Au bord du Styx

Venise

Avertissements :

L’histoire qui suit, relève du genre Uber. Les personnages m’appartiennent (si l’on veut), mais je ne nie pas une certaine ressemblance avec deux héroïnes bien connues qui appartiennent, elles, à Universal et Renaissance Pictures.

Violence : non

Subtext : oui, mais pas graphique. En fait, je vais arrêter de prévenir. Si vous m’avez déjà lue, vous le savez déjà. Si c’est la première fois, ceci est mon dernier avertissement.

IQI : oui, encore ! Bien que je ne puisse m’empêcher malgré tout de tenter d’essayer (vous voyez ce que je veux dire) d’écrire une histoire qui tienne.

Orthographe : S’il y a des fautes, c’est normal. Je vous renvoie au conte précédent pour l’explication.

Le Barde était assis dans son fauteuil préféré, profitant d’une calme soirée à rêvasser.

Le Chaton Fripon s’approcha (c’était aussi son fauteuil préféré) et expliqua bruyamment qu’il voulait la place. Après quelques minutes de discussion énergique, il obtint de s’installer sur les genoux du Barde.

En fait, il n’aurait pas dû avoir à discuter et s’empressa de le rappeler en plantant ses griffes dans les cuisses sur lesquelles il reposait.

« Eh, Barde ! Il y a longtemps que tu ne m’as pas raconté d’histoire. »

Le Barde gratouillait le Chaton Fripon sous le menton. « Ah oui ? »

« Oui. Et ce soir, j’ai envie d’une histoire qui s’appellerait… Venise. »

« Juste Venise ? »

« Oui, débrouille-toi ! C’est toi le Barde. »

Et c’est ainsi que naquit le deuxième des


Contes du Chaton Fripon

Venise

Carole était allongée sur le dos, dans le lit étroit d’une petite chambre d’un hôtel touristique de Venise dont le principal intérêt, en dehors de ses tarifs raisonnables, était sa localisation centrale, près de la Place Saint-Marc et non loin du Pont du Rialto.

Elle n’arrivait pas à s’endormir malgré la fatigue accumulée tout au long de la journée à courir les palais, musées et autres églises de la ville lacustre.

Elle avait décidé, sur un coup de tête, de fêter son quarantième anniversaire ailleurs que dans son petit pavillon de banlieue.

Souvent, n’avoir personne avec qui partager l’instant présent est particulièrement difficile (peut-être encore plus dans cette ville, destination de tant de jeunes couples en voyage de noce), mais ne rien faire sous prétexte qu’elle était seule, était bien pire dans son esprit. Et c’est ainsi, qu’à quelques jours de Noël, elle était dans la cité des Doges.

Elle était particulièrement heureuse de constater que l’idée un peu romantique qu’elle avait de la ville, n’avait pas été écrasée par la réalité. Même sous la faible lumière d’un jour gris de décembre, Venise dégageait une magie certaine à laquelle Carole était sensible.

Mais cette nuit-là, ce n’était pas la magie de la ville qui l’empêchait de dormir. Bien plutôt la magie d’une vénitienne. Et quelle vénitienne ! Un petit bout de jeune femme, toute vive, à la chevelure d’une teinte que Véronèse aurait eu plaisir à recréer, ce fameux blond roux si particulier qui avait pris, tout au moins en France, le nom de la ville.

Elle l’avait vue à deux reprises au cours de la journée. La première fois dans l’atelier d’un fabricant de masques de carnaval. Elle était derrière le comptoir et racontait, dans au moins quatre langues différentes, les histoires derrière chacun des masques. Elle s’était animée avec son sujet et Carole était prête à jurer que tous les artistes de la Commedia dell’arte s’étaient donné rendez-vous dans la petite boutique. Elle avait acheté deux masques et savait déjà à quel endroit de sa maison ils seraient le mieux mis en valeur.

La seconde fois s’était tenue un peu plus tôt dans une pizzeria non loin de son hôtel.

Elle n’avait pas vraiment fait attention tout d’abord. Elle avait juste aperçu un groupe de jeunes gens, un peu bruyants. Puis elle avait entendu un éclat de rire qu’elle avait immédiatement reconnu. Et effectivement, au milieu de la bande trônait la petite vendeuse de masques. Tout le long de son dîner, elle n’avait pu la quitter des yeux. Elle avait suivi tous ses gestes, enregistré la moindre de ses expressions, négligeant même de manger. Et soudain, tout le petit groupe s’était levé en faisant encore un peu plus de bruit et Carole avait perdu de vue l’objet de son attention. Ils s’étaient dirigés vers la porte sans qu’elle puisse revoir la jeune femme. Quand ils étaient sortis du restaurant, Carole avait retourné ses yeux vers le reste de pizza qui avait refroidi dans son assiette et qu’elle avait attaqué machinalement d’un coup de fourchette peu décidé.

