Au bord du Styx

31 août 2007

Blog Day – Fête du Blog

Filed under: blabla,Société — Catherine @ 15:35

Je viens de voir qu’aujourd’hui était la journée mondiale du blog et qu’il fallait parler de cinq blogs qui ne soient pas très connus, car selon les stats, les internautes vont toujours sur les mêmes blogs, très médiatiques.

Je vais obligatoirement reparler de certains que j’ai déjà cités, mais je vais essayer d’en présenter d’autres.

  • Un blog américain parlant de basket féminin : Women’s Hoops Blog
  • Un autre blog américain parlant de sport féminin en général : Women’s Sports Blog
  • Le blog juridique et judiciare de Maître Eolas (bien utile quand il faut décortiquer certains faits d’actualités surtout quand ils sont relatés par la Presse… et particulièrement en ce moment)
  • Un blog/portail consacré à la SF à la TV et au cinéma (toujours en anglais) : SyFy Portal
  • Everland, le blog d’un instituteur/dessinateur de BD
  • Dykes to Watch Out For : le Blog d’Alison Bechdel (Dessinatrice de BD)
  • Strange Maps : un site collectionnant des cartes étranges comme son nom l’indique
  • Radical Dreamer, Blog d’une chinoise timbrée à tendances polymorphistes paumée dans un monde psychédélique (en français comme son nom ne l’indique pas), j’aime les dessins, les réflexions…
  • Kaktus au Pays des Marmottes : parce que…
  • Gastronomades, un blog culinaire

Heureusement qu’il ne fallait en mettre que cinq… Sinon, désolée pour les blogs en anglais pour les non-anglophones, mais ils font tous partie de mes listes et je les lis sans trop me soucier en quelle langue ils sont. Il y en a encore plein que je visite régulièrement et dont j’ai parfois déjà parlé.

Alors, si vous me lisez et que vous tenez un blog, à vous de faire !

That’s all, Folks !

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29 août 2007

Voyages, voyages….

Filed under: blabla — Catherine @ 13:02

Pour les moins jeunes, ça peut rappeler une chanson (bien que des artistes des années 80 viennent de faire une tournée cet été et que Desireless a été pas mal interviewée…)

Mais non, je ne vais pas parler musique, mais de deux sites présentés par le blog d’AfterEllen (rendons à César ce qui appartient à Jules) qui permettent de visualiser les pays du monde et les états des USA où on a pu mettre les pieds. Même si on peut considérer que j’ai pris du retard ces deux dernières années et que j’ai tendance à retourner dans les endroits que j’aime, le résultat reste honorable (enfin, je crois….) : 20 pays visités soit 8 % du monde.

Et ça donne ceci :

Et vous ? 🙂

28 août 2007

Nos ancêtres les gaulois….

Filed under: Lecture — Catherine @ 21:38

Je trouve ces découvertes archéologiques fascinantes.

Des archéologues révèlent une véritable métropole arverne
LE MONDE | 28.08.07

© Le Monde.fr

Une vingtaine d’étudiants en archéologie s’activent, avec la chaîne des puys pour horizon. « Nous sommes ici au sommet de l’Etat, chez l’un des plus hauts magistrats du peuple arverne, assure Matthieu Poux, professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l’université de Lyon, en balayant du regard les 3 000 à 4 000 m2 de fouilles. A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l’hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill. »

Mêlant à son enthousiasme la rigueur scientifique, l’universitaire refuse de verser dans la rêverie. « On peut tout de même dire que le quartier étudié cet été à Corent a un statut très particulier, explique-t-il. Nous avons découvert de grosses maisons avec beaucoup de pièces d’armement et de vaisselles métalliques rapporées d’Italie, qui sont les marqueurs de l’aristocratie. »

Le plateau de Corent, qui se dresse au-dessus de la rivière Allier, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, révèle petit à petit, depuis 2001, l’empreinte d’une grande ville celte. D’année en année, les fouilles lancées par l’Association pour la recherche sur l’âge du fer en Auvergne bouleversent la représentation commune de Gaulois vivant dans des villages de huttes et organisés en bandes dirigées par des chefs chevelus.

Bien avant la victoire de César sur Vercingétorix – en 52 av. J.-C. à Alésia – et la conquête romaine, les Arvernes avaient développé un modèle urbain très élaboré. Cette émergence de villes fortifiées structurant le territoire rural est datée de la charnière entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C.

