Au bord du Styx

13 avril 2009

Traduction – Light Up (bêta – 2/11)

Version complète et relue dans les Archives ici

Bonsoir,

je ne peux promettre à quel rythme je vais mettre en ligne les diverses parties de cette histoire, mais ça semble avancer vite (et j’ai pourtant eu un week-end occupé). Alors en attendant, profitez de cette deuxième partie (avec un petit rappel de la fin de la première pour bien apprécier la transition).

Light Up par Harriet

Fin de la 1ère partie

« Qu’en sais-tu ? Et crois-tu vraiment que je me soucie de ce que les gens peuvent dire à mon propos ? » Elle le regarda comme si elle ne l’avait jamais vu avant. « Que ferais-tu si quelqu’un que tu aimes plus que tout au monde était en danger ? T’inquiéterais-tu pour ta précieuse carrière ? En aurais-tu quelque chose à cirer si tu te retrouvais sur la couverture du New York Post tous les jours pour le restant de ta vie ? » Elle se leva, prenant un moment pour retrouver son équilibre. « Parce que moi, je n’en ai rien à faire. Je pars. Tu t’occupes de tout. Cela m’est égal si tu dois annuler quelque chose.  Fais ce que tu veux ! »

« Quand reviens-tu ? » demanda-t-il.

« Je ne sais pas. » Quand Andrea sera saine et sauve, pensa-t-elle. Ou pas du tout.

2ème partie

La voiture l’attendait, le moteur au ralenti, mais alors qu’elle se dirigeait vers elle, Miranda rentra dans quelque chose de grand et de solide qui semblait être venu de nulle part.

« Oups ! Désolée… »

Miranda réalisa que cette chose solide était une personne. Andrea. Andrea qui avait quitté Runway il y a presque un an et que Miranda avait vue une fois à cet endroit précis. Elle leva un sourcil.

« Miranda ! Je suis vraiment désolée. Je ne vous avais pas vue… J’étais pressée de commencer quelque chose et je ne regardais pas où j’allais. Je vous présente mes excuses. » Elle sourit brillement et Miranda sentit quelque chose la  tirailler dans son ventre. Quelque chose qu’elle ne pouvait nommer.

« Mmm, oui. Très bien alors. Allez-y ! » Miranda la contourna.

« Attendez une seconde ! Vous n’allez même pas dire bonjour ? » Andrea eut l’air accablé.

Intéressant. « Bonjour. »

« Comment allez-vous ? »

« Je pensais que vous étiez pressée de ‘commencer quelque chose’. »

Andrea roulla des yeux. « Ça peut attendre. Pour vous. Et puisque vous êtes là, si vous avez une seconde, Je voulais vous dire quelque chose depuis un certain temps. »

Miranda essaya de ne pas sembler curieuse. « Oh ? »

« Ouais…Mmm…Eh bien, je suis désolée pour la façon dont j’ai agi. Quand je suis partie. C’était vraiment stupide. »

Avec un reniflement, Miranda regarda par-dessus de l’épaule d’Andrea vers sa voiture, tentant de paraître indifférente. « C’est très bien. »

Andrea tira sur sa manche et Miranda la regarda. « Ce n’est pas très bien. C’était horrible. Je me suis juste sentie… submergée. J’étais si bouleversée, pour Nigel… je n’ai même pas pensé à la décision que vous aviez à prendre et ce qui se serait passé si… »

« Oui, je vois, » dit Miranda. Elle regarda autour, espérant que personne n’avait rien entendu. « C’était il y a longtemps. »

« Enfin, si je pouvais faire les choses différemment, je le ferais. Honnêtement. Vous n’allez peut-être pas le croire, mais j’ai vraiment aimé travailler pour vous, Miranda. »

« Vraiment ? »

« Ouais. Je veux dire… vous m’avez plutôt rendue dingue, mais à tout prendre, mon boulot actuel est ennuyeux. »

« Dingue, » dit Miranda et se trouva à sourire malicieusement. « Comme c’est délicieux ! »

Andrea sourit à nouveau. « Bien sûr que vous m’avez rendue dingue ! Je ne me suis toujours pas remise de la fantaisie ‘Harry Potter’. »

Presque contre sa volonté, Miranda baissa sa garde. « C’en était une bonne, n’est ce pas ? » dit-elle d’un air espiègle. Cela faisait penser, de façon surprenante, à une discussion avec une vieille amie. Il n’y avait personne, travaillant autour d’elle qui pouvait rester en fait aussi détendu. Même ceux qui étaient partis en bons termes restaient sur leur garde, attendant qu’elle frappe ou qu’elle accuse. Ce qu’elle aurait pu faire avec Andrea, mais que pour quelque raison, elle ne fit pas.

