Au bord du Styx

18 avril 2009

Traduction – Light Up (bêta – 3/11)

Version complète et relue dans les Archives ici

La suite… Je pensais ne finir que lundi, mais ç’a été plus vite.

A ne pas lire au bureau ou si vous n’avez pas l’âge !!

Fin de la 2ème partie

Miranda l’embrassa à nouveau, savourant le léger parfum de café dans la bouche d’Andrea.


3ème partie

Miranda avala à grandes gorgées le breuvage tiède, tout en souhaitant qu’elle puisse le recracher. Mais elle avait besoin de la caféine. Dieu seul savait comment les services de la police pouvaient vivre avec un tel jus de chaussettes. Elle gardait un œil sur Samuelson qui s’était fait souffler dans les bronches pour avoir amené une civile au-delà des barrières de sécurité, mais quoi qu’il ait répondu, cela avait été suffisant pour que Miranda reste à proximité. Il y avait deux barrières autour de la maison où se trouvait Andrea, une pour le public et les journalistes et une autre pour la police. Tout le quartier était vide de passants et les résidents des maisons avoisinantes avaient été évacués.

Sinon, tout semblait parfaitement normal.

Elle n’avait pas plus d’information sur la situation d’Andrea. Mais elle était là et elle était confiante que Marcus lui dirait ce qu’elle avait besoin de savoir. Et s’il ne lui disait pas, elle ne s’en souciait pas vraiment pour l’instant. Elle ne se souciait que d’une chose : voir Andrea saine et sauve.

La peur de la perdre la paralysait.

Miranda avait fait face à un certain nombre de drames dans sa vie : la mort de son père, la fin de deux mariages, l’infection respiratoire de Cassidy, nouveau-né prématuré. Elle avait fait face à tout, seul ce dernier événement lui rappelant le sentiment qu’elle avait aujourd’hui. Impuissante. Inadéquate. Et le pire était de savoir que malgré son pouvoir et sa richesse, elle ne pouvait littéralement rien faire pour aider celle qu’elle aimait.

Elle pouvait rester là sans rien faire et boire du mauvais café et se tordre les mains. Mais si les choses devaient dégénérer, Andrea devrait compter sur d’autres personnes. Ils semblaient compétents avec leurs gilets pare-balles et leurs blousons avec SWAT écrit dessus. Et des armes. D’ordinaire, Miranda avait une profonde aversion pour les armes et la violence sous toutes ses formes. Mais elle pensait qu’elle pourrait très facilement tuer l’homme qui tenait Andrea captive si elle en avait l’occasion. En fait, elle voyait bien la scène, entrant dans la maison avec un pistolet et lui tirant dessus, à plusieurs reprises. Elle ne se sentirait pas coupable de prendre une vie. Non qu’elle se soit interrogée sur l’idée de meurtre auparavant, mais ce jour précis, elle ne dirait pas non au fait de tenir un morceau d’acier froid et solide dans sa main et de tirer une balle à travers la tête d’un homme.

Se dégageant de cette vision, elle jeta un coup d’oeil autour d’elle. Il n’y a avait nulle part où s’asseoir. Elle s’appuya contre le capot d’une voiture et but son café.

Dix minutes plus tard, Marcus revint. « Eh ! » fit-il.

« Alors ? »

« Rien de neuf. Ils appellent la maison. Jusqu’à présent, il y a eu un seul contact, mais le type refuse de parler. J’ai déjà vu ça. Il a des problèmes, il réfléchit à ce qu’il veut, ce qu’il peut demander. Il est bête comme ils le sont tous. Ils croient qu’ils peuvent s’en sortir et que la police va tenir ses promesses. »

« Promesses ? »

« Vous savez. ‘Si vous ne faites pas de mal aux otages, il y a moyen de discuter. Vous serez uniquement poursuivi que pour mise en danger d’autrui. On vous mettra dans une voiture et on vous conduira à l’aéroport et vous pourrez quitter le pays. Faites-nous confiance !’ Des conneries de ce genre. »

« Les gens ne peuvent sûrement pas être aussi stupides. »

« Vous seriez surprise. Ce sont des crimes passionnels. Ces gars perdent la boule et ils disjonctent. Puis leur raison revient, mais il est trop tard. Parfois, Ils savent ce qui les attend et ils ne peuvent le supporter. Ils sortent de la maison en pointant leur arme. Suicide par flic interposé. »

Miranda regarda de l’autre côté de la rue et soupira, son souffle formant brouillard devant elle. « Ont-ils pour habitude de tuer les otages ? »

Samuelson haussa des épaules. « Parfois. Le fait qu’ils ne soient pas encore morts est un bon signe. Peut-être. » Il regarda Miranda. « Aucune promesse, OK ? Les policiers disent aux familles qu’ils feront tout ce qu’ils peuvent. Et ils le feront. Mais je ne vais pas vous mentir. C’est un peu du pile ou face. »

Elle fit un mouvement de la tête tout en gardant la bouche fermée. Sa bouche était pleine de salive et elle pensait qu’elle allait vomir.

