Au bord du Styx

2 avril 2009

Traduction – Quatre Coins (bêta – 2/3)

La version relue et corrigée de Quatre Coins est en ligne dans les archives ici.

La suite…  😉

Quatre Coins de Harriet

2ème partie

Cassidy est contente que Caroline se soit ralliée à son point de vue, surtout depuis qu’Andy est venue dîner deux autres fois. Cela fait maintenant un mois  et leur mère semble la même, mais différente. Elle les regarde dans les yeux quand elles parlent, les écoutant avec attention plutôt que de travailler en même temps. Elle peut très bien mener plusieurs tâches de front, mais c’est bien d’avoir toute son attention.

Elle n’a pas été à la maison davantage qu’avant et elle n’est pas particulièrement joyeuse (sa mère ne fait pas spécialement dans la joie), mais elle ne fronce plus autant les sourcils. Quand elle revient du travail, elle les accueille avec des sourires et des câlins, dont Cassidy a toujours très envie. Elle essaie de les faire durer et parfois, sa mère répond à cette attente avec un baiser ou une nouvelle étreinte.

Elle se demande pourquoi ça se passe ainsi, mais au font, ça lui est égal. Elle en profite autant qu’elle le peut.

Ce soir, Andy est restée après dîner au lieu de rentrer directement chez elle. Leur mère les a envoyées à l’étage pour faire leurs devoirs à 20 h 30 et même si Cassidy a fini les siens avant que sa maman ne rentre, elle obéit. Cassidy est sûre que Andy est toujours en bas avec leur mère dans le bureau ou dans la cuisine. Elle n’est pas sûre dans quelle pièce mais elle meurt d’envie de se glisser en bas et de voir par elle-même.

Caroline ne serait pas d’accord. Elle est trop nerveuse pour faire quoique se soit qui énerverait leur mère, mais la curiosité de Cassidy ne lui permettra pas de rester dans sa chambre le restant de la soirée. Peut-être que si elle va juste dans la cuisine pour se servir un verre d’eau ou une coupe de crème glacée, elle va découvrir ce qui se passe.

Rassemblant son courage, Cassidy se plante en haut des marches et écoute d’où viennent les voix. Pour l’instant, elle n’a pas idée où elles sont. Mais ce n’est pas comme si elle n’avait pas le droit de descendre. C’était sa maison aussi. Elle est parfaitement silencieuse quand elle se faufile en bas des marches et dans ses chaussettes, elle glisse sur le parquet. Et là, assises très près l’une de l’autre, se tenant les mains et se murmurant des choses se trouvent sa mère et Andy. Après avoir regardé tout son saoul, Cassidy fait semblant de les ignorer alors qu’elle passe à côté d’elles et elle remarque le petit sursaut de surprise de sa mère. « J’vais me chercher une glace, » dit-elle d’un ton jovial, comme si elle n’avait rien vu d’extraordinaire, du style à changer totalement votre vie ce soir. Maintenant qu’il y a une preuve que sa maman et Andy sont plus que des amies, elle peut se préparer à ce qui va arriver ensuite. Non qu’elle sache ce qui va arriver, mais quoique se soit, elle ne va pas essayer de l’arrêter.

Elle prend le pot de crème glacée et essaie de ralentir le battement de son cœur. Des bruits de pas délicats approchent de derrière et elle s’attend à entendre sa mère lui dire d’aller dans sa chambre ou d’arrêter de manger de la glace parce que ça va la faire grossir. Au lieu de ça, du coin de l’œil, elle voit Andy s’appuyer contre le comptoir en marbre, puis se hisser dessus et s’asseoir.

« Eh ! » dit Andy.

« Eh ! » Cassidy transpire maintenant. « Tu en veux ? »

« Et comment ! »

Le sourcil de Cassidy s’envole. Andy n’est pas maigre, pas comme les mannequins qui sont dans le magazine de sa mère. Mais elle est jolie et elle a une silhouette que Cassidy secrètement souhaiterait avoir plus tard. Elle se demande si cela dérange sa mère qu’Andy mange de la glace. Sans trop s’en soucier, elle sert une coupe à Andy avec trois boules parfaites. Elle lui tend la coupe, puis s’en prépare une pour elle sans décider que faire ensuite.