« Ouais, il n’y a que vous pour dire ça. » Andrea mordilla sa lèvre et les yeux de Miranda furent attirés par le spectacle. « Eh ! Me laisseriez-vous vous inviter à déjeuner ? Pour dire merci pour tout ? »

« Déjeuner. Avec vous. »

« Bien sûr ! Vous pourrez me dire combien tout le monde à Runway est épouvantable et pour les trois dernières minutes, je vous dirai comment je vais. »

Miranda serra des lèvres pour ne pas sourire. Elle ne rirait pas. « Je suis très occupée. »

« Je sais. Mais si quelqu’un demande, vous pouvez juste dire que nous avons déjeuné ensemble pour que vous puissez me remonter les bretelles. Vous savez, lancer des menaces et tout. »

« Personne ne me demande rien, » ronronna Miranda pour toute réponse.

Quelques plis se formèrent aux coins de yeux d’Andrea alors qu’elle riait. « Oh oui, j’avais déjà oublié. Alors vous n’avez pas d’excuse. Que dites-vous de jeudi ? »

« Je devrai vérifier mon agenda. »

« Bien ! Jeudi alors à 13 heures. J’attendrai ici, d’accord ? Si vous ne venez pas, je saurai que vous êtes occupée. Et si ce n’est pas cette semaine, ce sera la suivante. J’attendrai ici tous les jeudis jusqu’à ce que vous vous montriez. OK ? »

Miranda se sentit prise dans une toile d’araignée. C’était une expérience inhabituelle de ne pas être l’araignée, mais la mouche. « Très bien. »

« Super ! Je vous vois jeudi alors. Passez une bonne journée ! » Elle s’éloigna alors de Miranda et manqua de se prendre les pieds avec ses talons hauts. « Oups ! » Miranda couvrit sa bouche. Au moins, le goût d’Andrea en matière de mode n’était pas retourné à Old Navy : elle portait une paire de sublimes Zanotti.

Finalement, Miranda se dirigea vers la voiture et se glissa à l’intérieur. « Allez ! » dit-elle à Roy. Alors qu’ils avançaient dans la rue, ils passèrent devant Andrea qui portait sur son visage un énorme sourire. Elle semblait presque ravie. « Mmmm. »

Miranda avait attendu Andrea à cet endroit précis. Pas le premier jeudi bien qu’elle ait été libre. Il y avait quelque chose en elle qui voulait savoir si Andrea serait fidèle à sa promesse de l’attendre toutes les semaines jusqu’à ce que Miranda se présente. Elle avait tenu parole. Le deuxième jeudi est celui que Miranda considérait comme étant leur premier rendez-vous.

Elle jeta un coup d’oeil à sa montre. Presque quinze minutes s’étaient écoulées, mais elle voulait donner à l’inspecteur Samuelson le bénéfice du doute. S’il n’était pas là dans les trois minutes, elle se rendrait sur place par ses propres moyens et se débrouillerait pour s’approcher. Et elle passerait plusieurs coups de fil pendant le trajet.

Mais après un moment, elle vit une voiture banalisée de couleur sombre arriver rapidement près du trottoir, puis entendit le crissement des pneus alors que la voiture s’arrêtait. Miranda se précipita vers elle, ses joues déjà engourdies par le froid. Elle se glissa dans la voiture et claqua la porte, regardant à peine Samuelson.

Ils ne se parlèrent pas les premières minutes. Miranda ne pensait qu’à Andrea et son sentiment de malaise allait croissant. « Que savez-vous ? » demanda-t-elle finalement d’un ton âpre.

