Au bord du Styx

5 avril 2009

Traduction – Quatre Coins (bêta – 3/3)

La version relue et corrigée de Quatre Coins est en ligne dans les archives ici.

Et voici la fin 😀

Quatre Coins par Harriet

3ème partie

Cassidy essaie de se rendormir après s’être réveillée au milieu d’un mauvais rêve. Il y avait des chiens et des oiseaux qui l’attaquaient, ce qui est étrange puisqu’elle aime beaucoup ces animaux. Alors elle se tourne et se retourne pendant quelques minutes jusqu’elle sursaute presque hors de son lit en entendant un gros fracas.

Le bruit en est choquant et rappelle à Cassidy une seule chose : la fois où sa mère et son père ont eu cette énorme dispute et l’un d’eux avait jeté quelque chose à la tête de l’autre. C’était il y a des années, il y a des lustres presque, mais cela emplit le cœur de Cassidy d’une terreur froide.

Elle ne se soucie même pas de réfléchir à la folie de faire ce qu’elle s’apprête à faire, mais si sa maman jette des choses contre le mur, Cassidy veut se préparer à l’inévitable rupture et à la tristesse d’un nouvel espoir perdu. En un instant, elle se tient devant la porte de la chambre de sa mère et tape trois fois. Elle frappe dur en y mettant tout son cœur.

Il n’y a pas de réponse pendant longtemps, soit peut être à peine trente secondes. Pour Cassidy, ça semble une éternité. Une lumière s’allume sous la porte et sa mère ouvre peu après. « Chérie, t’ai-je réveillée ? »

« M’man, as-tu jeté quelque chose à la tête d’Andy ? Est-ce que vous vous disputez ? »

Sa mère semble ne pas croire ce que Cassidy lui demande. « Où as-tu été cherché une idée pareille ? »

Cassidy ne veut pas élaborer, mais elle dit. « Tu as jeté quelque chose à la tête de Papa une fois. Ça faisait le même bruit. »

Le visage de Maman se défait un peu, les commissures de ses lèvres retombant. « Oh ! » Elle regarde par-dessus son épaule derrière la porte et Cassidy pense qu’elle fait un signe de la main ou quelque chose d’autre à Andy. « Ma chérie, c’était un accident. Andrea voulait prendre un verre d’eau sur la table de nuit et elle a renversé la lampe. »

Cassidy lève un sourcil. « Vraiment ? »

« Vraiment. »

Le froissement des draps se fait entendre et Cassidy reste silencieuse jusqu’à ce qu’Andy déboule à la porte. Elle porte un peignoir et ses cheveux sont tout ébouriffés. « Eh ! Je vais bien. Personne ne m’a rien jeté à la tête ou vice-versa. Tu veux voir ? »

Cassidy pénètre à l’intérieur et jette un coup d’oeil à travers la chambre. Le lit est fait alors qu’Andy et sa mère doivent juste l’avoir quitté. Mais au lieu de demander pourquoi, elle regarde la table de chevet et la lampe est par terre à côté d’elle. Elle décide que sa mère dit la vérité parce qu’Andy ne semble pas avoir pleuré et ne porte pas d’œil au beurre noir.

« OK, désolée. Il y a juste que… » Cassidy ne finit pas. Elle ne veut pas dire qu’elle a été effrayée. Ou en colère. Elle l’aurait été si sa mère avait tout foutu en l’air avec Andy.

« C’est bon, » dit sa maman et elle lui fait un câlin. « Je suis désolée qu’on t’ait réveillée. »

Les mots sont hors de sa bouche avant qu’elle puisse les retenir. « J’étais déjà réveillée. »

Sa mère caresse doucement ses cheveux. « Pourquoi ma chérie ? »

Elle hésite, mais dit la vérité. « J’ai fait un cauchemar. »

« Et puis tu as entendu la lampe, » ajoute sa mère en faisant un mouvement de la tête. « Bien. »

« C’est bon. Je suis sûre que je peux me rendormir. » Elle étreint sa mère à nouveau. « Bonne nuit. Bonne nuit Andy ! »

« Je vais te recoucher, » dit sa mère. « Je suis désolée, » dit-elle à Andy, « je n’en ai que pour quelques minutes. »

« Prends ton temps. Je vais attendre. Bonne nuit, Cass. » Andy lui envoie un baiser.

Cassidy retourne dans sa chambre. Elle se glisse sous les couvertures et à sa grande surprise, sa maman s’allonge à côté d’elle. Elle lui coiffe quelques mèches de cheveux derrière son oreille. « Rendors-toi, ma chérie. Tout va bien. »

C’est tout chaud d’être allongée à côté de sa maman et Cassidy rapproche encore sa tête. « Merci, Maman. Je t’aime, » dit-elle parce qu’elle n’a pas souvent l’occasion de le dire.