A l’issue des fouilles de cet été, Matthieu Poux estime avoir la confirmation que le plateau de Corent a été le site d’« une grande ville occupée de façon continue, dans une période allant de 150 à 50 avant notre ère ». « Il ne peut s’agir que de la capitale du peuple arverne dont l’influence portait du Berry à la Lozère et du Limousin au Puy-de-Dôme, poursuit-il. S’étendant sur une quarantaine d’hectares, la ville aurait pu compter entre 5 000 et 10 000 habitants. »

Une des questions en suspens porte sur les relations avec deux sites qui ont fonctionné pendant la même période dans un rayon de quelques kilomètres, le plateau de Gergovie, où les armées de Vercingétorix ont battu celles de César, et le site de Gondole, situé au bord de l’Allier. « Mon hypothèse est celle de trois pôles constitutifs d’une même agglomération, avance Matthieu Poux. Corent aurait eu une fonction politique et religieuse, Gergovie un rôle militaire et Gondole une activité artisanale. »

Les premiers programmes de fouilles avaient permis, en 2005, de dresser le plan du plus grand sanctuaire religieux connu au sud de la Seine. Sortant de cet espace de 50 m de côté, les archéologues ont mis au jour une partie du centre-ville.

« Les réponses obtenues à l’issue de ce nouveau programme de fouilles dépassent nos espérances, reprend le professeur d’archéologie. Nous ne nous attendions pas à découvrir un bâti aussi évolué, de type méditerranéen. Vers 80-70, il y a eu un phénomène de reconstruction avec des techniques nouvelles, en particulier des radiers de pierre servant de fondation et des couvertures de tuiles. »

Les fouilles on mis en évidence l’apparition, dès avant la guerre des Gaules, d’« une forme d’urbanisme très proche de ce que l’on trouve à Rome à la même époque », estime Matthieu Poux. Ce constat s’appuie sur la découverte des éléments caractéristiques d’un forum romain. Après le sanctuaire est en effet apparu ce qui semble être une grande place publique, dont l’orientation et l’articulation avec le pôle religieux relèvent d’« une gestion très théâtralisée, très scénographiée de l’espace ».

En bordure de cet espace dédié aux grands rassemblements, les travaux de cette année ont permis d’identifier ce qui pourrait être le troisième élément du forum romain : « Nous avons une place d’environ 600 m2 bordée de galeries abritant des ateliers et des boutiques. Nous avons en particulier retrouvé des outils utilisés par les artisans du métal, des monnaies, des balances romaines, des jetons pour compter. »

La romanisation précoce des Arvernes tient sans doute aux allers-retours de leurs hauts magistrats entre l’Italie et le centre de la France. Ce que suggère la découverte, exceptionnelle, de deux fibules en or reliées par une chaîne. « Plus qu’un bijou, affirme Matthieu Poux, c’est un insigne offert par Rome aux plus hauts personnages de l’Etat. » Il y voit aussi un symbole de liens et de fidélités précoces noués entre Rome et les Arvernes.

Manuel Armand

 

Et un site pour apprendre davantage : Fouilles de Corent

That’s all, Folks !

 

26 août 2007

Deux ans aujourd’hui….

Filed under: Hommage — Catherine @ 10:56

… que mon père nous a quitté.

Cela fait toujours aussi mal. La douleur est peut-être un peu différente de celle des premiers mois, mais elle est toujours présente.

19 août 2007

News Flash News

Filed under: Basketball,blabla,Ecriture,Lecture,Projet 12,Société,WNBA — Catherine @ 10:58

Bonjour,

Un mot rapide pour vous dire où j’en suis. Je joue toujours à cache-cache avec les maux de tête (et je suis souvent perdante à ce jeu !). Ma jambe semble aller un peu mieux après une semaine (15 août oblige) sans kiné. Faudrait-il que je suspende les séances jusqu’à ce que ça passe totalement ? Et sinon, j’ai vu ma rhumato la semaine dernière avant son départ en congés qui m’arrête à nouveau jusqu’à la mi-septembre. Ce qui signifie que ma reprise au ralenti au 1er septembre est annulée. Entre la rééduc de la hanche qui ne se fait plus à 100 % et la douleur liée à la compression musculaire qui ne passe pas, ça fait deux points de fragilité sur une articulation qui ne supporterait donc pas un retour à un rythme « normal ».

Enfin, ce qui fera sans doute le plus plaisir à une majorité d’entre vous, je recommence à écrire, d’abord pour Fanfics-Revues, puis pour le chapitre manquant du Projet 12. Peut-être aurai-je bientôt quelque chose à vous soumettre.

