Au bord du Styx

16 mai 2009

Traduction – Light Up (Bêta – 5/11)

Version complète et relue dans les Archives ici

Bonjour,

Un premier mot spécial « fic » : le drabble mème ne vous intéresse pas ? Il va falloir que je vérifie, mais je suis sûre que je ne demandais d’argent à personne. Sinon, ce sera à Fausta de fournir 5 « prompts » et 5 couples (ou 5 fois le même). Mais ce que j’en dis… c’est comme vous voulez… je ne suis pas fâchée.

Deuxio : les deux premières parties de la version relue et corrigée de Light Up sont en ligne.

Et avant de passer à une nouvelle partie de notre traduction en cours, je tiens à vous avertir dès maintenant (méthode Coué !!) que je n’aurai pas fini la traduction avant de partir en vacances. Il faudra donc prendre votre mal en patience.

Et maintenant, en avant pour la cinquième partie (version bêta) de Light Up :

Fin de la 4ème partie

Miranda lâcha son café, remarquant à peine qu’il s’était renversé sur ses chaussures.

5ème Partie

« Pas sur le lit ! » s’écria Miranda, mais Andrea l’ignora et fit sauter le bouchon. Le champagne déborda, comme Miranda l’avait prédit et elle essaya de récupérer le vin  dans un verre alors qu’il dégoulinait sur ses draps en coton d’Egypte. « Grand Dieu, Andrea ! Tu n’as aucune manière ! »

Andrea continua de rire avant de porter la bouteille à sa bouche et de boire au goulot. « Mes manières, » dit-elle essoufflée. « J’adore que tu parles de mes manières après m’avoir fait jouir sur la banquette arrière d’un taxi. D’un taxi qui sentait le patchouli, rien que ça. »

Miranda plissa ses lèvres. « Ce n’est pas ma faute si tu portais du Chanel ce soir. A quoi t’attendais-tu ? » Andrea habillée en rouge rendait folle Miranda : il était déjà difficile de lui résister dans une autre couleur, mais le rouge menait Miranda droit au bord du précipice. Et au-delà.

Versant enfin le champagne dans deux verres, Andy remua son derrière nu de façon aguicheuse. « Je voulais juste m’assurer que tu appréciais ce que tu avais. Il n’est pas question que tu me négliges. » Elle tendit un verre à Miranda et grimpa sur le lit près d’elle tout en évitant l’endroit où le champagne avait coulé. « Et ce lit est si grand que cette trace humide ne va pas nous déranger. »

Avec un reniflement, Miranda répondit. « J’imagine. Il a vu pire dernièrement. »

Les yeux d’Andy s’écarquillèrent. « Ooh, ça m’excite quand tu me dis des trucs cochons. »

« Je sais, chérie, » murmura Miranda. Elle regarda Andrea d’un air concupiscent alors que celle-ci s’assit à un endroit plus confortable, c’est à dire en travers des hanches de Miranda, adossée contre ses jambes repliées. Andrea souleva son verre et but pendant que Miranda admirait le mouvement élégant de sa gorge. « Tu es belle. »

« Merci, » répondit Andrea. Soupirant profondément, elle dit. « J’aime tant être avec toi? Tu penses que ce sera toujours comme ça ? »

Miranda ajusta son oreiller et regarda cette femme qui emplissait sa vie de lumière. « Je ne sais pas. Ce serait bien. »

« Je ne peux pas imaginer t’aimer davantage. Ou être plus heureuse. »

« N’allons pas croire que ça va se dégrader à partir de maintenant, » répondit Miranda d’un ton sarcastique.

Andrea gloussa. « C’est vrai. Mais c’est une sacrée bonne façon de commencer l’année. »

« En effet. » Miranda ne pouvait se souvenir d’une meilleure nuit de la saint Sylvestre.

« Est-ce qu’il t’arrive de penser à l’avenir ? » demanda Andrea.