« Désolé, » dit finalement Marcus. « C’est l’une des pires journées de votre vie. Pour elle aussi. Je ne suis pas vraiment sympa, mais vous m’avez placé dans une position de merde. Je déteste être manipulé. »

Miranda ravala la bile et respira par le nez. « Nous faisons ce que nous devons, Inspecteur. C’est ici que je dois être. J’y serais éventuellement arrivée avec ou sans votre aide. »

A la surprise de Miranda; Marcus rit. « Vous savez, Priestly, je vous aime bien. Je ne connais personne d’autre qui pourrait me dire ça et qui pourrait me le faire croire. Mais avec vous, je marche. » Il fouilla dans une poche et en tire un paquet de Marlboro Light. Il en alluma une avant de jeter un coup d’œil à Miranda. « Vous en voulez une ? »

Sans hésitation, elle répondit. « Oui. » Elle plaça la cigarette entre ses lèvres et la tint immobile pendant que Marcus l’allumait. Après dix-sept ans sans toucher au tabac, elle pouvait se permettre de refumer pour quelques minutes. Le goût était horrible, mais familier et bon.

Ils fumèrent en silence jusqu’à ce que Marcus demande. « Vous voulez parler d’elle ? »

« Je ne sais pas. » Miranda inspecta le bout de la cigarette incandescente.

Près d’elle, il s’appuya contre la voiture. « Commencez par le plus simple. Comment est-elle ? »

Elle pensa à Andrea et les mots quittèrent sa bouche avant qu’elle puisse les retenir. « Elle est comme le soleil. »

Quand Miranda ouvrit la porte à 17 h 23 ce samedi, le sourire d’Andrea était radieux. Miranda dut fermer les yeux pendant un moment pour se protéger d’un tel éclat qui la fit se sentir à vif et un peu inconfortable. Elle n’était pas habituée à tant d’émotion si près de la surface. Quand elle ouvrit les yeux, elle remarqua combien la peau d’Andrea brillait en contraste avec l’humidité grise d’un soir d’été indien. Un orage approchait. La pluie semblait suspendue au-dessus de la ville. Elle fit signe à Andrea d’entrer.

« Viens ! Il fait chaud, » dit-elle.

« Je sais. Salut ! » répondit Andrea tout en passant ses bras autour du cou de Miranda sans la moindre hésitation.

Miranda faillit se retirer, mais au lieu de ça, posa ses mains sur les hanches d’Andrea. « Bonsoir ! »

Andrea lut son incertitude et son visage perdit un peu de son éclat. « C’est…ça va comme ça ? »

« Oui, oui, bien sûr. » Après tout, elle avait pensé à tenir Andrea dans ses bras depuis ce moment,  jeudi, où elles s’étaient quittées. C’était bête de se sentir soudain nerveuse, non mais vraiment !

Andrea fronça les yeux. « Hmm, » fit-elle avec un petit mouvement  de la tête. « Il m’a semblé que j’avais deux choix. Prendre du recul et te laisser de l’air. C’est sûrement ce que j’aurais fait, il y a quelques temps. » Mais Andrea ne recula pas. Elle s’approcha encore et Miranda inspira l’odeur intense de menthol sur son haleine. « Ou je peux laisser tomber totalement cette idée et faire ce que je veux. » Les paupières de Miranda tombèrent quand elle sentit les seins d’Andrea bouger contre les siens. « Que penses-tu, Miranda ? »

A un moment donné, Miranda avait perdu le contrôle de la situation. Elle avait planifié toute la soirée : une sélection d’amuse-gueules divins les attendait dans la salle à manger. Elle avait versé le vin. Elle avait arrangé les fleurs. Le dîner les attendait dans le four et le dessert rafraîchissait dans le réfrigérateur. Mais rien de tout cela ne semblait vraiment important. « Je… je ne… »

« Oui. C’est ce que j’imaginais. Je penserai pour nous deux. Et je veux commencer tout de suite. »

« Que fais… » Mais Miranda ne finit pas car la bouche d’Andrea était sur la sienne. Elle s’embrassèrent et c’était bon, et frais, et piquant car apparemment, Andrea avait avalé toute une boîte de pastilles de menthe avant de venir. Miranda en  voulait plus et elle suça dans sa bouche la lèvre inférieure d’Andrea, pleine et douce.