« Je t’aime, mon bébé, » chuchote sa maman et elle embrasse son front.

Cassidy reste éveillée quelques minutes à écouter le battement de coeur de sa mère et s’endort sans même s’en rendre compte.

C’est dimanche soir et Cassidy est dans sa chambre, traînant sur son devoir d’histoire. Comment est-elle supposée se concentrer en sachant que sa mère sera épouvantable après un voyage de retour de deux jours ? Le temps a été horrible à Milan et leur maman avait prévu de rentrer à la maison la veille. La nuit dernière, elle était montée dans l’avion, avait attendu en bout de piste pendant une heure, puis avait dû retourner à l’hôtel jusqu’au matin. Maman semblait alors de mauvaise humeur au téléphone, mais c’était pire aujourd’hui quand elle a appelé de l’aéroport parce qu’il neigeait à nouveau. « La prochaine fois, Miuccia (NDT : Miuccia Prada, à la tête du groupe Prada) vient à New York, » a-t-elle grommelé. « C’est une plaisanterie. As-tu fini ton exposé en histoire ? »

Cassidy a menti en répondant, « Presque. » Maintenant, elle a deux motifs d’inquiétude : Que leur mère va rentrer à la maison fatiguée et en colère et qu’elle va devenir folle quand elle va voir que l’exposé de Cassidy est loin d’être fini.

Mais Andy est là et cela calme un peu l’angoisse de Cassidy. Pour elle ne sait quelle raison, Andy s’est mise à les soutenir, elle et sa sœur et ce qu’il y a de formidable est que leur maman semble l’accepter. Stephen faisait peu de chose en matière de discipline, surtout parce que ça lui était égal. Quand il disait quelques chose, ça se limitait à ce qu’il dise « non » beaucoup. Il ne voulait pas être leur père ou même leur ami. Il voulait être le mari de leur mère ou plutôt, qu’elle soit sa femme. Quelle mauviette !

Andy n’est pas comme ça et c’est sympa de traîner avec elle. Leur mère dit que c’est parce qu’Andy avait leur âge il n’y a pas si longtemps, ce qui fait rire Caroline. Mais Andy l’ignore et continue d’insister pour que leur mère soit plus coulante avec elles. Ce qui est encore plus bizarre est que Cassidy se surprend à vouloir faire mieux parce qu’Andy pense qu’elle le peut. La plupart du temps maintenant, elle finit ses devoirs dans les temps ou en avance et elle va même se coucher dès que leur mère le leur dit.

Janie dit que c’est de la psychologie inversée. Cassidy ne sait pas ce que c’est. Mais elle a eu un A en math au dernier semestre et Maman leur a obtenu des laissez-passer pour les coulisses de « Wicked » comme récompense. Maintenant, Cassidy aimerait rencontrer Miranda Cosgrove (NDT : jeune actrice et chanteuse US) et elle doit avoir un A en histoire pour y arriver.

Elle passe vingt minutes à essayer de se concentrer et arrive à faire beaucoup plus qu’elle ne s’y attendait en cette courte période de temps. Jetant un coup d’œil à l’heure, elle recommence à s’inquiéter. Andy a dit, il y a une heure, que l’avion a normalement atterri. Qu’est-ce qui prend tant de temps ?

Cassidy finit les deux premières parties de son exposé à toute allure, prenant des notes sur son bloc et tapant sur son Mac. La présentation Powerpoint prend rapidement forme et elle a presque fini quand elle entend la porte d’entrée claquer. Jetant un coup d’œil sur la pendule, elle découvre qu’il est juste après 22 heures. Elle se précipite dans le couloir et rentre dans Caroline qui est aussi excitée qu’elle.

« M’man est rentrée ! » s’exclame Caroline.

A ce moment, Cassidy réalise que leur période de liberté totale à la maison arrive à son terme. Andy est restée avec elles toute la semaine et ç’a été plutôt bien. Andy a fait le dîner les soirs où Sara n’était pas là et elle a même préparé un petit-déjeuner samedi matin. Elle a dit que sa famille faisait ça tous les week-ends dans l’Ohio et elle pensait qu’elle pourrait commencer la même tradition ici. Cassidy a mangé chaque bouchée qu’Andy a posée dans son assiette et elle ne sait pas comment elle va attendre le prochain week-end.

Mais là maintenant, Cassidy a hâte de voir sa maman. Elles déboulent dans l’escalier et Cassidy se cogne dans Caroline quand elle s’arrête sur le palier. Elle regarde par-dessus son épaule et voit sa mère appuyée contre la porte d’entrée dans sa grande cape noire avec Andy dans ses bras. Elle sourit avec ce qui semble être du soulagement et elle cache son visage dans le cou d’Andy. Elles murmurent doucement, trop doucement pour que Cassidy comprenne les mots. C’est comme quand elles se parlent le soir dans la chambre, mais cette fois, de voir le visage de sa mère, elle sait que quoiqu’elles se disent, elles parlent d’amour.