Sinon, j’ai lu le dernier Harry Potter et j’ai bien aimé, y compris l’épilogue. Je me dis maintenant qu’il faudrait que je relise tout en ayant la fin en tête. Vais-je attendre le retour de mon frère de ses vacances pour lui réemprunter ses HP en anglais (qu’il m’avait passés cet hiver quand j’étais à l’hosto) ? Vais-je emprunter ceux de ma mère en français (qu’elle s’est décidée à acheter d’occasion sur un célèbre site de vente en ligne après m’avoir vu dévorer lesdits ouvrages) – mais elle est en train de les relire ? Vais-je tout bonnement me décider à acheter les 6 premiers volumes – mais je fais quand même très attention à mes dépenses ? On verra…

Enfin, un peu de lecture, si vous ne l’avez pas déjà lu dans votre feuille de chou (électronique ou papier) habituelle :

Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt
LEMONDE.FR | 16.08.07

© Le Monde.fr

C’est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l’encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s’est attelé l’an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d’une notule, de constater qu’un utilisateur du réseau informatique d’une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient.

Les exemples sont légion. Le magazine américain Wired évoque notamment la disparition, le 17 novembre 2005, de plusieurs paragraphes critiquant la fiabilité des machines à voter Diebold et les liens entre son dirigeant et George W. Bush. Une suppression qui, selon le WikiScanner, émane d’adresses IP utilisées par les bureaux de la firme Diebold elle-même. La chaîne de supermarchés Wal-Mart a pour sa part remplacé une phrase sur ses salaires : le premier texte les disait plus bas que ceux du reste de la grande distribution… le nouveau les qualifiait de deux fois plus élevés que le salaire minimum.

CIA, NSA, FBI

Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon Wired. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications « honteuses », le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi qu’une personne se connectant du réseau de la NSA (Agence de sécurité américaine) a supprimé, dans la note sur « l’extraction d’information », un lien qu’elle jugeait « non pertinent » vers le réseau Echelon, système de la NSA qui permet d’intercepter les communications ; que le FBI a supprimé des vues aériennes de la prison de Guantanamo ; qu’un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de supprimer toute la note concernant le « mur » construit pour séparer l’Etat hébreu de la Cisjordanie.

On apprend aussi, entre autres modifications classées très haut par les internautes, que les références à la catastrophe de l’usine de pesticides de Bhopal et de l’agent orange ont été supprimées depuis le réseau du fabricant de produits chimiques Dow Chemical. Ou encore qu’un membre du Parti républicain a remplacé « armée d’occupation » par « armée de libération » pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu’une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est « un rival majeur de Google » émane justement de l’agence chargée des relations publiques de Microsoft.

 

Claire Ané

Ca me fait penser à un article lu il y a quelques mois, que je ne crois pas avoir mis en ligne, parlant d’un consultant dont les services avaient été achetés par Microsoft pour que celui-ci rédige une note (sur je ne sait plus quel sujet) qui devait être favorable à l’entreprise du P’tit Billou.

Il faudra encore que je fasse un résumé géant de la saison WNBA qui s’achève cette nuit et alors que l’on ne connaît toujours pas le quatrième participant des playoffs pour la conférence Est.

Bon Dimanche !

That’s all, Folks !

11 août 2007

Est-ce cela qui nous attend ?

Filed under: Lecture,Société — Catherine @ 13:15

Enfin… pas moi, mais d’une façon générale… (bien que pour les lecteurs d’une certaine SF, cet article ne semble pas d’une grande nouveauté, mais quand la réalité rejoint la fiction…)

Le Japon, l’île des enfants perdus
LE MONDE | 09.08.07

© Le Monde.fr

Souvent d’un confort feutré avec leurs spacieuses bibliothèques de mangas et de DVD, leurs box au fauteuil moelleux séparés par de minces cloisons à mi-hauteur et leurs distributeurs de boissons, sandwichs ou bols de nouilles instantanées, les cafés Internet qui fonctionnent 24 heures sur 24 sont les nouveaux repaires des jeunes Japonais.

La plupart viennent pour surfer sur le Web, d’autres pour tuer le temps, regarder la télévision ou se reposer dans la pénombre d’un lieu confortable, loin du brouhaha des rues des quartiers animés. Certains en ont fait leur tanière. Ce sont les « réfugiés du Net » : des jeunes de 20 à 30 ans qui naviguent d’un petit boulot à l’autre et ne gagnent pas assez pour se payer un logement ou une chambre d’hôtel. Dans les cafés Internet, ils peuvent passer six heures pour 1 500 yens (9 euros) ou moins dans les quartiers périphériques. La plupart des grands établissements disposent d’une centaine de box.