Bien que Miranda fut momentanément distraite par la cuisse douce et blanche sous sa main, elle jeta un coup d’oeil. L’expression d’Andrea était distante. « De temps en temps. »

« A quoi penses-tu ? Pour la semaine prochaine ou l’année prochaine ou même plus tard ? Comment t’imagines-tu ? »

« Es-tu ivre ? »

Andrea sourit paresseusement. « Rien qu’un peu. Le champagne me rend songeuse. »

« Je vois ça, » répondit Miranda. Elle réfléchit à la question, prenant la chose sérieusement. « Je ne me projette pas vraiment dans l’avenir. Je trouve ça difficile. Il y a trop de choses au quotidien pour que je m’inquiète en plus de ce qui va se passer plus tard. »

Cela sembla surprendre Andrea. « Vraiment ? Je pensais que tu avais une espèce de grand programme déjà prévu. »

Avec un reniflement, Miranda sirota son champagne. « Un grand programme. Non. » Mais les pensées que pouvait avoir Miranda concernant l’avenir étaient tintées d’un soupçon de mélancolie. Un cycle qui se répétait. Des villes, des défilés, des gens, toujours les mêmes, seuls les couleurs et les styles changeant. Et sit tout cela l’avait excitée, cela commençait maintenant à la lasser. D’ordinaire, Miranda refoulait cette sensation quand elle apparaissait, mais pour une fois, elle la laissa se développer. « Il se peut… que je me lasse. De Runway. Je me vois passer à autre chose à un moment ou à un autre.

Une autre surprise pour Andrea. « Vraiment ? » Elle sourit. « Ca alors ! Runway sans toi, c’est dur à imaginer. Tu laisserais un trou béant derrière toi. Personne ne pourrait prendre ta place. »

« Bien sûr. Je suis irremplaçable, » dit Miranda, ne plaisantant qu’à moitié.

« Pour eux, probablement. Pour moi, c’est sûr. » Andrea frotta son ventre, faisant courir un doigt le long de sa hanche. Elle détourna alors son regard de Miranda. « Penses-tu que j’y ai ma place quelque part ? »

Miranda fronça des sourcils. « Quelque part ? »

« Dans ton avenir. » Andrea jeta rapidement un coup d’oeil en l’air, puis à nouveau de côté. « Dans ta vie. Je sais que ça ne fait pas longtemps et il y a la différence d’âge et le fait que je suis… »

« Oui, » répondit rapidement Miranda avant que ses nerfs ne la lâchent.

Andrea souffla. « Ouais ? » Elle laissa tomber sa tête en arrière et ses cheveux sombres vinrent chatouiller les jambes de Miranda. A nouveau, Miranda fut clouée sur place à la vue de ce cou long et élégant. « C’est bien. Super. Parce que je te vois dans le mien. »

Avec précaution, Miranda posa son verre sur la table de nuit, puis de même, prit celui d’Andrea. Les lèvres d’Andrea s’incurvèrent avec douceur et ses yeux se plissèrent en un sourire quand Miranda l’attira dans ses bras pour un baiser profond. « Bonne Année ! » dit-elle avec une sensation de vertige, frissonnant de plaisir du haut de son crâne jusque dans ses orteils. »

Les pieds de Miranda ne voulaient pas bouger. Le bout de ses doigts picotait. Ils faisaient ça quand elle avait une soudaine frayeur, comme quand une voiture manquait de peu de rentrer dans la sienne ou quand une porte s’ouvrait devant elle alors qu’elle tendait la main pour saisir la poignée. C’est seulement quand elle réalisa qu’elle ne respirait pas qu’elle commença à suffoquer et elle se mit en mouvement. Bien qu’elle n’arrête pas de glisser, elle ne tomba pas alors qu’elle courait en avant, l’esprit vide sous le choc.

Une arme. Une arme avait tiré ces coups de feu.

Andrea, pensa-t-elle. Andrea.

Aucun autre mot lui vint à l’esprit quand elle se heurta à un mur formé de corps humain dont aucun ne céda le passage. Quelqu’un l’attrapa et la tira en arrière, mais elle se débattit aveuglément, incapable de reprendre son souffle. « Laissez-moi passer ! » cria-t-elle et elle ne s’arrêta que quand elle entendit d’autres coups de feu à proximité.

« La maison est dégagée ! » dit une voix.