Marcus se frotta ce qui semblait être une barbe de 24 heures. « Probablement moins que vous. En quoi êtes vous concernée ? »

« Andrea, évidemment ! »

« Comment la connaissez-vous ? J’ai entendu dire qu’elle était une journaliste débutante au mauvais endroit au mauvais moment. »

« Elle a travaillé pour moi. Et autant que vous le sachiez, nous sommes ensembles. »

Du coin de l’oeil, elle vit Samuelson se tourner vers elle. « Merde, que voulez-vous dire par là ? »

« Je veux dire que c’est mon amante. »

« Putain ! Pas question, Miranda. Je fais demi-tour. »

Miranda prit son téléphone. « Très bien. J’appelle New York 1 en premier. »

Elle vit l’inspecteur serré des dents, respirant bruyamment à travers. « Alors vous avez eu droit aux confidences sur l’oreiller; hein ? »

« Si vous sous-entendez qu’Andrea partage des informations à propos des histoires sur lesquelles elle travaille, vous avez raison. C’est parfaitement légal. Vous n’avez pas besoin de m’insulter. »

« Vous insulter ? Vous me faites chanter. Bon sang, à quoi vous attendiez-vous ? »

« Ce n’est pas du chantage. C’est de l’assistance. Pour laquelle vous serez compensé. »

« Vous m’achetez ? »

« Non. Mais vous garderez votre job. »

Il souffla. « Salope. »

Miranda l’ignora. « J’ai demandé ce que vous saviez de la situation. »

« Bien. On a reçu l’appel d’un voisin à propos d’un coup de feu après 9 heures ce matin et quand deux agents en tenue ont frappé à la porte, ils ont entendu un autre coup de feu. La porte était déjà barricadée à ce moment et le type était en train de hurler qu’il allait tuer les gens à l’intérieur. On a installé un périmètre de sécurité, posé des questions dans le quartier, passé quelques coups de fil et identifié votre Andy comme étant une journaliste sur place. »

« Comment ? »

« Elle a passé sa carte et parlé à plusieurs personnes dans le voisinage à propos de Joey. Ils avaient pris l’habitude de la voir passer dans le coin. Deux personnes l’ont vu entrer dans la maison avec Maria et les enfants ce matin. »

« J’imagine que ce ‘Joey’ est le suspect en question. »

« C’est ça. Il en a pris pour trois mois pour agression contre un employé d’uns supérette à Harlem il y a quelques temps et avec le temps passé en préventive, il est resté quatre semaines derrière les barreaux. Il est sorti, s’est défoncé et est venu directement ici.

Les nouvelles ne rassurèrent pas le moins du monde Miranda. « Quelles sont leurs chances ? »

Il souffla. « Grand Dieu, Priestly, je n’ai pas la moindre idée. Il est violent, c’est un camé et un récidiviste. La méthamphétamine rend les gens dingues. S’il fumait, ils auraient probablement partagé un joint. Dommage, hein ! »

Miranda ferma les yeux et posa la question qui la tourmentait. « Comment savez-vous… » Elle s’arrêta pour être sûre que sa voix n’allait pas se briser. « Comment savez-vous que les otages sont toujours vivants? »

Samuelson klaxonna deux fois dans les embouteillages. Finalement, il mit en marche sa sirène. Elle hurlait dans les oreilles de Miranda et ne les aida pas vraiment à avancer. « Imagerie thermique. »

« Imagerie thermique ? »

« Il existe une caméra qui peut déterminer les signatures thermiques. Un corps vivant s’affiche en rouge. Croyez-moi, Miranda ! Il y a cinq personnes dans cette maison et toutes en vie. La dernière fois que j’en ai entendu parler en tous cas. »

« Quand seront-nous là-bas ? » Miranda se tordit les mains.

« Quelques minutes. Mais je dois imposer quelques règles de base. »

« Bien. »

« Ne restez pas dans le chemin ! Ne parlez pas à la presse ! Ne parlez à personne sauf moi ! N’allez pas embêter les flics, ils essaient de sauver la vie de votre copine. Restez derrière les barrières ! Ne parlez pas à la presse ! »

Miranda mordilla l’intérieur de sa joue. « Vous l’avez dit deux fois. »

« Ça veut dire que c’est deux fois plus important que le reste. N’appelez personne pour leur dire ce qui se passe ! Si un plan de sauvetage était rendu publique, ils pourraient le révéler devant la caméra. »

« Pourquoi ? »

Samuelson se tourna vers elle, son expression indiquant clairement qu’elle était la personne la plus stupide de la planète. « Les méchants regardent la TV, Miranda. Ils la regardent pour savoir ce qui se passe. Il y a 99 % de chance que la télévision à l’intérieur est allumée et que le gars sait exactement ce que nous faisons parce que les caméras diffusent en direct à 15 mètres de là. »

Bien qu’elle se sente bête de faire cette suggestion, Miranda proposa. « Alors donnez à la presse de fausses informations. Il faut le manipuler. »

L’inspecteur eut un petit rire. « Ça se fait. Parfois, ça marche, parfois, non. Voyons comme ça se déroule, OK ? » La voiture arriva devant une barrière et deux policiers leur firent signe d’avancer.

