Au bord du Styx

12 octobre 2009

La Flûte Enchantée – Version 2 : Impempe Yomlingo

Filed under: Compte-rendu,Musique,Opéra — Catherine @ 14:26

Wow ! Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi enthousiasmée par un spectacle !

Entendons nous bien ! J’ai adoré tout ce que j’ai vu cette année : sous le charme d’Angelique Ionatos, la pêche après le concert de Tina Turner, une forme de plénitude avec A.S. von Otter ou la compagnie Alvin Ailey ou la Flûte de la semaine dernière. Mais là, si je ne savais pas déjà que c’est complet ou presque (sans oublier que j’ai eu un mois de septembre un peu dur financièrement parlant), j’aurais acheté un ticket pour chacune des représentations qui  leur restent.

Même mon puzzle du jour ce matin était dans le même état d’esprit.

Mais bon, je me calme : hier, j’ai donc vu ma deuxième Flûte Enchantée, dans une version créée en 2007 au Cap, puis à Londres par une compagnie sud-africaine, Isango Portobello,  basée au Cap et dont les membres viennent principalement des townships avoisinants. La compagnie a pour objectif de reprendre des œuvres occidentales et de les adapter à un contexte sud-africain. La Flûte Enchantée faisait partie des premières œuvres retenues.

Le génie de Mozart ? c’est que ça reste du Mozart, joué sur instruments d’époque ou sur des marimbas (sorte de xylophone) et des tambours africains, chanté en allemand ou en anglais et xhosa

L’immense talent des artistes d’hier soir ? En avoir fait une œuvre contemporaine et africaine sans avoir dénaturé l’original (bon, l’aspect maçonnique du livret a disparu – je vous renvoie aux liens inclus dans le précédent billet), mais l’esprit de l’œuvre reste bien présent. On peut éventuellement noter que Tamino redevient le héros de l’histoire et Papageno, son sympathique sidekick, alors que dans l’original, Papageno avait le beau rôle (mais c’est normal puisque le librettiste n’aimait pas les ténors et avait écrit le rôle de Papageno pour lui-même !!).

Que je reprenne les notes que j’ai jetées sur mon PDA à l’entracte :

premier choc, l’ouverture jouée par 16  marimbas (modifiés pour avoir également les demi-tons – j’ai lu qu’il y en aurait eu que 12, mais je les avais comptés !) et attention, sans la moindre partition !

Ensuite, la surprise de voir au cours du spectacle que les musiciens allaient ensuite grossir les rangs des chœurs et vice versa. Pendant le final, j’ai même repéré la Reine de la Nuit, qui après sa dernière scène, était partie jouée derrière un marimba !

Qu’il n’y ait aucun doute, l’opéra était interprété par des voix classiques, mais parfois, le chœur prenait une couleur africaine traditionnelle qui ne choquait pas.

De même, la première intervention des esprits  sonnait plus jazzy qu’autre chose.

Tous étaient vraiment impressionnants : Tamino, Pamina, Papageno, Sarastro et la Reine de Nuit et les chœurs…. wow !!

Pour vous donner une idée :

ainsi que quelques images du travail en répétition :

Comme vous avez pu le voir, la mise en scène était tout aussi exubérante. Je ne pourrais pas citer tous les trucs qui m’ont accrochée, que ce soit le chœur d’ « oiseaux » roses avec la première entrée en scène de Papageno, le trio des esprits en nuisette rose et ours en peluche (sans oublier une paire d’ailes angéliques) ou la flûte qui sonnait comme une trompette (ce doit être l’enchantement).

Avec les dernières notes, j’ai presque été déçue : j’en aurais bien entendu une heure de plus. Par contre, tout le public était du même avis. Dès que les lumières se sont rallumées, tous les spectateurs se sont immédiatement levés et ont applaudi à tout rompre.

J’étais bien contente, en sortant de la salle, d’avoir jeté un coup d’œil au comptoir de vente. Il y avait un CD enregistré lors des représentations britanniques. Le CD est inconnu sur les sites français et épuisé sur le site d’Amazon GB.

Je sens que l’album sera joué régulièrement les jours où je n’aurai pas le moral.

Et puis, Mozart sur des marimbas, c’est fabuleux. Déjà que j’aimais déjà bien les Beatles en version classique alors… (quoi ! Vous ne connaissez pas l’album « Beatles go Baroque » ?).

Ça me donne une petite parenthèse dans l’écoute du dernier album de Cecilia Bartoli, Sacrificium – un autre moment de pur bonheur –  mais dont je laisse la critique aux pros.

That’s all, Folks !

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