Au bord du Styx

12 septembre 2010

Compte-rendu : Schumann à la folie – Orch. Phil. de Radio France

Filed under: Compte-rendu,Musique — Catherine @ 01:17
Tags: ,

MàJ 15/09/10 : vous pouvez voir/écouter ce concert sur Arte Live Web ICI

Vendredi soir, j’ai donc assisté à mon premier concert de la saison 2010-2011. J’ai décidé cette année de mettre un peu plus de musique et un peu moins d’opéra à mon programme. Enfin, un peu moins d’opéra…. tout est relatif.

La soirée d’hier était une introduction parfaite à cette nouvelle orientation avec, sur quatre œuvres interprétées, deux vocales. Le titre du concert était Schumann à la folie : deux symphonies miniatures encadrant deux pages vocales, c’est l’écho de la voix de Schumann porté par ceux qui l’ont aimé.

En clair, il y eut :
R. Schumann – Ouverture, scherzo et finale, op. 52
J. Brahms : Rhapsodie pour contralto, choeur d’hommes et orchestre, op. 53 (sur un extrait d’un poème de Goethe)
J. Brahms : Le Chant des Parques, op. 89 (sur un texte de Goethe également)
A. von Zemlinsky : Sinfonietta, op. 23

vidéos de barbebleui – La Rhapsodie pour contralto interpétée par Brigitte Fassbaender (qui n’est pas contralto)

Il y a une autre version sur YT chantée par Dame Janet Baker (également Mezzo) : partie 1 et 2

Le texte et ses traductions :

Aber abseits wer ist’s?
Im Gebüsch verliert sich der Pfad.
Hinter ihm schlagen
Die Sträuche zusammen,
Das Gras steht wieder auf,
Die Öde verschlingt ihn.

Ach, wer heilet die Schmerzen
Des, dem Balsam zu Gift ward?
Der sich Menschenhaß
Aus der Fülle der Liebe trank?
Erst verachtet, nun ein Verächter,
Zehrt er heimlich auf
Seinen eigenen Wert
In ungenugender Selbstsucht.

Ist auf deinem Psalter,
Vater der Liebe, ein Ton
Seinem Ohre vernehmlich,
So erquicke sein Herz!
Öffne den umwölkten Blick
Über die tausend Quellen
Neben dem Durstenden
In der Wüste!

But who is that apart?
In the underbrush his path loses itself.
Behind him
The shrubs clap together,
The grass stands up again,
The wasteland engulfs him.

Ah, who heals the pains
Of him, for whom balsam became poison?
Who drank hatred of Man
Out of the fullness of love?
First despised, now a despiser,
He furtively consumes
His own merit
In unsatisfying egotism.

If there is in Thy Psalter,
Father of love, one note
To his ear audible,
Then refresh his heart!
Open his clouded gaze
To the thousand springs
Next to the thirsting one
In the desert!

Mais quel est cet homme qui s’éloigne ?
Déjà son chemin se perd parmi les buissons,
Derrière lui les branches se rabattent,
L’herbe se dresse à nouveau
Et la solitude l’enveloppe

Hélas, qui guérira la souffrance
De celui dont le baume a tourné eu poison ?
De celui qui a bu la haine des hommes
A la coupe pleine d’amour !
D’abord méprisée, désormais méprisant,
Il se nourrit en secret de sa propre valeur
Dans une quête désespérée de lui-même.

Est-il sur ton psautier,
Ô Père plein d’amour, une note
Qui soit agréable à son oreille ?
Alors qu’elle désaltère son cœur !
Fasse qu’il ouvre ses yeux aveuglés
Sur les mille sources
Qui jaillissent dans le désert
Auprès de ceux qui ont soif !

Ces deux versions sont bien sûr impressionnantes, mais le rendu est vraiment différent avec une voix de contralto (tel que l’œuvre a été écrite) et l’interprétation de Nathalie Stutzmann était particulièrement en phase avec le texte.

Sa voix était parfois un peu couverte par le chœur et l’orchestre, mais l’impression d’ensemble était très bonne et le public a longuement manifesté son appréciation.

L’autre œuvre de Brahms, le Chant des Parques (Der Gesang der Parzen en allemand), avec chœur (soit sur scène près d’une centaine de choristes) : Un moment très fort également.

Rien de particulier sur l’œuvre de Schumann. Par contre, la Sinfonietta de Zemlinsky (1872-1942)a été une découverte et je vais fouiller de ce côté.

L’orchestre, dirigé par François-Xavier Roth, m’a semblé bon, enlevé, avec ce qu’il fallait d’énergie.

Par contre, malgré les demandes du public à la fin du concert, il n’y a pas eu de bis.

Le concert était retransmis en direct sur France Musique et il a également été filmé.

A noter que selon le programme, Nathalie Stutzmann va sortir un album l’année prochaine avec Orfeo 55 (chez Universal) appelé Prima Donna, consacré aux grands airs de contralto de Vivaldi (son programme du concert du mois de Mai ?).

Autre curiosité : en complétant petit à petit mon programme d’ici la fin de l’année, je viens de réaliser que j’allais entendre la même œuvre à quelques jours d’écart avec 2 interprètes et 2 formations différentes. C’est quelque chose que je souhaitais depuis longtemps sans le rechercher vraiment. Le hasard fait bien les choses. Et c’est avec une œuvre que je connais bien et que j’aime : le Concerto pour piano N° 2 de Rachmaninov. Ce sera fin octobre et début novembre.

That’s all, Folks !

Publicités

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :