Au bord du Styx

1 juin 2009

Traduction – Light Up (Bêta – 8/11)

Version complète et relue dans les Archives ici

Bonjour,

Voici en principe la dernière partie de Light Up avant que je parte en vacances. Mais vu le style de l’histoire et là où nous en sommes, il ne me semble pas que je vous laisse sur un gros cliffhanger.  Il y a même une scène du style « à ne pas lire au bureau ».

Alors, bonne lecture !

Light Up

Fin de la 7ème partie

La chemise de nuit de Miranda fut alors relevée, puis enlevée et elle ne fit pas attention à l’endroit où elle tomba une fois qu’Andrea l’eut jeté à travers la chambre.

8ème partie

Avec Andrea au creux de ses bras en toute sécurité, Miranda ne fit pas attention quand les parents d’Andrea revinrent. Elle ne remarqua pas quand ils se tinrent juste à l’entrée de la chambre. Mais d’une certaine façon, l’atmosphère changea et Miranda sut immédiatement pourquoi.

Bien qu’Andrea ait émis un petit cri de déception quand Miranda s’écarta d’elle, elle aperçut ses parents au bout d’un moment. « Salut la compagnie ! » dit-elle.

« Désolé de vous interrompre, » dit Charles.

« Pas du tout, » répondit Miranda. « Je vous en prie, venez ! »

Ils entrèrent, tirèrent des chaises près du lit d’Andrea et Miranda se leva pour rendre les choses un peu moins inconfortables pour tout le monde. Cependant, elle n’ôta pas sa main de l’épaule d’Andrea : elle n’était pas prête à la laisser.

« Que se passe-t-il maintenant ? » demanda Charles.

« Ils devraient bientôt me permettre de sortir et nous pouvons aller à la maison, » dit Andrea. « Je veux dire, à la maison chez Miranda. Voulez-vous… Je veux dire… » Andrea se tourna vers Miranda. « Est-ce qu’ils peuvent… »

« Oui. Bien sûr. » Croisant le regard de Charles, elle dit.  » Vous êtes tous les deux les bienvenus chez moi. J’ai plein de place. Si cela ne vous ennuie pas. Je sais que c’est une situation un peu particulière, mais j’imagine que nous voulons tous être près d’Andrea en ce moment. Alors ma demeure est la vôtre.

Andrea regarda Miranda comme si elle parlait une langue étrangère. Si Miranda n’avait pas été si épuisée, elle aurait été amusée.

« C’est très généreux, Miranda. Nous acceptons. Mais les photographes… il y en avait un paquet à l’entrée quand nous sommes arrivés. Est-ce normal ? »

Andrea rit. « Ils ne sont pas là pour moi. Ils sont là à cause de Miranda. »

« Je me demande s’ils ont déjà réalisé, » dit Miranda. « Ton nom ne figurait pas dans les premières dépêches. Les filles n’ont pas réalisé avant que je le leur dise moi-même. »

« Je ne veux pas que tu te retrouves dans les journaux… » commença Andrea.

« Je ne suis pas si inquiète qu’ils prennent une photo, mais je voudrais que tu puisses monter dans la voiture sans risquer d’être blessée. Tu as eu ton compte aujourd’hui. Je vais voir avec le docteur. Je reviendrai vite, puis j’appellerai Roy et je trouverai une sortie convenable. » Elle serra l’épaule d’Andrea et une main vint saisir la sienne.

« Tu promets que tu ne seras pas trop longue ? »

« Je promets. »

Miranda fit de son mieux pour ne pas s’inquiéter de l’angoisse au fond des yeux d’Andrea.

En quinze minutes, le départ d’Andrea avait été autorisé et Miranda avait les informations sur la façon de prendre soin de ses blessures. Elle avait également une bonne poignée d’échantillons de Lorazépam dans sa poche. Miranda pensait qu’elle pourrait en garder quelques-uns pour elle. L’une des infirmières guida la petite bande vers une aire de chargement où les livraisons étaient effectuées. Quand la femme repoussa la lourde porte, Miranda fut soulagée de voir la Mercedes argentée, le moteur tournant au ralenti. La neige tombait sans interruption : il y avait plus de 10 centimètres de neige sur le sol maintenant. Les trottoirs avaient été salés et Miranda se retrouva à s’agripper au bras de Charles Sachs alors qu’elle s’avançait vers la voiture. Andrea marchait avec prudence entre ses parents et bientôt ils furent à l’intérieur du véhicule. Miranda s’assit à l’avant à la place du passager. Roy était son chauffeur depuis près de six ans et jamais pendant tout ce temps s’étaient-ils retrouvés assis côte à côte.

« Heureux de vous voir toutes les deux, Madame Priestly, » dit Roy, ses yeux sombres pleins de chaleur. « Sacrée journée ! »

Miranda soupira, soudain épuisée. « Oui. Vous avez raison. Vous avez eu des problèmes pour arriver ? »

« Pas du tout. La police m’a laissé passer. J’imagine que quelqu’un a eu finalement assez des paparazzis et a appelé la police. Cela m’a rendu la vie plus facile. »

« Bien. Faites attention. Les routes peuvent être glissantes. »

Roy fit un petit salut avec sa casquette et sourit avec indulgence. « Oui, M’dame. »

Miranda se tourna pour lancer un regard rassurant à Andrea. « Nous serons très vite à la maison. »

Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Un accident ralentit la circulation à l’angle de Broadway et de la 110ème rue, ajoutant vingt minutes à leur trajet. La musique classique aida à calmer Miranda ainsi que la douce  cadence de la voix d’Andrea alors qu’elle expliquait à ses parents une partie de ce qui lui était arrivé. Elle laissa de côté deux ou trois choses : la balle qui l’avait manquée de quelques dizaines de centimètres, l’attaque initiale, la violence avant que tout arrive à son terme.

Quand la voiture s’arrêta enfin dans la 73ème rue, Charles et Isabelle étaient pâles, mais ils semblaient résolus dans leur désir de préserver Andrea de leur propre détresse. Cela leur fit gagner des points aux yeux de Miranda.

Au grand soulagement de Miranda, aucun appareil photo ne les attendait dans l’ombre au dehors de sa porte. Elle se demanda si quelqu’un avait donné de fausses informations à la presse, mais au point où elle en était, ça lui était égal. Aussi rapidement qu’elle le put, elle fit entrer Andrea et ses parents à l’intérieur, jetant à Roy un regard reconnaissant. Elle leva une main en signe d’au revoir et il agita la main en réponse.

Une fois à l’intérieur, Miranda entendit deux cris perçants. Elle sentit Andrea tressaillir au bruit et elle leva une main pour prévenir les jumelles de ne pas se jeter au cou d’Andrea  alors qu’elles couraient vers elle. Elles comprirent le message et s’arrêtèrent tout près, le visage tendu. « Andy, » dit Cassidy. « Tu vas bien ? »

« Ouais, je vais bien, gamine. Viens-là ! » répondit-elle en étendant son bras droit. Elle garda le bras gauche collé contre elle et les fillettes, d’instinct, réalisèrent qu’il ne fallait pas le bousculer. Elles s’approchèrent pour s’accrocher à elle et Andrea posa son menton sur la tête de Caroline. « Je suis contente d’être à la maison. Vous allez bien, vous deux ? »

« Ouais, » dit Caroline. « Nous avions si peur pour toi. Et ton œil ! » La fillette grimaça. « Ça a vraiment l’air moche. Es-tu sûre que tu vas bien ? »

« Ce n’est pas si horrible, n’est-ce pas ? » plaisanta Andrea en touchant la peau qui avait pris une couleur mauve au bord de l’hématome. « Je pense que je ne vais pas pouvoir honorer mes contrats de mannequin cette semaine.

Cassidy tendit le bras et tapota Andrea près de la clavicule. « C’est pas grave, Andy. Ça va passer. J’ai eu un œil au beurre noir quand je jouais à la balle au prisonnier à l’école. »

« Merci. »

Andrea embrassa Cassidy sur la tempe et les fillettes se reculèrent pour mieux se jeter dans les bras de Miranda. Elles étaient si chaudes et elles s’accrochaient à elle, serrant leur petit visage contre sa poitrine.  « Bonsoir, mes Chéries. » Elle caressa leurs longs cheveux roux et les tint serrées.

« Maman, qui sont ces gens avec toi ? » chuchota Cassidy.