Andy ne bouge pas de son perchoir sur le comptoir. A cause de ça, Cassidy grimpe sur l’autre comptoir et s’assoit en face d’elle. Andy sourit et Cassidy est satisfaite parce qu’elle sent qu’elle a fait ce qu’il fallait. Elle mange de la glace, la goûtant à peine. Elle et Andy sont le reflet l’une de l’autre pendant quelques minutes, leurs cuillères se levant et retombant jusqu’à ce que leurs bols soient presque vides. A ce moment, Andy sourit largement. « Drôlement bon, hein ? » dit-elle tout en dévorant sa dernière bouchée.

« Mm-hmmm, » répond Cassidy.

Elles restent assises encore une minute jusqu’à ce qu’Andy craque. « J’aime bien ta maman, » dit-elle très vite.

Cassidy fait un petit signe de tête. « C’est ce que je pensais. » Il y a une pause et Cassidy n’est pas sûre si elle doit dire plus.

« Tu veux me dire quelque chose ? »

Tout en haussant les épaules, Cassidy répond. « Non, pas vraiment. Maman semble heureuse. » Elle gratte le fond de sa coupe pour une dernière cuillerée. « Tu es celle avec qui elle est toujours au téléphone, n’est-ce pas ? »

Andy semble surprise. « Peut-être ? »

Cassidy fait le même signe de tête. « Ouais, c’est toi. Le soir et parfois le matin avant qu’elle aille travailler. »

« Euh ! J’imagine. » Andy balance ses jambes et cogne ses talons contre les meubles blancs et immaculés de la cuisine. Maman ne serait pas contente si elle pouvait voir ça. « Ça t’ennuie ? »

Cassidy roule des yeux. N’a-t-elle pas déjà répondu que c’était OK ? « Non. » Mais en fait, elle a une question à poser. C’est à cause de Stephen qu’elle demande. « Tu aimes les enfants ? »

Le visage d’Andy se transforme d’une façon que Cassidy ne peut expliquer. Elle semble enthousiaste, ce qui est bizarre. « Ouais, j’aime les enfants. »

« Euh… » répond Cassidy. Andy semble honnête et Cassidy aime ça. Cass aime bien aussi la façon dont Andy leur parle à elle et sa sœur au cours de véritables conversations. Ne disant pas seulement « Oh ! » et « Ouais » et « C’est sympa », puis prétendant qu’elles ne sont pas là. « C’est bien. »

« Je vous aime bien, toi et Caroline. Maintenant que je vous connais un peu mieux en tous cas, » dit Andy avec un sourire ironique.

« Que veux-tu dire ? »

« Tu ne te souviens, n’est-ce pas ? »

Cass secoue la tête.

« Toi et ta soeur m’avez mis dans un sacré embarras avec votre mère une fois. »

Cassidy réfléchit. Il y avait un certain nombre de possibilités parmi lesquelles choisir, mais l’une d’elle ressortait. « Tu es celle qui nous a eu le Harry Potter, » dit Cassidy. Elle sait exactement ce qu’elle a fait et elle se sent mal à cause de ça, pire encore quand elle réalise que c’était Andy. Andy lui avait toujours semblé familière, mais elle et Caroline ne l’avait vu que quelques fois quand elle travaillait pour Maman. Et puis, elle était différente maintenant. Plus grande ? Non. Mais pas aussi ronde ou pas l’air aussi jeune.

Cassidy se souvient plutôt bien de cette époque. Y penser  la rend très heureuse  que les choses aient changé, parce qu’elle se sentait sombre et triste alors. Elle a beaucoup écrit dans son journal et elle est soulagée que personne ne connaisse son existence. C’est comme si ça s’était passé il y a un siècle.