Andrea haleta et le son accéléra les battements du cœur de Miranda. Quelques chose tirait sur son chemisier et des doigts agiles libérèrent rapidement la plupart des petits boutons. Miranda rejeta la tête en arrière et sentit une langue lécher à la base de sa gorge, traçant un passage humide jusqu’à sa nuque. De derrière, Andrea ouvrit le chemisier et le fit glisser, exposant les omoplates de Miranda. Instable sur ses pieds, Miranda chercha du regard quelque chose pour se tenir et tituba jusqu’à la console de l’entrée. Andrea la suivit de près, sa bouche ne quittant pas sa peau. Miranda s’appuya de tout son poids sur ses bras parce que ses jambes étaient brûlantes  comme un liquide sur le point d’atteindre son point d’ébullition. Dans le miroir au-dessus de la table, Miranda se vit, méconnaissable, le rouge à lèvre défait par les baisers, son soutien-gorge exposé, alors que deux mains explorait son corps.

Cela l’excitait énormément. Elle grogna, le son bas et rauque. Sans la moindre honte.

Andrea lui fit écho tout en croisant son regard avec celui de Miranda dans le miroir. La stimulation secondaire d’observer Andrea dévorer sa chair, ses dents frottant contre ses épaules, provoqua en Miranda une sensation de brûlure entre les jambes. Elle ne pourrait pas attendre beaucoup plus longtemps surtout quand les mains d’Andrea trouvèrent ses seins en plongeant sous son soutien-gorge. « Oh mon Dieu, » murmura Miranda qui se surprit à faire quelque chose qu’elle faisait rarement pendant l’amour. Sinon jamais. « Je t’en prie, » dit-elle encore et encore jusqu’à ce qu’Andrea regarde par-dessus son épaule et défasse sa jupe. Elle la regarda droit dans les yeux.

« Très bien, » dit Andrea avant de passer le bout de sa langue le long du bord de l’oreille de Miranda. La jupe tomba par terre. Les mains d’Andrea achevèrent de déboutonner le chemisier de Miranda sans se soucier de le retirer. « Tu es belle. Si belle, » dit-elle doucement avant de retourner vers les seins de Miranda, les soutenant, taquinant les mamelons. Une main abandonna cette activité pour une autre, descendant entre les cuisses tremblantes de Miranda. Elle n’attendit pas, ne taquina pas. Elle glissa sous la dentelle et plongea dans l’humidité. Les hanches de Miranda remuèrent d’elles-mêmes et elle tomba presque en arrière, mais Andrea était là pour la retenir. Elle frotta et chuchota et embrassa et en quelques instants, Miranda se retrouva au bord d’un orgasme si soudain et si  éclatant qu’elle se sentit comme si toutes ses cellules s’étaient rassemblées pour exploser vers l’extérieur. Un bruit s’échappa de sa gorge alors que l’onde l’emportait. Et pendant tout ce temps, les caresses d’Andrea l’accompagnèrent et lui causèrent encore plus de plaisir alors qu’elle gémissait le sien.

Miranda s’abandonna au vertige pendant un temps avant qu’elle relève la tête et regarde à nouveau dans les yeux d’Andrea. Habituellement larges  et curieux, ils n’étaient qu’à moitié ouverts. Ses lèvres pulpeuses se retroussèrent pour former un sourire séducteur jusqu’à ce qu’Andrea retire sa main d’entre les jambes de Miranda et la lève jusqu’à sa bouche. Andrea inspira et Miranda sentit ses genoux faiblir quand cette langue talentueuse apparut rapidement pour goûter. « Hmmm, » dit Andrea, « Intéressant. »

Miranda ne put cacher le petit rire qui s’échappa. « Oh ? »

« Je ne dirais pas non à un peu de rab. »

A ces mots, Miranda trouva la force de tourner dans les bras d’Andrea. « Plus tard, » répondit-elle. « Tu m’as suffisamment distraite. »

« Tu veux dire que tu n’avais pas ça en tête quand tu m’as invitée à venir ? » interrogea Andrea.