Elle comprend pourquoi Caroline s’est arrêtée sur le palier. C’est un peu étrange d’observer sa mère tenir quelqu’un comme ça, comme si elle ne supportait pas de lâcher. Mais c’est agréable. Nouveau. Beau.

Sa mère lève les yeux et son regard s’agrandit de surprise et de plaisir. Alors que Cassidy fait bonjour de la main, Andy se retourne et regarde par-dessus son épaule. « Descendez donc, petites curieuses, » dit Andy avec un sourire.

Cassidy est collée aux talons de Caroline et en un éclair, elles sont dans les bras de leur mère. Le manteau qu’elle porte est froid, mais leur maman est au chaud en dessous et elles l’étreignent très serré. Cassidy sent la main d’Andy dans ses cheveux et elle sent un petit frisson de bonheur la parcourir.

« Mes filles, » dit leur mère. « Vous m’avez manqué. »

« Tu nous as manqué aussi, » dit Cassidy et elle entend la voix de Caroline en écho à la sienne.

Elles se tiennent dans l’entrée encore une minute jusqu’à ce qu’Andy demande. « Où sont tes bagages ? »

Maman soupire. « J’ai demandé qu’un assistant de la production me les apporte. Je ne pouvais pas supporter d’attendre un moment de plus à l’aéroport. Il devrait être là dans l’heure qui vient. »

« Tu dois être épuisée, » dit Andy.

« J’ai connu mieux. Je suis contente que ce soit fini. Je voulais rentrer à la maison. Bien que je sois sûre que vous deux, » leur maman pince gentiment leurs joues, « avez eu une merveilleuse semaine. »

Caroline hausse les épaules. « On s’est bien amusées avec Andy. Mais j’aime mieux quand vous êtes là toutes les deux. »

Leur maman cligne des yeux. Ils sont rouges et deviennent un peu vitreux. « Eh bien, » répond-elle. « Je suis d’accord. »

Andy conduit leur maman dans la cuisine et la fait s’asseoir au comptoir. « Là, » dit-elle et elle prépare sa version de repas pour remonter le moral : une épaisse tranche de steak très cuite saupoudrée de persil, un peu de salade et un immense verre de vin rouge. Maman regarde le repas et soupire, commençant à couper lentement. Elle soupire à nouveau en mâchant et Andy fait un clin d’œil à Cassidy de l’autre côté du comptoir.

Les trois autres se sont installées sur des chaises et sont assises avec leur mère alors qu’elle raconte sans s’arrêter combien le personnel de l’aéroport est incompétent et n’était-il pas ridicule de les avoir fait monter dans l’avion la nuit précédente quand il était évident que la météo ne s’améliorait pas.

Quand leur maman était partie, Andy avait expliqué qu’elle pensait que leur mère parlait comme ça pour décompresser. Au travail, il y a des conséquences, mais à la maison, c’est mieux de juste la laisser parler et de ne pas s’inquiéter de ce qu’elle dit. A la maison, les plaintes de Maman sont juste des mots mis bout à bout et une fois qu’elle les a prononcés, ils s’évaporent dans l’air.

Cassidy sourit tout en écoutant sa mère qui continue de parler. Le son de sa voix est apaisant, même quand elle se plaint des températures frigorifiques et des réunions sans fin. Mais quand elle finit enfin son steak, leur maman est plus calme. Maintenant que Cassidy fait attention à ce comportement, elle réalise qu’Andy a peut-être raison. Leur mère est calme alors qu’elle sirote son vin, écoutant attentivement Caroline raconter sa semaine. Elle ne l’interrompt pas une seule fois jusqu’à ce que Caroline finisse, puis elle se tourne vers Cassidy et demande. « Comment vas-tu, chérie ? »

Cassidy regarde fixement, puis jette un coup d’oeil à Andy qui sourit sereinement  alors qu’elle s’appuie contre l’épaule de leur mère. « Je vais bien. »

Leur maman fait un petit signe de tête. « Bien. Que s’est-il passé pendant que je n’étais pas là ? »

Cassidy se penche en avant et raconte comment elle a gagné une course d’une longueur d’un mile. La victoire était particulièrement agréable car sa principale rivale, Sasha Seaver, était arrivée en 4ème place. Elle raconte combien elle n’aime toujours pas son professeur de science même si elle a eu un A à ses deux dernières interrogations. Enfin, elle demande si elle peut aller à la fête d’anniversaire de Danielle le prochain week-end parce qu’ils iront à la maison du père de Danielle où il y a une salle avec un écran géant et tout un étage où il n’y a que des jeux vidéo.