Soudain, le même éclat de rire avait résonné dans la salle et Carole avait relevé la tête. La jeune femme était assise à la même place et plaisantait avec un serveur. Après avoir échangé quelques mots, l’homme s’était éloigné pour revenir quelques minutes plus tard avec une coupe contenant trois boules de glace au chocolat.

Carole reposa ses couverts et fit signe qu’elle avait fini. Elle demanda un café pendant que le serveur débarrassait la table. Et son regard retourna se poser sur la jeune femme assise presque en face d’elle. Elle ne pouvait expliquer l’attraction soudaine qu’elle ressentait. La jeune italienne était jolie, elle semblait pleine de vie, mais si Carole était honnête, elle n’avait rien d’exceptionnel. Alors pourquoi ne pouvait-elle détacher son regard ? Et pourquoi se sentit-elle frissonner quand elle remarqua pour la première fois que ses regards lui étaient retournés avec égale mesure ? Elle n’avait jamais regardé une femme de cette façon. Bien sûr, un coup d’œil en passant pour une jolie silhouette bien habillée, cela pouvait arriver. Mais ce soir, c’était différent. Elle se sentit rougir, sans savoir pourquoi. Elle eut honte de sa tenue décontractée, une paire de jeans et un pull-over, alors que toutes ces vénitiennes semblaient sortir d’une revue de mode dès qu’elles mettaient un pied hors de chez elles.

Elle poussa un profond soupir, tourmentée par des sentiments qu’elle n’avait jamais rencontrés jusqu’alors et sur lesquels elle ne pouvait mettre aucun nom. Après avoir vérifié la note qui lui avait été apportée en même temps que le café, elle posa quelques billets sur la table et se leva. Un serveur se précipita pour l’aider à enfiler son trench-coat. Elle se retourna et le remercia d’un sourire. Elle passa une main sur sa nuque pour sortir ses longs cheveux de dessous son manteau. En se dirigeant vers la sortie, elle vit que la jeune femme l’avait précédée. Elle était déjà dehors, mais lui maintenait la porte ouverte. Elle sourit, un peu hésitante. La jeune femme répondit d’un léger signe de tête.

Elle tourna à gauche dans la rue, vers la Place Saint-Marc et Carole ne pu faire autrement que de la suivre. En fait, elle aurait put facilement la dépasser, mais elle était trop occupée à observer, de dos, cette silhouette qui lui avait échappé toute la journée, d’abord cachée derrière un comptoir dans la boutique, puis le soir, assise à une table.

Malgré les épais vêtements d’hiver, Carole ne pouvait manquer la finesse de la taille, la rondeur des hanches qui ondulaient doucement sous ses yeux. Le mouvement semblait encore amplifié par le balancement de la jupe longue et légèrement évasée qui descendait à mi-mollet.

Elles arrivèrent rapidement sur la Place Saint-Marc et Carole ne se posa pas de question sur ce qu’elle allait faire quand elle constata que la jeune italienne tournait à gauche, longeant la Basilique. C’était le chemin de son hôtel. Elles continuèrent ainsi pendant quelques minutes jusqu’au pont qui enjambait le Rio di Palazzo, juste avant son hôtel. Le passage était sombre, la ruelle, étroite.

La jeune femme, qui avait marché d’un pas égal depuis la pizzeria, s’arrêta brusquement sur la première marche qui formait le pont. Carole, l’esprit ailleurs, ne fit pas attention et ne l’évita que de justesse.

Elle réalisa où elle était quand elle entendit parler.

« Pourquoi me suivez-vous ? »

La voix était ferme, mais l’accent italien prononcé lui ôtait toute dureté.

Carole fronça les sourcils. « Je… je ne vous suivais pas… Je retourne à mon hôtel, l’Atlantico, juste après le pont… »

Elle remarqua alors qu’elle était très près de sa « victime » involontaire. Il n’était pas bon envahir l’espace personnel d’une personne quand on prétendait rentrer simplement à son hôtel. Elle inspira un peu plus profondément, volant une bouffée d’un parfum léger et fleuri émanant de la jeune femme. Comme elle reculait, elle se sentit retenue par les revers de son manteau.

« Si, votre hôtel est là…. Ma… vous me suiviez, je sentais vos yeux sur moi… Que voulez-vous ? »

Les deux femmes se regardaient maintenant droit dans les yeux, la petite italienne ayant gagné les quelques centimètres de la marche qu’elle n’avait pas quittée. Et soudain, Carole, se demanda exactement quelle question lui était posée. ‘Que voulait-elle ?’