« On y est, apportez une civière. Non, il n’y a pas assez de temps. Dégagez le passage ! »

Un bébé criait. Non, hurlait, pensa Miranda. Un bébé hurlait comme si on était en train de le tuer. Les genoux de Miranda lâchèrent et elle se raccrocha à la veste de quelqu’un. Un homme se retourna et l’aida à se redresser. « Eh ! » dit-il. « Eh ! »

« Il faut que je passe, » dit-elle d’une voix rauque. « Il faut… »

« Ça va, » dit l’homme tout en l’éloignant de la maison, de l’endroit où Andrea gisait peut-être mourante. Ou morte. « Venez par ici ! »

« Non ! » s’étrangla-t-elle. « Il faut que je passe. » Elle se débattit avec lui, mais l’homme la tint plus fort jusqu’à ce qu’il soit rejoint par quelqu’un d’autre tout aussi fort. « Non ! »

Les deux hommes la traînèrent à travers la neige et ses lunettes de soleil voltigèrent alors qu’elle se débattait. Ses talons glissants la trahirent, leur permettant de l’éloigner. « Vous ne pouvez pas vous approcher. Vous devez rester derrière la barrière. »

Elle était au bord de l’hyperventilation quand Samuelson sembla leur tomber dessus, son imper noir volant derrière lui comme une cape. « Qu’est-ce que vous foutez ? Laissez-la ! »

« C’est une spectatrice… »

« C’est un membre de la famille de l’un des otages. » Samuelson agrippa le biceps de Miranda et l’éloigna des deux hommes qui étaient des policiers comme Miranda s’en rendit enfin compte.

« On sécurise la zone… Elle n’a pas dit qui elle était, » se plaignit l’un d’entre eux.

« Qu’importe ! » Il regarda Miranda et fit un signe de tête. « Elle va bien. »

Miranda crut qu’elle avait entendu les mots qu’elle désirait entendre depuis ce qui semblait être des lustres. « Pardon ? »

« Andy va bien. Elle a un sacré coquard et elle s’est coupée sur du verre, mais elle est en un seul morceau. »

Miranda attrapa ses bras, glissant à nouveau dans la neige. « Etes-vous sûr? Etes-vous absolument certain ? »

« Ouais. Ils vont la mettre dans une ambulance. »

« J’ai besoin d’aller… »

« Vous m’étonnez. Allons-y ! » Il plaça un bras protecteur autour de ses épaules et l’entraîna à travers la chaussée. « Vous avez besoin de meilleures chaussures. »

Miranda ne pouvait répondre. Elle avait la gorge serrée. « Etes-vous sûr ? » répéta-t-elle.

« Pas si vite ! » Il joua du coude pour se frayer un chemin et quand un passage se forma, Miranda se retrouva au milieu du chaos. Elle vit le bébé, en train de hurler, tenu par sa mère en larmes. Le tee-shirt de la femme était couvert de sang. A peine à quelques pas de là, elle vit un homme sur une civière qui saignait abondamment alors que le SAMU s’occupait de lui. Ils se parlaient avec des voix nettes, mais Miranda ne pouvait comprendre ce qu’ils disaient. Ses oreilles ne fonctionnaient pas correctement.

Mais une voix résonnait au-dessus des autres et Miranda se pencha vers elle comme une rose vers le soleil.

« Il faut que je reste avec Maria et Pedro et Lucy, » disait la voix très fort. « Je dois être sûre qu’ils vont bien. Et puis il y a quelqu’un ici, quelqu’un qui m’attend et il faut que je la trouve. » Miranda pouvait à peine respirer : elle tituba, entraînant Samuelson à son tour. « Non, je ne peux pas monter là dedans. Grand Dieu, vous ne pouvez pas me donner quelques minutes ? Et je ne veux pas de ça ! »

« Nous devons vous emmener à l’hôpital… »

« Ça ne va pas me tuer d’attendre quelques minutes ! » fit la voix, stridente, mais toujours hors de vue.

« Andrea, » fit Miranda d’une voix rauque, essayant de parler plus fort. « Andrea ! »

Et soudain, à quelques mètres, enveloppée dans une couverture, Andrea apparut. Elle était assise à l’arrière d’une ambulance aux portes ouvertes alors que deux ambulanciers essayaient de lui faire faire quelque chose qu’elle ne voulait visiblement pas. Un inspecteur à l’air sévère se tenait à côté.

Miranda se tint immobile. La peau d’Andrea était pâle comme de la craie et un horrible hématome avait fermé un de ses yeux. Ses lèvres étaient également pâles et Miranda pensa voir du sang le long de son cou. « Andrea, » dit-elle enfin plus fort, choquée en réalisant qu’elle avait sa voix habituelle. Elle aurait tout aussi bien pu demander où se trouvait son Starbucks et pourquoi on ne lui avait pas encore apporté les jupes ? »

Andrea se tourna vers la voix, son oeil sain s’écarquillant. « Miranda, » dit-elle dans un souffle, tenant en avant ses doigts tremblants.

