

Ce qui rend Zidane (artiste) profondément touchant, c’est sa brutalité. L’ange discret reste un as du coup de boule. On ne prend pas douze cartons rouges en enfilant des perles. Un peuple enfin réunifié par le patriotisme en cuir (ah, la fierté retrouvée du peuple allemand…), un peuple bruyant se préparait à canoniser sa rosière aux élégants boulets, Zidane remet tout son monde sur les rails. Grâces lui en soient rendues.Un bonheur n’arrivant jamais seul, Zidane en finit avec les mensonges ; Zidane rappelle au réel ; Zidane climatise un chauvinisme paradant sur fond de haine ; Zidane boucle le bec aux philosophes mondains (voir 1998), qui se préparaient à persuader, de gazette en plage, qu’eux-mêmes, pour peu qu’ils l’eussent voulu, auraient pu être sélectionnés dans l’équipe réserve du Lubéron, passer professionnels, porter le maillot bleu. Pour la Vertu (interdiction de vendre des homards crus, de fumer l’herbe des stades, de régulariser les sans-papiers), le coup de boule est décrété insupportable, intolérable, inqualifiable, ignoble, inconcevable, inadmissible, voir dictionnaire des synonymes en i, comme pour faire allégeance. A qui, à quoi ? Mystère.

Ce qui rend le foot mondial si charmant (on n’a pas manqué un match, même la petite finale), c’est sa candeur à tout dire du monde actuel, son évidence enfantine, ce grand art déployé par des junkies surpayés. Le tout pour finir en un grand concours de défenseurs européens enfin débarrassés du reste du monde. Ce qui rend le coup de tronche de Zidane particulièrement intéressant, c’est qu’il signe une vraie sortie, une apothéose négative, pas cette mièvrerie patriotique à laquelle chacun aspirait. Déroulède en trois bandes a failli l’emporter.

Que lui a donc susurré l’Italien qui le mette dans cet état ? Quel niveau d’insulte pour déclencher le geste (inexcusable, indéfendable) du héros au sourire si rare ? Que peut inventer un manchot vindicatif pour déstabiliser le plus grand artiste du monde ? « Sale Arabe » ? Mais ce n’est une insulte que pour les ploucs. Aurait-il traité la race ? Ces choses s’entendent partout : Le Pen et les philosophes mondains s’étonnent encore, en 2006, que les Français ne soient pas tous leucodermes. Aurait-il insulté, l’Italien maléfique, la soeur, la mère, la femme de Zidane ? L’aurait-il traité, lui, de « pédé » ? Mais ce ne sont plus là insultes que pour quelques footeux transalpins. D' »enculé » ? Oui, probablement, comme un désir refoulé bien compréhensible. Terroriste ? Très exagéré.

Du temps du dictateur Salazar, le Portugal vivait sous les trois F : « Foot, famille, Fatima ». Nous détenons notre quatrième secret de Fatima. Il permet de poursuivre une conversation d’un mois autour du foot : la bande de gazon pour seul horizon politique. Sans compter que l’affaire révèle un très joyeux désir de fascisme à visage humain : la vidéosurveillance pour tous, le contrôle sur écran comme jugement de Dieu, en attendant les micros cousus sur les maillots (pour enregistrer les insultes) et, bientôt, les puces électroniques greffées sous la peau pour deviner les mauvaises pensées.

Un homme fut mis à mort (sous François Ier ?) pour régicide. Mis à mort dans les règles : écartelé, plusieurs jours et nuits durant, traîné en morceaux par un cheval au galop. Avait-il tué le roi ? Non : il avait rêvé qu’il tuait le roi. S’en était-il confessé ? Oui. Le confesseur était-il un salaud ? Comme tous les confesseurs. Celui-ci dénonça le songe. L’équation contrôle télévisuel-désir de surveillance-archange argenté-famille hystérisée (« Un geste de fils, de père, de frère et de mari ») est parfaite. Zidane reste une icône qui déconne. Dès que la pub récupère la photo de son coup de boule (« Calvitie ? Tentez la trauma-thérapie ! »), l’affaire sera rondement finie.