« Je suis désolée, » dit Cassidy et elle le pense. « Je n’étais pas très gentille à l’époque. Caroline non plus. »

« C’est bon, » dit Andy. « J’ai fait mes preuves devant ta mère ce jour-là. Et tu as eu ton livre. »

Cassidy sourit. « C’était vraiment un bon livre. »

« Je sais. Je l’ai lu aussi. »

« Vraiment ? »

« Mmm-mmm. »

Cassidy est impressionnée. Sa mère n’a pas lu « Les Reliques de la Mort » ou aucun autre livre de la série. Elle plissa les yeux, soupçonneuse. « Sûr que c’était triste de voir mourir le Professeur McGonagall, n’est-ce pas ? J’aimais bien son personnage. »

« Minerva ? » Andy fronça les sourcils. « Elle ne meurt pas. Tu es sûre ? » demande Andy alors que son front se creuse pendant qu’elle réfléchit.

« Ah oui, » fait Cassidy, soulagée qu’Andy n’ait pas menti. « J’ai dû confondre. »

Andy ne répond pas, mais son front se déride. « Oh ! » Elle incline la tête. « Ouais. »

Cassidy décide alors à ce moment précis qu’aussi longtemps qu’Andy sera gentilles avec elles, ça lui est égal si elle est une fille ou si elle sort avec sa mère. Si on peut vraiment appeler ça « sortir ». C’est bizarre de penser à sa mère avec quelqu’un. « Enfin, je devrais retourner dans ma chambre. Bonne nuit. » Elle descend du comptoir. « A bientôt ? »

Andy descend à son tour et s’avance. « Bonne nuit, gamine, » dit-elle et elle la serre dans ses bras. « Dors bien ! Ta maman est par-là. » Elle tourne la tête vers le bureau. « Tu pourrais aussi aller lui souhaiter une bonne nuit. »

« OK. » Cassidy est surprise de se retrouver dans les bras d’Andy, mais c’est OK. Agréable même. « Salut. »

Elle quitte la cuisine et trouve sa mère en train de parcourir le Book. « Bonne nuit, M’man, » dit Cassidy et va la prendre dans ses bras. Elle reçoit une étreinte en retour et sa mère la tire presque sur ses genoux.

« Bonne nuit, ma chérie. A demain. » Elle embrasse la joue de Cassidy. Sa maman sent super bon et son visage est très doux.. Elle est belle. Plus belle que n’importe qui d’autre que connaît Cassidy.

« OK. »

Cassidy monte l’escalier complètement abasourdie, comme si tout avait changé. Caroline va vouloir savoir ce qui s’est passé, mais Cassidy n’est pas prête à lui dire. Elle veut un peu garder ça pour elle, peut-être pour la nuit, avant de partager. Caroline n’y verra pas d’inconvénient. Elle n’y voit jamais d’inconvénient. Mais elle sera heureuse, aussi heureuse que Cassidy l’est. Parce que Cassidy aime beaucoup Andy maintenant. Vraiment beaucoup.

Cassidy va se coucher après s’être brossé les dents et elle regarde le plafond. Elle pense qu’elle va mettre longtemps avant de s’endormir parce qu’elle veut attendre que sa mère monte dans sa chambre. Au lieu de ça, elle s’endort et se met à rêver presque immédiatement. Dans ce rêve, elle marche dans un champ de grandes fleurs jaunes, les mains tendues pour frôler les pétales du bout des doigts.

Trois semaines plus tard, Cassidy se réveille à 7 heures du matin un samedi avec le bruit de voix. Le bruit de deux voix.

Cela signifie qu’Andy a passé la nuit.

Cassidy est un peu étonnée même si elle sait que sa maman aime vraiment bien Andy. Après toutes ces années à observer sa mère avec des types, ce truc avec Andy semble entièrement différent.  Maman semble elle-même avec Andy, comme une personne normale. Elle peut parler d’un ton mordant parfois, mais Andy a cette façon de dissiper l’irritation de sa mère avec quelques mots ou un grand éclat de rire. Comme si c’était bête pour sa mère de se mettre dans cet état  et qu’elle devrait juste se calmer. Observer sa mère ne pas exploser ou porter son regard méchant est fantastique. L’énervement la quitte et elle secoue la tête. Problème résolu.