Cette image sembla actionner un interrupteur et le cerveau de Miranda se remit à fonctionner. Elle réalisa que ses pieds étaient gelés et ses cheveux mouillés. Et son visage était engourdi par le froid. Elle réalisa qu’Andrea, assise là avec la neige qui tombait autour d’elle, était la chose plus belle qu’elle ait jamais vue. Enfin, elle réalisa que quelqu’un quelque part avait répondu à ses prières et qu’elle était reconnaissante et le serait toujours. « Andrea, » dit-elle pour la centième fois ce jour-là et elle tendit la main.

« Maman ! » cria Caroline d’une voix perçante.

Miranda s’écarta dans un sursaut et retira sa main de celle d’Andy. « Oui ? » dit-elle en jetant un regard furieux à sa fille.

« Que fais-tu ? » demanda Caroline.

« Je dis au revoir à Andrea. »

« Etiez-vous en train de vous embrasser ? »

A côté de sa sœur, Cassidy en eut le souffle coupé d’étonnement.

« Je… » commença Miranda. Elle n’était pas encore prête à ce que ses enfants soient au courant. « Je… cela ne vous regarde pas. »

Andrea émit un petit grognement incrédule. Miranda dirigea son regard furieux vers elle. « N’en rajoute pas ! » gronda-t-elle.

« C’est vrai ! » s’exclama Caroline. « Vous étiez vraiment en train de vous embrasser ! Argh ! » Caroline fit demi-tour et grimpa les escaliers en courant. Après un moment, Cassidy la suivit et une porte claqua.

Miranda soupira. « Je dois aller les voir. On peut oublier la discrétion. »

« Je vais t’attendre. »

« Non, tu peux y aller… »

« J’ai dit que j’allais attendre. Je serais dans le bureau, » dit Andrea avec un sourire. Elle embrassa Miranda sur la joue et tapota son derrière. « Tu vas t’en sortir. »

« Oh, mon Dieu ! »

A l’étage, Miranda se dirigea vers la chambre de Caroline où elle trouva les deux fillettes qui se parlaient à voix basse. Elles se turent quand Miranda entra dans la pièce. « Les filles, Maman a besoin de parler de quelque chose avec vous. »

Caroline souffla d’exaspération. « M’man, on a douze ans. Cette façon de commencer tes phrases par Maman ceci ou Maman cela, c’est pour les bébés. »

« Exact, » fit Miranda tout en se maudissant pour avoir oublier. « Bien sûr, vous êtes presque des adolescentes. Assez grandes pour comprendre que Andrea et moi sommes de très bonnes amies, n’est-ce pas ? »

« Plus que des amies, » grommela Caroline, alors que Cassidy lui flanquait un coup de coude.

« Eh bien… Oui. » Ce n’était pas la peine de le nier. « Andrea a de l’importance pour moi. J’ai beaucoup d’affection pour elle… »

« Plus qu’avec Stephen ? » demanda Cassidy.

Ceci arrêta net Miranda. « Stephen. Qu’a-t-il à voir avec tout ça ? »

« Si elle ne fait que passer et que dans deux ans, on ne la voit plus, je n’ai vraiment pas envie de la connaître, » dit Caroline d’un air furieux. « Tout ceci est si agaçant. »

Oh, pensa Miranda. Sottement, elle n’avait pas pensé à ça.

« Tu l’aimes vraiment bien ? » demanda Cassidy. « C’est une fille. Je croyais que tu aimais les garçons. »

Miranda porta ses doigts à son front. « Eh bien, j’aimais bien les garçons. Les hommes. Vraiment. Mais j’aime aussi beaucoup Andrea. » Déglutissant avec difficulté, elle serra des dents. « Je suis amoureuse d’elle. »

Les yeux de Caroline devinrent immenses et Cassidy se recroquevilla. « Tu aimes une fille ? » dit Caroline.

« Mais tu aimais Stephen et Papa et ils sont partis tous les deux. » Dit Cassidy, la voix suppliante. « Que va-t-il se passer si je me mets à bien l’aimer et tu changes d’avis et elle part à son tour ? »

Cette conversation tournait en quelque chose de beaucoup plus vaste que ce qu’elle aurait souhaité. Elle aurait dû envisager les choses de façon plus approfondie. En fait, elle aurait vraiment dû y penser. Mais il avait été plus facile d’éviter le sujet plutôt que de l’aborder de front ou même de côté. Andrea ne passait jamais la nuit quand les filles étaient à la maison. Les choses n’auraient pas été différentes ce soir-là si Miranda avait fait plus attention.