Après quatre déjeuners, quatre jeudis de suite, la moitié d’entre eux ayant duré plus de deux heures, Miranda soupçonna qu’Andrea essayait de lui dire quelque chose.

Miranda avait eu une petite idée de ce que pouvait être ce ‘quelque chose’ quand elles avaient travaillé ensembles. A l’époque, il y avait eu une étincelle. Une attirance que Miranda avait d’abord écarté parce que ça semblait bête. Les béguins n’étaient pas dans le style de Miranda Priestly. Elle avait des liaisons, des cinq à sept. Des mariages. Des divorces. Mais rien d’aussi simple qu’un béguin non partagé.

Mais maintenant, il semblait plutôt partagé. Aux yeux de Miranda, Andrea semblait…captivée. Prise de vertige. Elle rougissait, elle souriait, elle bafouillait, elle regardait fixement. C’était positivement étrange.

Et après chaque déjeuner, Miranda comptait les jours jusqu’au suivant et l’attendait avec une  impatience qui réveillait en elle quelque chose resté longtemps endormi.

Bien sûr, tout cela restait non dit et il était possible (bien que peu probable) qu’Andrea, en fait,  ne craquait pas pour elle. Mais Miranda était déterminée à ne pas montrer son jeu. Tout de suite.

A la suite du cinquième déjeuner, Miranda proposa de raccompagner en voiture Andrea à son bureau parce que, une fois de plus, il était tard. « Merci beaucoup de me raccompagner. Je sais que ce n’est pas sur ton chemin? » dit Andrea.

« Quelques pâtés de maison. Ce n’est rien. »

« Il n’empêche. C’est gentil de ta part. J’aime vraiment te voir et j’aurais horreur de devoir raccourcir nos rencontres. Ça me fait gagner du temps. »

« Oui, » dit Miranda. « C’est bien. »

« Je le pense, Miranda. Je… Mmm, passer du temps avec toi… je ne sais pas ce que je dis. Je te vois différemment maintenant. »

« Maintenant que je ne te confie plus de tâches impossibles ? »

Andrea éclata de rire. « J’imagine. Et je crois que tu es juste… amusante. Je m’amuse bien. Avec toi. »

« Amusante, » soupira Miranda. « Je ne crois pas que quelqu’un m’ait accusée d’être amusante au cours des quinze dernières années. »

« Alors ils ne faisaient pas assez attention, » répondit Andrea. La jeune femme pencha un peu la tête en avant et ses yeux bruns et lumineux regardèrent à travers des cils épais. C’était une pose digne d’un mannequin, ce qui causa une drôle de petite contraction  entre les jambes de Miranda.

Elle flirte, pensa Miranda. Elle flirte avec moi. « Tant pis pour eux, » dit Miranda d’une voix faible.

« Et tant mieux pour moi. » Andrea se rapprocha de Miranda et embrassa sa joue. Le cœur de Miranda vibra au contact. Depuis combien de temps ça ne lui était pas arrivé ? « Oh ça alors ! »dit Andrea, troublée.  « J’ai laissé du rouge à lèvres. Zut! » Elle chercha dans son sac à main et attrapa un mouchoir en papier. « Laisse-moi… » Avec précaution, elle commença à essuyer la trace sur la peau de Miranda. Miranda se sentit devenir écarlate. « On ne voudrait pas que quelqu’un à Runway soupçonne que tu prends du bon temps sur ton heure de déjeuner. »

Tentant sa chance, Miranda se dit. « Ça ne serait pas si terrible, si ? »

Andrea continuait de frotter la trace et dit presque pour elle, « Ta peau est douce. » Ses doigts se figèrent. « Qu’as-tu dit ? »

Miranda prit une respiration. « J’ai dit que ça ne serait pas si terrible. »

Andrea cligna des yeux, ceux-ci immenses et sombres. « Que quelqu’un à Runway soupçonne, ou que…euh… tu prends du bon temps ? » chuchota-t-elle.