Cassidy dévale les escaliers pour trouver Caroline en train de faire chauffer des gaufres à la cannelle dans le grille-pain. « Andy a passé la nuit ici ! » s’exclame Cassidy d’un ton étouffé. « Tu crois qu’elle va essayer de partir en douce ou elle va descendre pendre le petit-déjeuner ? »

Regardant les gaufres, Cassidy a une idée qui entraînera peut-être sa mort des mains de sa mère, mais elle veut immédiatement mettre cette idée en œuvre. C’est une compulsion. « Je crois qu’on devrait leur apporter le petit-déjeuner au lit. »

Caroline en a le soufflé coupe. « Non ! »

« Si, » répond Cassidy. « Ça sera notre façon de dire à Maman que tout va bien. C’est une super idée. Allez, fais plus de gaufres ! On va leur en apporter une grosse pile. Je sors le sirop d’érable et le café est déjà fait. » Elle se dirigea vers la cafetière électrique dont la mise en marche était programmée tous les soirs par la gouvernante. Elle versa le café, puis prit un petit pot de lait écrémé et quelques morceaux de sucre parce qu’elle ne savait pas encore comment Andy buvait son café. Caroline tremblait devant le grille-pain, regardant fixement  les gaufres comme si elles allaient causer sa destruction éventuelle.

En dix minutes, elles avaient préparé le plateau, la touche finale étant un vase que Cassidy a emprunté au bureau de sa mère. Il contient une rose rouge qui sent merveilleusement bon. C’est un beau geste, pense-t-elle.

Alors que Caroline et elle montent les escaliers, Cassidy doute de sa décision, mais elle veut quand même le faire. Elle veut que sa mère sache qu’elle l’aime et elle veut qu’Andy le sache aussi. C’est sa manière de le dire. Et Cassidy prendra tout le blâme si les choses ne se passent pas bien. Le résultat ne pas être pire que de laisser penser à Andy qu’elle doit partir en douce sans voir personne au matin.

Elles s’approchent et Cassidy imagine qu’elle peut entendre le cœur de Caroline battre à quelques pas d’elle. Cassidy fait un mouvement de tête vers la porte et dit. « Frappe ! »

Caroline lève la main et hésite.

« S »il te plait! C’est lourd ! » supplie Cassidy.

Caroline se décide enfin et tape deux fois sur la porte avec le poing fermé. Elle porte sa main à sa bouche.

Quelques seconde s’écoulent, puis encore quelques secondes. Les bras de Cassidy commence à trembler quand la porte s’entrouvre de quelques centimètres.

Le visage de leur mère, sans maquillage, les accueille. Ses yeux se font tempétueux avant de voir le plateau.

« Oh ! », dit-elle. « Qu’est-ce que c’est ? »

« Le petit-déjeuner. » Cassidy déglutit. « Pour toi et Andy. »

Leur mère porte une main à sa gorge, tirant un peu sur son peignoir. « Mon Dieu ! Andrea, aimes-tu les gaufres ? » La porte s’ouvre en grand alors que leur mère recule pour les laisser passer.

Cassidy respire enfin et Caroline aussi. Elles entrent dans la chambre et voient Andy allongée sur le lit, en train de lire le journal. Elle lève les yeux vers elles et leur plateau, l’air complètement étonné. « Salut ! »

« Salut ! Tu aimes les gaufres à la cannelle ? »

« Tu veux savoir si j’aime les gaufres à la cannelle ? » Andy s’assoit et plie le journal. « Ta mère devra luter avec moi pour en avoir. » Cassidy peut voir qu’Andy a fait les mots-croisés et un coin a été complété. Son sweat-shirt Northwestern (NDT : Université de Chicago où Andy a fait ses études) est trop grand, mais il semble chaud et confortable. Leur mère, de son côté, a disparu dans la salle de bain. Elle en émerge peu après portant un pantalon d’intérieur fluide et une chemise de couleur crème en laine polaire. C’est sa tenue habituelle pour le matin, mais Cassidy ne la voit pas les porter souvent. Le plus souvent, elle s’habille dans ses habits normaux immédiatement.