« Ce sont les parents d’Andrea. Ils vont rester avec nous. »

« Doit-on être gentilles avec eux ? » demanda Caroline.

« Vous devez vous tenir de façon exemplaire. »

« OK, » chuchotèrent-elles en chœur. « Est-ce qu’Andy va vraiment bien ? » dit Caroline.

Miranda fit oui d’un mouvement déterminé. « Mais elle a eu très peur aujourd’hui et nous devons rester calmes et ne pas faire de bruit autour d’elle. »

« Devrions-nous lui préparer à dîner ? Elle semble malade, » dit Cassidy.

A manger. Miranda avait oublié. Dieu merci, Samuelson lui avait donné ce hamburger cet après-midi. Il était tard et elle était prête à parier que les parents d’Andrea non plus n’avaient rien eu à manger de la journée. « Oui, je pense que c’est une idée brillante. Mais allons nous asseoir avant de décider. »

Charles et Isabelle les suivirent dans une grande pièce sur laquelle s’ouvrait la cuisine. Miranda vit le doute d’Andrea quant à l’endroit où s’installer et même si elle voulait vraiment l’avoir dans ses bras, d’un signe de tête, elle l’encouragea à s’asseoir entre ses parents. Ils s’installèrent sur le long canapé et Miranda choisit en face un fauteuil confortable dont les jumelles occupèrent chacun des accoudoirs. Une fois assise, elle pensa qu’il serait difficile de se lever à nouveau. Ses pieds étaient toujours froids et mouillés et elle ôta ses chaussures  abîmées. Mais la simple idée de montée à l’étage pour se changer semblait virtuellement impossible. La fatigue s’installait, rendant lourds les membres de Miranda.

« Andy, Elissa est encore là. As-tu faim ? » demanda Caroline.

La tête d’Andrea ne bougea pas de l’endroit où elle reposait le long du bras de son père. « Non. Mais j’avais faim avant. Ils m’ont fait manger une barre protéinée à l’hôpital. J’imagine que je devrais prendre quelque chose. »

« Elissa peut faire tout ce que tu veux, » dit Miranda d’un ton encourageant.

« Ca va sembler bête, mais, » commença-t-elle d’une voix douce, « j’ai vraiment envie d’un sandwiche grillé au fromage. »

Miranda pensa qu’un sandwich grillé serait fantastique. « Oui. Oui, c’est parfait. Charles ? Isabelle? »

Ils se regardèrent avec de grands yeux, puis firent oui de la tête à Miranda. « Bonne idée, » dit Charles.

« Parfait. Les filles, pourriez vous dire à… »

Les deux fillettes se précipitèrent vers la cuisine avant qu’elle ait le temps de finir.

La pièce sombra à nouveau dans le silence. Miranda ne pouvait penser à un seul sujet de conversation.

Isabelle s’éclaircit la gorge. « Vous avez une jolie maison, » dit-elle, le sourire gêné.

Avec un petit rire de gorge, Miranda sourit. « Merci. » Elle leva les yeux vers le plafond mouluré, puis laissa courir son regard  le long des bibliothèques en bois teint jusqu’au tapis marocain qu’elle avait acheté à Marrakech dix ans plus tôt. « Ce ne sont pas exactement les circonstances dans lesquelles j’aurais souhaité vous accueillir la première fois. »

Caressant la tête d’Andrea pendant un moment, Isabelle dit enfin. « J’étais surprise quand je vous ai vue à l’hôpital. Bon sang ! J’étais surprise que vous ayez seulement appelé aujourd’hui. Après tout ce qu’Andrea nous avait dit sur ce que ça signifiait de travailler pour vous, c’était vraiment la dernière chose à laquelle je m’attendais. »

Andrea leva la tête en fronçant les sourcils. « Désolée les gars. Je pensais juste que vous pèteriez un plomb. »

« C’est bon, Andy. Je pense que nous pouvons garder cette conversation pour plus tard. Maintenant, nous voulons juste que tu te détendes. »

« OK. Mais nous sommes ensembles et c’est tout ce qu’il y a à dire. » Le regard d’Andrea semblait un peu paniqué.

« Mon coeur, ne t’inquiète pas pour ça ! Nous voulons juste que tu sois heureuse. Et si c’est avec Miranda… » Isabelle dirigea son regard vers elle… « Alors, ça nous convient. Je te le promets. »

Andrea regarda longuement sa mère. « Vraiment ? » Sa voix trembla.