La bouche d’Andy s’ouvre d’indignation. « C’est scandaleux ! Parlez-moi de consommation ostentatoire ! »

Cassidy ne comprend pas exactement ce que ça veut dire, mais elle déduit du ton employé par Andy que c’est grossier.

« Voyons, voyons ! Le père de Danielle est un producteur de films. Il ne peut pas être raisonnable. » Elle tapote la jambe d’Andy. « Oui, tu peux y aller. As-tu besoin de lui trouver un cadeau ? »

« Non, je m’en suis occupée. Elle aime beaucoup cette série de bouquins alors je lui ai acheté le DVD du film. »

« Quel film ? » demande Andy.

« Anne et je ne sais plus quoi. »

Les yeux d’Andy s’écarquillent à un point que Cassidy n’a jamais vu. « La Maison aux Pignons Verts ? » (NDT : « Anne of Greene Gables » de Lucy Maud Montgomery traduit en français sous le titre de Anne… La Maison aux Pignons Verts » et la série TV qui en a été tirée a été diffusée sous le titre « Le Bonheur au bout du chemin »)

« Ouais, c’est ça. »

« Vous n’avez pas lu ces livres ? »

Cassidy secoue la tête et regarde Caroline qui hausse les épaules. « Non. »

« Mon Dieu, bande de barbares ! Deux rouquines qui n’ont jamais connu le génie d’Anne Shirley (NDT : nom de l’héroïne). Cet été, vous êtes toutes à moi. Nous allons lire les trois premiers livres de la série. Le reste est pas mal, mais les trois premiers vont changer votre vie. » Elle se frotte les mains d’enthousiasme.

Cassidy n’est pas convaincue. En dehors d’Harry Potter, elle ne comprend pas pourquoi quelqu’un pourrait être aussi excité à propos d’un livre.

Les bagages de Maman arrivent peu après et Andy monte à l’étage pendant que quelqu’un les apporte à la maison. Personne ne sait qu’Andy reste ici ou qu’elle et Maman sont en couple. Cassidy se demande ce qui va se passer quand les gens vont le découvrir, mais ça lui est franchement égal. Les choses sont vraiment différentes depuis qu’elle a commencé à venir à la maison et il n’y a pas de comparaison possible avec avant. Cassidy ne peut se souvenir d’avoir vu sa maman comme ça avant ou alors peut-être quand Papa vivait encore avec elles. Mais c’était il y a très longtemps et Cassidy a oublié.

Plus tard, elles s’installent dans le canapé, toutes les quatre agglutinées ensembles, parce que Maman veut regarder CNN quelques minutes. Cassidy sait qu’elle se couchera très tard. Elle sera épuisée au matin et ses professeurs vont se plaindre qu’elle ne fait pas attention? Ça ne l’ennuie pas. Ce soir, elle veut rester près de sa mère et de sa sœur et d’Andy. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sent comme un coin d’un carré parfait et les choses sont comme elles devraient être.

Le lendemain matin, Cassidy regarde le plafond de sa chambre et sourit.

Le début des cours est retardé de deux heures car près de 18 centimètres de neige sont tombés pendant la nuit. Dans son for intérieur, Cassidy sait que ce report va se transformer comme par magie en annulation des cours pour la journée. Sa maman reste à la maison et Andy travaille pour quelques heures dans le bureau du haut qui est maintenant son bureau. De l’autre côté du couloir, Caroline parle avec des camarades d’école sur Skype, mais Cassidy a fermé la porte quand elles s’est mise à être trop bruyante. Elle veut que rien ne puisse l’empêcher d’entendre le bruit merveilleux qui traverse le mur.

Sa mère est en train de chanter et c’est beau.

fin

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4 commentaires »

  1. juste un mot « merci »

    Commentaire par mouse — 5 avril 2009 @ 02:42 | Réponse

  2. Voilà un texte qui aborde les choses d’une manière originale, même si le point de vue des enfants est moins romantique. En tous cas, c’est un vrai plaisir que de de retrouver Andy et Miranda. Merci pour cette traduction.

    Commentaire par Gaxé — 5 avril 2009 @ 07:21 | Réponse

  3. J’ai adoré ce côté de l’histoire vu par les filles, c’est très original.
    Merci de nous la faire partager.

    Commentaire par Harper-Lee — 12 avril 2009 @ 10:26 | Réponse

  4. Merci pour les commentaires : ils sont retransmis à l’auteure.

    J’ai bien aimé également l’histoire vue par les enfants. Même si ce n’est pas un sujet fréquent dans l’univers des fanfics, avoir un personnage avec des enfants oblige à en tenir compte (rien que pour se demander ce qu’on en fait lors du premier rendez-vous, de la première fois etc…)

    Commentaire par Styx — 12 avril 2009 @ 12:25 | Réponse


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