Sa mère et Andy s’asseyent côte à côte alors que Cassidy et Caroline s’agenouillent devant elles et le plateau, observant leurs réactions. Andy prend une première bouchée et ferme les yeux de plaisir. « Je n’ai pas eu de sirop d’érable depuis des siècles. C’est super ! » Elle tartine sa part avec du beurre alors que leur mère ajoute juste une goutte de sirop sur le bord de son assiette. Elle coupe sa gaufre en morceaux et pour le plus grand plaisir de Cassidy, elle sourit alors qu’elle prend une bouchée avec sa fourchette et la mange.

Andy mange toutes ses gaufres et la moitié d’une gaufre de sa mère qui, pendant ce temps, boit tout le café et pèle une banane qu’elles avaient ajoutée sur le côté. Andy en prend un morceau quand leur mère lui offre le fruit et pour elle ne sait trop quelle raison, Cassidy ressent une bouffée de chaleur en elle.

« Je vais à Central Park aujourd’hui, » dit Andy. « Vous venez avec moi, les filles ? »

Leur mère jette un coup d’oeil à Andy et Cassidy ne peut pas dire ce qu’elle pense alors, elle répond vite. « Bien sûr ! »

« Votre maman a du travail alors je pensais ne pas rester dans ses jambes. Je veux essayer de patiner à la patinoire Lasker : je n’y suis jamais allée. Vous avez des patins ? »

Caroline fait oui de la tête. « Mais nous ne sommes pas très bonnes. » Caroline ne ment pas. Aucune des deux n’a assez de patience pour apprendre quelque chose qui ne leur vient pas naturellement. Patiner est difficile, mais Cassidy veut y aller quand même.

Andy éclate de rire. « Je n’ai pas essayé depuis le lycée et j’ai était épouvantable. Mais je pense quand même que ce serait amusant. Ça te convient, Miranda ? » demande Andy en la regardant.

« Mmm… » dit leur maman tout en faisant oui de la tête. « Du moment que vous êtes prudentes. »

« Je les protégerai de ma  vie, » répond Andy en faisant une espèce de salut militaire.

Maman sourit légèrement. « Je parlais de toi. Je crois me souvenir que pas plus tard que la semaine dernière, tu es tombée du bord d’un trottoir en ne faisant rien de plus compliqué que de parler au téléphone. »

Cassidy écarquille les yeux et elle réalise que leur mère est en train de taquiner Andy.

« Eh bien, nous ne pouvons pas être toutes gracieuses comme une gazelle comme toi, Miranda. Mais un jour, j’aimerais bien te voir sur des patins à glace. »

« Tu attendras longtemps, » dis leur maman en finissant sa banane. « C’était un délicieux petit-déjeuner, mes chéries. Merci. Maintenant, Andrea et moi avons deux ou trois choses à finir ici et puis vous pourrez y aller. Pourquoi n’allez-vous pas vous préparer ? »

Cassidy fait un petit signe de tête et descend du lit avant de prendre le plateau. Caroline la suit hors de la chambre et ferme la porte. En bas, elles chargent le lave-vaisselle et se préparent quatre gaufres pour elles. Elles sont assises à la table et mangent silencieusement. Cassidy se demande ce que pense Caroline et si c’est la même chose qu’elle.

C’est à dire qu’elle aimerait qu’Andy reste dans les parages pendant un certain temps. Que leur mère semble plus gentille que d’habitude. Qu’elle n’a rien contre l’idée de faire des gaufres  pour toute la famille et Andy, tout le temps. Qu’après le merdier qu’a mis Stephen dans leur vie, elles auraient besoin d’un peu de chance pour changer

3ème Partie

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