« Oh mon coeur, bien sûr ! Nous pouvons voir que Miranda a beaucoup d’affection pour toi. »

Miranda se tint un peu plus droit dans son fauteuil.  « Pas seulement de l’affection. Je l’aime énormément. » Trois têtes tournèrent vers elle. « Ce n’est pas une passade. Je ne vais pas dire que vous n’avez pas à vous inquiéter parce que notre relation pourrait être considérée comme… non conventionnelle. Mais je veux ce qu’il y a de mieux pour Andrea et nous sommes heureuses ensembles. » Miranda déglutit, soudain incertaine sur la façon de continuer. « C’est tout. »

La bouche d’Andrea s’incurva dans le sourire le plus authentique que Miranda ait pu voir au cours des dernières heures. « Ouais, » murmura Andrea.

Charles repoussa ses lunettes sur son nez. « Eh bien… je suppose. »

Andrea se détendit à nouveau alors que Cassidy entrait en courant dans la pièce. « Pouvez-vous venir à table ? Nous servons les boissons. »

Ceci sembla constituer une motivation suffisante pour Miranda pour monter se changer. « Je redescends dans quelques minutes. Il faut que sorte de cette jupe. »

« Je crois que je vais aller avec toi, » dit Andrea. Elle embrassa ses parents sur la joue. « Je reviens. »

Elles montèrent les marches lentement et Miranda fut contente que leur chambre ne soit qu’au premier étage. « Je vais brûler ces vêtements, » déclara Andrea. Elle avait une chemise verte fournie par l’hôpital et la paire de jeans qu’elle portait depuis le matin. « Je pue. Je veux prendre une douche. »

« Tu ne peux pas encore mouiller tes points de suture. Peux-tu attendre après le dîner et je te ferai couler un bain ? »

Andrea acquiesça, morose. « OK. »

« Attends, je vais t’aider. » La chemise verte déboutonnée, Miranda défit les plus petites fermetures et retira le vêtement en commençant par le côté non blessé d’Andrea. Puis elle fit glisser la manche de l’autre côté en évitant les pansements. Elle ne put retenir un cri de surprise en observant les traces noires et bleues le long du torse d’Andrea. « Oh mon Dieu ! »

« Quoi ? » Andrea regarda à son tour. « Oh oui ! Ce n’est pas catastrophique. »

« Ca fait mal ? »

« C’est sensible. Comme mon œil. Je survivrai. »

Tu survivras, pensa Miranda. Elle passa ses doigts le long de la nuque d’Andrea. « Quand es-tu devenue si résistante ? Murmura-t-elle en embrassant une oreille à la forme élégante.

Andrea renifla. « Aujourd’hui, je crois. » Elle s’affala contre Miranda, à la limite d’être un poids mort. « Je me sens très mal. Triste, alors même que je devrais être soulagée d’être ici. De m’en être tirée, je veux dire. Mais je suis juste… malheureuse. » Elle plaça sa main sur celle de Miranda quand celle-ci vint se poser à sa taille. « Crois-tu que je me sentirai à nouveau normale un jour ? »

Avec un mouvement de tête, Miranda répondit. « Oh oui ! Avec le temps. »

« Je n’aime pas ce sentiment. » Ses ongles s’enfoncèrent dans la main de Miranda. « J’étais si heureuse ce matin. Tu te souviens ? »

Miranda laissa échapper un souffle en riant. « Mm-hmm. »

« Je ne peux pas te dire comme je suis contente que nous ayons fait l’amour ce matin. Je me suis raccrochée à ça. Toute la journée, c’est comme si tu étais avec moi. Ton odeur sur mes doigts, ton goût dans ma bouche. Je me suis raccrochée à toi. »

« Moi aussi, Chérie, » dit doucement Miranda, submergée de tristesse face à la perte que subissait Andrea. La perte d’une innocence qu’elle ne pourrait jamais retrouver. Miranda la tint avec précaution jusqu’à ce que la chair de poule apparaisse sur la peau d’Andrea et qu’elle se mette à frissonner. « On va t’habiller. Tu as besoin de manger. »

Andrea posa les sous-vêtements avec un tel air d’adoration que Miranda trouva très difficile de ne pas rire. « Ce sont juste des sous-vêtements, » dit-elle.