Mais si elle était honnête avec elle-même, elle aurait pu faire plus attention. Elle aurait put embrasser Andrea pour lui dire au revoir dans le bureau comme elle faisait habituellement, longuement et lentement, contre la porte et savourer pleinement son soupir sensuel quand elles se seraient séparées.

Ce soir, elle ne l’avait pas fait. Elle avait embrassé Andrea sur la bouche une fois, puis encore, parfaitement visible depuis la cage d’escalier d’où les filles avaient notoirement l’habitude d’espionner Miranda et toute autre personne se trouvant dans la maison.

Peut-être s’était-elle inconsciemment rendu service.

« Je ne sais pas ce qu’il va se passer entre Andrea et moi, mes Chéries. Mais j’… apprécie sa compagnie. Je la veux dans ma vie. Nos vies. » Miranda déglutit et dit quelque chose qu’elle n’avait jamais dit avant à ses enfants. « Vous souvenez-vous quand je vous ai demandé si vous vouliez que Stephen soit votre père ? Votre beau-père ? »

Les filles firent oui de la tête.

« J’ai dit que si vous ne l’aimiez vraiment pas, je ne l’épouserai pas. »

Elles firent le même signe de tête.

« Je ne ferai pas ça, cette fois. »

Caroline réagit, hors d’elle. « Pourquoi pas ? »

Miranda décida de ne pas dire à ses filles que si elle devait choisir entre elles, son cœur se briserait. « Je ne peux tout simplement pas. » Bien qu’elle essaya en général de ne pas montrer de vulnérabilité devant les jumelles, ses yeux se remplirent de larmes. « Je ne peux pas renoncer à ça. Pas maintenant. »

Les deux fillettes restèrent silencieuses jusqu’à ce que Cassidy dise solennellement, « Purée ! »

Je vous en prie, ne me demandez pas ça ! » dit Miranda doucement.

Caroline fronça des sourcils, sa bouche se plissant en une expression que Miranda détestait. Elle avait la même. « Je suppose. »dit-elle enfin.

« Ok M’man, » concéda Cassidy. « Elle n’est pas si mal. »

Pour l’instant, ça suffirait. Miranda les étreignit l’une après l’autre et embrassa leur front tout en poussant un énorme soupir de soulagement. « Qui sait, vous pourriez vous mettre à l’apprécier. »

« Peut-être, » répondit Caroline. « Vous n’allez pas vous remettre à vous bécoter, n’est-ce pas ? »

« Ne soit pas insolente ! » prévint Miranda. Elle avait ses limites. « Mais non, Andrea va retourner chez elle. Il se peut qu’elle vienne ce week-end. Et son anniversaire est bientôt… »

Caroline l’interrompit. « Grand Dieu, M’man, laisse nous souffler. On vient juste d’apprendre la vérité, d’accord ? »

Miranda n’était pas loin de répondre sèchement, mais elle tint sa langue et tapota le bras de Caroline. « Oui, ma Chérie. Dormez bien ! Nous en reparlerons demain matin. »

A l’étage du dessous, Miranda prit une profonde inspiration pour se calmer avant de retourner dans le bureau. Andrea regarda par-dessus son exemplaire de Vanity Fair. « Comment ça s’est passé ? »

« Plutôt bien. Tu n’es pas totalement importune. »

« Ne t’inquiète pas ! Elles vont m’aimer. Maintenant qu’elles savent, elles vont s’habituer à la situation en deux temps et trois mouvements. Tu verras. »

Miranda espéra qu’elle avait raison. Mais au lieu de laisser l’inquiétude gâcher sa soirée, elle s’assit sur le canapé et enveloppa Andrea dans une chaleureuse étreinte.

6ème Partie

Andrea semblait perdue quand Miranda s’approcha et elle inspira brusquement quand leurs mains se touchèrent. « Je t’ai vue, » dit Andrea. « Je t’ai vue aux infos. Il avait allumé la TV pendant un certain temps et tu étais dans la foule. Je t’ai vue tout de suite. Tes cheveux, » dit-elle alors que sa voix se brisait. « Je savais que c’était toi. Tu étais comme une balise. Et quand je t’ai vue, j’ai su que ça allait bien se passer. Tu n’accepterais rien d’autre. »

(à suivre)

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