On dit qu’au moment d’un accident, on se remémore toute sa vie en un instant. La question qui venait de lui être posée eut le même effet. Elle vit son existence solitaire, sa servitude dorée d’assistante du directeur des « fusions-acquisitions » dans une banque d’affaires peu connue du public, mais autrement crainte des sociétés dont le capital connaissait quelques faiblesses. C’est à dire qu’elle faisait tout le travail de son boss, mais restait dans l’ombre. Le seul avantage était la rémunération : il avait compris qu’il devait mettre le prix s’il voulait la garder. Et elle n’avait jamais eu le courage ou la volonté de rechercher sa liberté. Elle avait encore dans l’oreille, son rire plein de morgue qui lui avait dit une fois qu’elle n’arriverait jamais à rien parce que « les talons aiguilles ne pouvaient que s’accrocher dans les fibres de la moquette haute-laine qui tapissait les couloirs menant au ‘pouvoir’. » Elle repensa à ses parents qui avaient tout fait pour qu’elle puisse poursuivre des études aux Etats-Unis à une époque où le MBA n’était pas encore à la mode. Elle vit le petit pavillon de banlieue, celui où elle avait passé toute sa vie et qu’elle n’avait jamais pu se résoudre à quitter…

Elle plongea son regard dans les yeux verts, lumineux qui attendaient une réponse. Elle était toujours retenue par les revers de son trench-coat et n’avait pas réalisé qu’elle avait posé ses mains sur les hanches de la jeune femme.

« Comment vous appelez-vous ? »

« Anna. »

La jeune femme relâcha le manteau et posa ses mains à plat sur le haut de la poitrine de Carole, puis les fit glisser sur ses épaules.

« Dites-moi ce que vous voulez ! Laissez tomber le masque et dites-moi ce qu’il y a là » et elle posa sa main sur le cœur de Carole.

Elle se sentait bercée par la sonorité quasi hypnotique de la voix d’Anna, par ses yeux verts qui la possédaient. Sa vision se fit un peu trouble. Etait-ce la brume qui montait de la lagune ou le vin italien qu’elle avait bu au dîner, bien plus capiteux que ce qu’elle buvait habituellement ? Les ombres et les lumières glissèrent. Elles formèrent quelques secondes un masque sur le visage de la jeune femme avant de disparaître.

« Ce que je veux… »

Carole cessa de réfléchir. Quand Anna prit son visage entre ses mains, elle se laissa doucement attirer. Et elle ferma les yeux quand elle sentit des lèvres se poser délicatement sur les siennes.

Elle n’eut pas à penser qu’elle n’avait embrassé personne depuis si longtemps qu’elle n’était plus sûre de savoir comment faire. Elle ne réalisa même pas qu’elle n’avait jamais embrassé une femme avant cet instant. Elle n’avait conscience que d’une chose, elle faisait ce qu’il fallait au moment précis où il le fallait. Une des mains qui tenaient son visage glissa le long de son cou puis de son torse. Son manteau fut habilement déboutonné et la main se fit curieuse. Carole ne fit pas attention. Elle était perdue dans le baiser qu’elle échangeait avec Anna, de plus en plus profond, de plus en plus passionné. Elle ne remarqua pas davantage que ses mains avaient quitté les hanches de la jeune femme pour se faufiler à l’intérieur de sa veste. Elle s’écarta légèrement quand elle sentit sous ses paumes des courbes à la fois étranges et familières. Avant qu’elle ait le temps de s’effrayer, Anna l’attira à nouveau vers elle d’une main sur sa nuque et reprit possession de sa bouche. Elles s’embrassèrent et se caressèrent longuement. Elles ne s’interrompirent qu’en entendant la musique d’un accordéon accompagnant les passagers d’une gondole tardive.

Elles réajustèrent leurs vêtements sans rien dire. Puis Anna tendit la main et la posa sur la joue de Carole, l’obligeant à la regarder.

« N’oublie pas, il faut parfois laisser tomber le masque. »

Elle recula de deux pas en souriant, puis, se retournant, elle traversa le pont et disparu dans la nuit.

Carole reprenait doucement ses esprits quand elle réalisa qu’elle était seule. Elle traversa rapidement le pont et se mit à courir dans la ruelle, dépassant l’entrée de son hôtel. Elle arriva vite à un croisement, mais s’arrêta. Il n’y avait plus personne. La brume, qui avait épaissi, étouffait les sons et dissimulait les silhouettes. Carole retourna lentement à son hôtel et se coucha, plus perdue qu’elle ne voulait l’admettre.

Et c’est ainsi que le lendemain, après une nuit sans sommeil, elle décida d’un plan d’action. Plan limité puisqu’il s’agissait uniquement de retrouver Anna. Mais la tâche s’avéra plus difficile qu’elle ne le pensait.