Francis Marmande

Article paru dans l’édition du 13.07.06

 

Sinon, les Admin’ de Yahoo 360°, pour encourager les utilisateurs à bloguer, ont décidé de proposer des thèmes de « cogitation » et invitent ensuite ceusses qui auront écrit sur le sujet, à mettre le lien de leur entrée en réponse. J’ai vu qu’il y en avait déjà plus de 300 et ils se passeront de la mienne (en tous cas comme lien).

 

Ah oui, la question : quel est votre plus vieux souvenir ? le mien ou les miens, car ils sont trois bien que du même jour, remontent à un dimanche à la fin du mois de mai 1966. J’avais deux ans et demi. Peut-être que j’y répondrai la prochaine fois.

 

That’s all, Folks ! Image

12/07/2006 : Re-prenons la Bastille

Filed under: sport — Catherine @ 16:15

Je suis enfin retournée à la piscine et ça fait un bien fou. Les cinq premières minutes ont été très douloureuses, mais j’ai l’impression que je n’ai pas autant perdu de mobilité que je ne l’avais craint après ces six semaines, presque deux mois, d’interruption. Il y a un peu plus de monde le matin, à l’ouverture, mais les familles avec petits enfants restent dans le petit bain et il est possible de nager comme d’hab’ dans le grand bain (Je vous rappelle que ma piscine, qui semble centenaire, n’est pas un bassin olympique, mais arbore une jolie forme de « L » avec petit bain sur une branche et grand bain dans l’autre : une bonne séparation).

Sinon, pourquoi mon titre du jour ? C’est le fruit d’une réflexion un peu brouillonne des suites de la finale du Mondial. L’équipe de France a fait un beau parcours et qu’elle en soit remerciée. Il n’y a pas de honte à échouer à ce stade de la compétition (c’est ce qui était dit avant le match contre le Brésil déjà !) Il n’y a de pierre à jeter à personne, ni à Trézéguet, ni à Zidane. J’aimerais bien les y voir, tous les donneurs de leçon ! C’est là qu’on s’amuserait, je pense.

Là où vient ma prise de Bastille, c’est en réaction à cette capacité qu’ont certains à idéaliser des personnes publiques (sportifs, acteurs, chanteurs et autres), à les élever sur un piédestal et les en descendre encore plus rapidement sous prétexte qu’ils ne répondent plus au modèle qu’ils étaient supposés représenter. Mais ce ne sont que des êtres humains ! Plus en vue, d’accord. Avec un talent particulier qui les a mis en avant, OK ! Mais depuis quand un don certain pour jouer au ballon ou réciter Shakespeare (ou Molière) confèrerait à son titulaire le statut d’icône ?

Il y a des sportifs/sportives, des comédien(ne)s, des personalités publiques que j’admire, bien sûr. Mais je les admire pour le talent qui les aura rendu(e)s célèbres. Je n’ai pas l’intention d’en faire pour autant des portes-drapeaux, des parangons de vertu, tous bons  à être béatifiés puis sanctifiés sans même passer par la case départ.

Je suis d’accord que c’est l’un des grands problèmes de notre temps, en nos civilisations modernes, où les valeurs ne sont plus ce qu’elles étaient. Je n’ai pas l’intention de renvoyer tout le monde à l’église (dans un sens large : vous allez où vous voulez Image) ou (re)lire Platon, Hegel ou Kant.

C’est juste que cette situation avec Zidane, depuis quelques jours, m’agace au plus haut point. Il n’aurait pas dû. Vous ne croyez pas qu’il le sait ? Auriez-vous mieux fait à sa place ? Je suis sûre que dans quelques mois, la majorité n’y pensera plus, mais lui y pensera sûrement longtemps.

Mais pourquoi exiger plus de lui que d’un autre ? Ce n’est qu’un homme après tout !

Alors ma Bastille : chassez les fausses idoles ! Il y aura moins de déception le jour où vous vous rendrez compte qu’elles ne correspondent pas tout à fait à l’idée que vous vous en  étiez faite.

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