« C’est fantastique. Tu ne devrais pas t’embarrasser d’une robe du soir. Tu seras nettement mieux sans. »

Miranda roula des yeux. « Ne sois pas ridicule ! Passe-moi le soutien-gorge ! »

« Pas question. Je suis ton habilleuse pour la soirée. C’est mon travail. »

Miranda sourit. « D’habitude, quand j’engage une habilleuse, j’enfile moi-même mes sous-vêtements. »

« N’as-tu pas de la chance que je sois atypique alors ? » ronronna Andrea tout en mettant le bustier en place et en attachant chaque agrafe l’une après l’autre. Un baiser atterrit sur l’omoplate de Miranda, celle-ci tentant de masquer son petit cri de surprise. Des doigts tracèrent le long de son postérieur, frôlant le triangle de chair sensible à la base de sa colonne vertébrale.

« Le slip ? » dit Miranda en souhaitant que le ton sensuel de sa voix ne soit pas si apparent.

« Mmm… Très joli. » Andrea tendit la main et l’attrapa. « Jambe gauche d’abord. »

Bien qu’elle ait voulu qu’Andrea l’aide à s’habiller, Miranda décida qu’elle était peut-être dépassée quand ce corps délicat et qui sentait bon s’agenouilla à ses pieds comme si elle la  suppliait. Déjà prise au dépourvu, elle leva un pied, puis l’autre. Après un horriblement long soupir, Andrea fit glisser la petite pièce de dentelle en haut de ses cuisses.

« C’est bon ? » Andrea leva ses yeux larges et sombres, son visage très proche du haut de ses cuisses. Un doigt se faufila au bord de la dentelle.

« Tu le sais bien, » murmura Miranda.

Andrea tendit la langue et en donna un petit coup.

Miranda rougit, la chaleur brûlant son visage.

« Voyons ! Où sont ces bas ? » Andrea tendit la main derrière elle et prit les longues pièces de soie, les rassemblant avec précaution dans ses mains. « On y va. Gauche. » Miranda leva le pied, sa respiration se faisant de plus en plus profonde au fur et à mesure qu’Andrea faisait monter le bas le long de sa peau, lentement, lentement, jusqu’à ce que la bande de dentelle qui le maintenait en place soit autour de sa cuisse. A ce moment là, la tête d’Andrea s’appuyait contre son ventre et elle soufflait délicatement contre son slip. « Mmm, j’adore celui-là. »

« Ha ! » exhala Miranda en souhaitant qu’Andrea arrête cette torture et mette fin à ses souffrances. Plus  vite elle serait habillée et hors de la maison et plus vite elle pourrait rentrer et passer le reste de la nuit au lit ou par terre ou partout où il lui plairait de faire l’amour à Andrea. Elle aurait voulu qu’elles puissent assister à cette réception ensemble, mais elle n’était simplement pas… prête. Aucune ne l’était. Elles avaient à peine abordé la question. Andrea n’avait pas encore  parlé de leur relation à ses amis ou à sa famille ou  à quiconque malgré que Miranda lui en ait donné la tacite permission.

Bien sûr, à ce moment, elle ne s’inquiétait pas de tout cela. Ce qu’elle voulait, c’était la bouche d’Andrea entre ses cuisses. Mais au lieu de ça, ces lèvres parcouraient doucement sa jambe jusqu’à son genou et plus haut alors qu’elle enfilait le bas sur la jambe droite. Et quand Andrea fit claquer la bande élastique à l’arrière de la cuisse de Miranda, son bassin tressauta. Elle regarda dans les yeux d’Andrea, pleins de feu et de chaleur et dit « Vais-je devoir attendre longtemps ? »

« Pas du tout, » répondit Andrea avec un sourire rusé tout en se dirigeant droit vers elle. Miranda s’appuya contre sa coiffeuse alors qu’Andrea la léchait à travers la soie et la dentelle. La friction était délicieuse ainsi que le contact de ses longs doigts qui chatouillaient son derrière, allant et venant, taquinant, alors que Miranda se cambrait de plaisir. Sa bouche était sèche. Elle écarta les jambes un peu plus et Andrea appuya fermement, ajoutant ses dents à la partie, passant sur son clitoris. Haletant par le nez, Miranda était à la limite, déjà si près qu’elle jura. Elle voulait que cela dure, mais elle ne pouvait jamais. Avec Andrea, la première fois était toujours très rapide. Andrea mit fin rapidement à son tourment avec ses doigts et sa bouche et l’envoya au ciel comme un élastique qu’elle aurait fait claquer.