« Je n’ai pas dit ça, » lui assura Miranda. « Mais je ne m’attendais pas à ça. Pas du tout. »

« A quoi t’attendais-tu ? »

Miranda fit courir son index le long d’une joue douce, par dessus des lèvres qui se formèrent d’elles-mêmes en un baiser. « Rien de si… exceptionnel. »

« Tu sais comme j’aime être l’exception à tes règles. »

« Oh ! Je le sais bien, » dit Miranda tout en se remémorant le premier jour où Andrea avait mis le pied dans son bureau. « Quelle chance ! »

Là dessus, Miranda prit la main d’Andrea, ignorant les doigts glissants, et la conduisit à travers la maison vers la salle à manger. Elle se sentit bête avec son chemisier toujours retenu par les poignets alors elle le remit en place. Bien qu’il ne  lui manque que sa jupe, elle se sentait nue. Elle avait encore ses chaussures, pour l’amour du Ciel ! Et Andrea était entièrement habillée. Mais cela lui fut égal quand elle vit le regard d’émerveillement total sur le visage d’Andrea face à l’arrangement de la table de la salle à manger.

« Oh mon Dieu ! » dit-elle avec étonnement. « Suis-je la seule invitée ? »

Miranda s’éclaircit la gorge, amusée. « Oui. »

« Il y a plein de nourriture ! »

« Tu ne mange qu’une salade quand nous déjeunons. Je ne savais pas ce que tu aimais alors… j’ai pris de tout. »

Andrea jeta un coup d’oeil à Miranda, soudainement intimidée. « Je… eh bien… je ne voulais pas que tu penses que je mangeais trop. » Elle se recroquevilla d’embarras.

Miranda n’avait rien soupçonné, même si cela prenait tout son sens maintenant qu’elle reconsidérait les faits. Andrea avait toujours chipoté sa nourriture, la finissant à peine, mais prenant son temps avant de poser sa fourchette. « Peut-être que tu verras les choses différemment maintenant, » dit Miranda, anxieuse de corriger cette supposition.

« Je crois, »fit Andrea.

Alors qu’Andrea observait la table, Miranda étudia ses propres options. Elle voulait la petite robe noire d’Andrea…était-elle de Stella McCartney ?… hors du paysage. Les chaises de la salle à manger n’allaient pas non plus  l’aider à atteindre son objectif : trop inconfortables. De façon fort inopportune, elle avait recouvert toute la table avec toute une variété de délices culinaires. Mais on ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas de la suite dans les idées. « Laisse-moi voir ! » Elle déplaça les quiches sur le côté : elles pourraient attendre encore un peu. Les cakes au crabe étaient plus fragiles alors elle en tendit un à Andy qui grogna après sa première bouchée. Le plateau fut placé sur la banquette derrière la table. Les fruits suivirent ainsi que les autres plats, laissant assez d’espace pour une personne au milieu de la table. « Parfait. »

« Absolument, » dit Andrea tout en mettant dans sa bouche un dernier morceau du cake au crabe. Elle n’avait pas conscience de ce que Miranda faisait. « Eh ! J’en veux un autre. » Elle tendit la main et en prit un. Elle en était à la moitié quand Miranda lui tendit un verre de vin blanc bien frais. « Mmm… Merci. Eh ! Tu ne prends rien ? »

« Oh si ! » dit Miranda tout en tendant la main derrière Andrea. Elle défit la fermeture éclair d’un seul geste. Elle prit le verre de la main d’Andrea et le posa sur la table avant de se saisir des bretelles de la robe de soie et de les tirer vers le bas. Elle retint sa respiration. Miranda se doutait qu’il y avait une jolie silhouette sous les vêlements d’Andrea, mais en général, la jeune femme s’habillait plutôt classique. Ses jambes étaient longues et élancées, rappelant à Miranda leur différence de taille. Des hanches minces qui se fondaient en une taille doucement incurvée, celle-ci conduisant à des seins qui suppliaient qu’on les tienne et qu’on les touche et qu’on les goûte. « Je vois quelques chose que j’aimerais beaucoup avoir. » A ces mots, elle poussa Andrea au niveau du torse, la guidant vers la table. « Si tu n’y vois pas d’inconvénient. »

« Euh… » dit Andrea, « OK ! »

Miranda observa le corps devant elle, se demandant par où commencer. Quand elle releva la tête, elle réalisa qu’Andrea avait l’air mal à l’aise, se recroquevillant presque sous le regard intense. « A quoi penses-tu ? »

« Rien. » Andrea descendit son ver de vin.