Miranda conserva à grand peine le fil de ses pensées. « Les deux. »

Andrea émit alors un son, un peu comme un gémissement et Miranda se lança. Non qu’elle ait eu loin à aller, l’adorable visage se trouvant à quelques centimètres d’elle. Ses lèvres capturèrent celles d’Andrea, douces et souples, et pas du tout surprises par le geste car elles l’accueillirent facilement. Des mains plongèrent dans la chevelure de Miranda. Des ongles coupés courts frottèrent contre son crâne et la sensation lui coupa le souffle. Brièvement, Miranda se souvint de Roy sur le siège avant jusqu’à ce que la langue d’Andrea se glisse dans sa bouche et qu’elle choisisse de ne as s’inquiéter. Il était très bien payé pour son poste. Peut-être qu’une prime allait devenir d’actualité.

Miranda respira son odeur, le bout de ses doigts frôlant le bord de ses oreilles, puis ses délicates  clavicules. La peau d’Andrea était chaude et douce. Pouvait-elle vraiment être aussi délicieuse partout ? Miranda s’imagina en train d’explorer ce corps. Andrea serait un véritable festin pour ses sens.

Mais pas cet après-midi. Pas dans la voiture. Et pas pendant les deux minutes qui leur restaient avant que la voiture ne rejoigne le New York Mirror.

Avec un intense sentiment de regret, Miranda se détacha et appuya son front contre celui d’Andrea. Elles haletaient toutes les deux. Andrea posa ses doigts sur les lèvres de Miranda. « Oh Miranda ! » murmura-t-elle, « Je voulais faire ça depuis si longtemps. »

« Alors ne perdons pas plus de temps ! » répondit Miranda en rouvrant enfin ses yeux.

« OK. »

« Viens dîner samedi soir ? »

Le visage d’Andrea se défit. « Samedi ? »

« Mauvaise idée ? »

« Ce n’est pas avant deux jours ! » pleurnicha-t-elle.

Surprise, Miranda eut un petit rire. Au moins, elle n’était pas seule dans son désir. « Ce soir, je ne peux pas et demain, j’ai deux choses en même temps. Samedi, nous aurons… toute la soirée. »

Il y eut à nouveau ce petit gémissement et Miranda se sentit fondre. Elle pourrait supporter d’entendre ce bruit beaucoup plus souvent. « A quelle heure ? » demanda Andrea.

« Sept ? » essaya Miranda.

« Pourquoi pas six ? »

Miranda passa une main dans les cheveux d’Andrea, les mèches glissant entre ses doigts comme de la soie. « Pourquoi pas 5 h 30 ? »

« Mieux, » dit-elle, semblant satisfaite que Miranda ait vu où elle voulait venir. « J’ai hâte d’y être. »

Pour un seul moment, Miranda hésita. Elle ne voulait pas arrêter ce qui était en train de se passer, mais il semblait bizarre de se lancer si facilement dans quelque chose  de tout nouveau. « Que crois-tu que nous faisons ? »

Andrea sourit timidement. « On apprend à se connaître ? » proposa-t-elle. « On devient folle ? je ne suis pas sûre. Mais…j’aime bien ça. » Elle caressa la joue de Miranda. « Je t’aime bien. »

Miranda l’embrassa à nouveau, savourant le léger parfum de café dans la bouche d’Andrea.

3ème partie

Miranda avala à grandes gorgées le breuvage tiède, tout en souhaitant qu’elle puisse le recracher. Mais elle avait besoin de la caféine. Dieu seul savait comment les services de la police pouvaient vivre avec un tel jus de chaussettes. Elle gardait un œil sur Samuelson qui s’était fait souffler dans les bronches pour avoir amené une civile au-delà des barrières de sécurité, mais quoi qu’il ait répondu, cela avait été suffisant pour que Miranda reste à proximité. Il y avait deux barrières autour de la maison où se trouvait Andrea, une pour le public et les journalistes et une autre pour la police. Tout le quartier était vide de passants et les résidents des maisons avoisinantes avaient été évacués.

(à suivre)

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Un commentaire »

  1. Ho! une nouvelle histoire, le début est pas mal du tout vivement la suite !!!!!!

    Merci Styx

    Commentaire par Harper-Lee — 16 avril 2009 @ 18:21 | Réponse


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