Le matin, Miranda prenait plus de temps pour se mettre en train. Elle tendait à se réveiller avec l’esprit déjà tourné vers Runway. C’était vraiment dommage. Elle souhaitait parfois être le genre de personne qui prenait  son petit-déjeuner tout en lisant son journal à la table de la cuisine avec une tasse de café. Au lieu de ça, elle faisait ces choses derrière son bureau au travail.

Peut-être pourrait-elle prendre bientôt cette nouvelle habitude. Demain même.

Cette pensée ne la garda pas distraite très longtemps. Les gémissements de plaisir d’Andrea poussèrent Miranda dans un orgasme si exquis qu’elle envisagea de ne pas aller à sa soirée et de faire ça tout le restant de la soirée.

Andrea ne lui laissa pas trop le temps de récupérer alors qu’elle se redressait tout en baissant son pantalon d’intérieur. Elle posa un genou sur la coiffeuse, s’offrant à la main de Miranda qui glissa dans l’abondante humidité. Miranda savait qu’elle aussi voulait que ce soit rapide ce soir. Plus lentement, ça viendrait plus tard. Elle avait appris les rythmes d’Andrea et aimait le sentiment de fierté qui l’envahissait quand le corps d’Andrea se figea presque instantanément, les lèvres accrochées à l’oreille de Miranda, ses bras les écrasant l’une contre l’autre.

« Oooh Dieu ! » dit Andrea, son souffle chaud contre la joue de Miranda. Elle avait évité de brouiller le maquillage de Miranda à son grand soulagement. Elle ne voulait pas passer trop de temps à le retoucher. « Tu es si sexy ce soir, » grommela Andrea.

« Tu ne me facilites pas la tâche, » répliqua Miranda.

Il y eut un petit rire séducteur dans son oreille. « Je pensais que tu avais été plutôt facile ce soir. »

Miranda serra le derrière parfaitement rond sous ses mains. « Très drôle. » Andrea se retira, reprenant son équilibre sur ses deux pieds. « Mais tu as gâché un slip particulièrement coûteux. »

« Eh bien, tu as de la chance que j’ai tout prévu. » Andrea tendit la main derrière elle. Quand sa main réapparut, elle tenait un nouveau sous-vêtement. C’était une exacte réplique de celui que Miranda portait.

Incapable de résister le sourire satisfait d’Andrea, Miranda rejeta toute réserve et l’embrassa.

Quinze minutes plus tard, elle était habillée, son maquillage à nouveau sans défaut. Andrea la suivit en bas des marches. Miranda se sentit jalouse à l’idée que son amante aurait l’occasion de se détendre dans des vêtements confortables avec les enfants. Miranda avait peu de soirées libres ces temps-ci : le travail demandait trop d’énergie. Tant de temps précieux.

Ce soir, elle irait à sa soirée et elle sourirait et saluerait et aurait quelques discutions sans importance. Tout ça pendant que son esprit serait ailleurs. Mais personne n’exigeait quoique se soit de Miranda Priestly. Dans moins de deux heures, elle serait à nouveau chez elle, avec les filles. Avec Andrea. Tout serait comme elle le voulait. Comme les choses étaient supposées être.

9ème partie

Quand Miranda s’était levée ce matin, elle n’aurait jamais pu imaginer dans ses rêves les plus fous ce qu’elle ferait douze heures plus tard. La cuisine était silencieuse alors que tous les six étaient assis à table. Le repas était étonnamment délicieux. Cela faisait longtemps que Miranda s’était laissée aller à manger quelque chose d’aussi simple que du fromage et de la tomate sur du pain. Andrea était particulièrement concentrée sur son repas, fermant les yeux à chaque bouchée.

(à suivre)

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Un commentaire »

  1. merçi pour la suite et bonne vacances

    Commentaire par mouse — 1 juin 2009 @ 23:25 | Réponse


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