« Tu viens de me faire l’amour dans mon entrée après être chez moi depuis moins de trente secondes. Et maintenant, tu as l’air inquiète. Pourquoi ? »

Plaçant un bras sur son estomac, Andrea haussa des épaules. « Je sais que je ne suis pas un mannequin ou je ne sais quoi… »

Miranda prit une brusque inspiration. Malgré la confiance en soi qu’arborait Andrea, l’insécurité se cachait juste sous la surface. « Je travaille dans le milieu de la mode depuis des dizaines d’années, Andrea. Tu te rends compte que si je le voulais, je pourrais avoir qui je veux. » Elle leva un sourcil. « J’obtiens toujours ce que je veux. »

« Ouais, » fit Andrea avec un mouvement de tête.

« Alors tu dois bien comprendre que je te veux, toi en particulier. » Tendant la main, elle fit courir un doigt le long du cou d’Andrea, entre ses seins, se détournant pour caresser un mamelon réactif. Elle entendit un petit halètement et vit Andrea déglutir. « Seulement toi. » Humectant ses lèvres, elle s’avança entre les cuisses d’Andrea. « Mon hésitation n’était pas une critique. J’étais simplement… en train d’apprécier la vue.. L’anticipation. » Gentiment, très gentiment, elle fit traîner le bout de ses doigts le long d’une jambe, souriant quand elle vit Andrea frissonner. « Je veux que cela dure. Je veux pouvoir me souvenir de chaque moment. »

« Oh ! » dit Andrea. A peine un chuchotement.

Finalement, elle se pencha et posa à nouveau ses lèvres sur celles d’Andrea, récompensée quand elles s’ouvrirent sous les siennes. Le baiser fut long et profond et délicieux et il se finit seulement quand Miranda ne put résister à l’appel des autres plaisirs qui attendaient. Et ainsi, elle parcourut le long du corps d’Andrea, rendant hommage à sa peau, douce comme celle d’un bébé et à peine touchée par le soleil. Soutien-gorge et slip furent rapidement ôtés, les petits gémissements la faisant se hâter. « Tu es exquise, » dit-elle, incapable d’imaginer un mot plus approprié. « Adorable. »

« Vraiment ? » réussit à dire Andrea.

« Comme de l’ivoire, » ronronna Miranda aspirant un mamelon rose pâle alors qu’Andrea se tordait de plaisir sous elle. Si Andrea lui avait fait l’amour très rapidement, Miranda, elle, voulait faire durer les choses. C’était merveilleux, tout ce que Miranda avait espéré. Et quand elle mit finalement sa main entre les cuisses d’Andrea, la réaction qu’elle obtint fut une révélation. Andrea émit un gémissement désespéré de besoin et, au bord de l’hyperventilation, elle attrapa la tête de Miranda. Il y avait un flot constant de sons dans ses oreilles, mais seulement quelques-uns semblaient avoir un sens. Les jambes d’Andrea s’enroulèrent autour des hanches de Miranda. Celle-ci la pénétra, la paume de sa main glissant facilement. Andrea se cambra et se tint immobile, puis poussa un grand cri et Miranda sentit la pression caractéristique d’un orgasme autour de ses doigts.

La vision d’Andrea qui revenait à elle, sa peau de porcelaine toute rose, était incroyablement satisfaisant. Elle haletait, elle tremblait, elle cherchait sa respiration et elle regardait Miranda, comme abasourdie par ce qui venait de se passer.

« Ça va ? » demanda doucement Miranda.

« Euh… » Andrea humecta ses lèvres, les yeux écarquillés.

Se penchant en avant, Miranda embrassa la joue d’Andrea et passa son nez dans ses cheveux. Elle était à nouveau excitée : le parfum du corps d’Andrea était enivrant.

« Nous sommes tranquilles pour toute la soirée, n’est-ce pas ? » murmura Andrea. »

Miranda fit oui de la tête.

« Bien. » Elle regarda par-dessus son épaule tous les plats dont certains avaient été renversés ou étaient tombés du fait de leurs mouvements frénétiques. « Je suis contente que tu aies prévu autant de nourriture parce que ça va être une longue nuit. » Elle tendit la main et attrapa une fraise solitaire sur la table, l’offrant à Miranda.

Miranda sourit et mordit dans le fruit, savourant le frisson qui parcourut sa colonne vertébrale.

4ème partie

« Je ne veux pas manger. Je ne peux pas. » Miranda détourna la tête : l’odeur du hamburger lui soulevait le cœur.

« Il le faut. Si nous devons rester là toute la journée et toute la nuit, vous allez devenir insupportable et nous allons en souffrir tous le deux. Mangez, Priestly !  Ou vous repartez en ville. »

(à suivre)

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