Elle se dirigea d’abord vers l’atelier du fabriquant de masques. Là, sa déconvenue fut immense quand elle apprit qu’il n’y avait jamais eu de vendeuse du nom d’Anna dans la boutique. En fait, il n’y avait jamais eu de vendeuse. Le patron se partageait entre l’atelier et la boutique avec son frère, ses deux fils et son neveu. Malgré une description que d’aucuns auraient pu qualifier de très fidèle, l’artisan reconnut son incapacité à expliquer comment Carole était persuadée d’avoir vu la jeune femme la veille.

Sans se laisser démonter, elle alla à la pizzeria. Anna semblait s’y être comportée comme une habituée. Tout d’abord, elle ne put trouver le serveur qui s’était occupé de leurs deux tables, assurant le service du soir. Fort gentiment, un de ses collègues accepta de l’appeler chez lui. Ce dernier se souvenait bien de Carole (une française, grande, brune aux yeux bleus était difficile à oublier). Il se souvenait également du groupe de jeunes, un peu bruyants. Il sembla par contre incapable de se remémorer la jeune femme un peu rousse qui lui avait commandé une glace au chocolat.

Carole ne pouvait s’expliquer cet accès d’amnésie qui semblait frapper tous ceux qui étaient censés avoir vu Anna la veille. Elle n’avait pourtant pas rêvé. Elle pouvait encore entendre le rire de la jeune femme, ses soupirs quand elles s’étaient embrassées. Elle pouvait encore sentir la fraîcheur de son parfum, la douceur de ses lèvres. Que se passait-il donc ?

Les deux derniers jours de son séjour, Carole les passa « en planque » près de la boutique de masques, puis de la pizzeria et enfin près du pont à côté de son hôtel. Mais Anna ne se montra pas. Alors Carole, la mort dans l’âme, boucla son sac, jeta un dernier coup d’œil à la Place Saint-Marc et prit le vaporetto qui l’emmena à l’aéroport. Là, elle enregistra son bagage et attendit patiemment avant d’embarquer. Il n’y avait pas beaucoup de monde sur ce vol de milieu de journée et l’embarquement se fit sans bousculade. Carole s’installa rapidement à sa place à côté d’un hublot. Elle posa le sac en plastique qui contenait les deux masques sur le siège voisin pendant qu’elle s’escrimait à placer son petit sac à dos sous son siège, ayant une aversion pour les casiers situés au-dessus des sièges. Les hôtesses avaient toujours tendance à déplacer les affaires qui y étaient déjà rangées ou à y faire entrer de force le sac de retardataires, au détriment de ceux qui y étaient déjà. Complètement pliée sur elle-même pour arranger son sac à sa préférence, elle ne fit pas attention quand quelqu’un s’arrêta près de sa rangée.

« Excusez-moi, je crois que votre sac est à ma place… »

Carole se redressa en sursaut et regarda la personne qui venait de lui parler. En jeans et blouson de cuir, c’était Anna…. Enfin, non ! Les cheveux étaient courts et plutôt blonds, les yeux semblaient également plus bleus que verts. Et la jeune femme parlait français sans le moindre accent. D’ailleurs, si Carole devait en croire le mouvement des lèvres, la jeune femme continuait de lui parler. Dans un grand souffle, elle réussit à articuler :

« Pardon ? »

La jeune femme sourit. « Je vous ai vu pâlir, comme si vous aviez vu un fantôme… Vous allez bien ? »

Carole déglutit péniblement. C’était la même voix, le même sourire. Elle se força à répondre. « Oui, j’ai dû me redresser trop vite…. »

« Oh ! Je comprends, ça m’arrive de temps en temps. Et c’est de ma faute puisque c’est moi qui vous ai fait relever… »

Carole fixa la jeune femme sans vraiment comprendre. « Votre faute…? »

A nouveau, le même délicieux sourire. Elle montra le siège occupé. « Votre sac ? »

« Oui, bien sûr, je le retire… »

La jeune femme fut plus rapide. « Attendez ! Je vais le mettre dans le casier… »

« Non ! Je vous remercie mais c’est fragile : je vais le garder avec moi. »

La nouvelle arrivante rangea ses affaires dans le casier et s’installa. Elle ajusta immédiatement sa ceinture et se jeta sur les consignes de sécurité. Elle les lut puis les replaça dans la pochette devant elle en poussant un énorme soupir.

Carole ne put s’empêcher de demander. « Nerveuse ? »

« Un peu, mais ça va passer. Il faut juste que je trouve à m’occuper l’esprit. »

Carole regarda la jeune femme et soudain, décida de se jeter à l’eau.

« On peut discuter, si vous voulez… Je m’appelle Carole. »

« Moi, c’est Bernie. Vous êtes sûre que ça ne vous ennuie pas ? »

Carole répondit en souriant. « J’en suis sûre. En fait, j’ai même une histoire à raconter. Une curieuse aventure qui m’est arrivée ici, il y a quelques jours… »

FIN
Paris – 10 juin 2001

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