Minuit passé. Devant la machine à boissons chaudes, il attend que son gobelet se remplisse. La trentaine, jeans et tee-shirt bleu, les cheveux en broussaille. « Cool » comme des milliers de ses congénères croisés auparavant dans les rues du quartier branché de Shibuya à Tokyo. « Vous, vous cherchez un nouveau pauvre ?, dit-il, avec un sourire amer. Bingo ! Vous l’avez. Trente ans, une vingtaine de boulots sans lendemain. Depuis trois mois, je vis ici avec un petit sac et des sous-vêtements jetables. Je suis un « one call worker » : enregistré auprès d’une agence de placement qui m’appelle sur mon portable quand il y a un boulot. Dans les 1 000 yens de l’heure. Je dépense 1 500 yens pour ma nuit. Je mange dans des McDo. Humiliant, non ? Le gouvernement parle de « seconde chance » pour les perdants comme moi, poursuit le jeune homme. Mais y en a marre : on ne quémande pas une chance, un coup de bol. On veut une vie décente, c’est tout. Mon nom ? Je suis personne dans cette société. » Dans le gobelet, le café refroidit. Il le prend, puis, sur un « Salut ! », part vers son box.

Les cafés Internet offrent un condensé de la société japonaise contemporaine : prospère, lisse et efficace en surface, mais parcourue d’ondes souterraines dénotant malaise et dysfonctionnements. Dans les cafés Internet les plus modernes, ceux des quartiers animés, l’accueil est digne d’un hôtel. Atmosphère feutrée et services multiples. Fondus parmi les clients – car rien dans leur apparence ne les distingue vraiment – se nichent les jeunes paumés.

Après une décennie de récession, la machine productive nippone est repartie, mais elle laisse sur le carreau nombre de jeunes. Ce sont des « freeters » (mot composé de l’anglais free et de l’allemand arbeiter, désignant ici ceux qui font des petits boulots, c’est-à-dire des jeunes en situation précaire). Ayant grandi dans le Japon de la « bulle financière » de la fin des années 1980, ils sont arrivés sur le marché du travail à la fin de la « période glaciaire » de la récession, quand les entreprises soucieuses de réduire les coûts ont sabré dans l’emploi permanent pour privilégier le travail temporaire. Ils forment ce que le quotidien Asahi a baptisé la « génération perdue ».

Le gouvernement estime à 1,8 million le nombre des freeters, filles et garçons. Si, au début de la décennie, on a pu voir en eux l’expression des valeurs individualistes d’une génération plus orientée vers des satisfactions personnelles que ses parents dévoués à l’ entreprise, beaucoup ont découvert que leur situation est moins synonyme de liberté que de précarité.

Aux largués de la reprise, freeters et jeunes désargentés arrivés de la campagne qui n’ont pas de quoi payer un loyer et encore moins les trois mois d’avance pour obtenir un logement s’ajoutent ceux que des sociologues anglais ont baptisés « neet » (Not in Education, Employment or Training). Ils ne sont pas étudiants ni en formation : ils dérivent. D’entrée de jeu, ils ont baissé les bras. Pour la plupart, ce sont des adolescents introvertis qui refusaient d’aller à l’école (phénomène préoccupant dans l’Archipel depuis une décennie). Adultes, ils restent refermés sur eux-mêmes. Ils seraient 800 000.

Les neet sont un symptôme du malaise d’une société devenue férocement compétitive, qui condamne leur inadaptation, la mettant au compte de la fainéantise. Un message qu’ils reçoivent comme une négation de leur droit à l’existence. Les neet forment une bonne partie des jeunes qui se suicident. Comme eux, beaucoup de freeters ont le sentiment d’être pris dans une nasse.

Les quelque deux mille cafés Internet que compte le Japon sont moins chers qu’un sauna ouvert toute la nuit ou que les « hôtels capsules », aux couchettes superposées comme dans un wagon-lit. Et les boissons sont gratuites. La nuit, les plus grands sont pleins.

Outre la faune des habitués (10 % selon les employés), qui viennent pour quelques semaines, voire quelques mois, on y côtoie des salariés qui ont raté le dernier train. Ils ronflent les pieds sur la tablette de l’ordinateur dans les fauteuils inclinables des petits box de 2 m2, où l’on se déchausse avant d’entrer. Çà et là, dans les compartiments à deux, des couples profitent de la pénombre complice pour se caresser discrètement. Certains sont des lycéens qui ont raconté à leurs parents qu’ils dormaient chez un copain ou une copine. Devant d’autres box sont posées des chaussures à talons hauts : des filles de la nuit (hôtesses de bar et autres) qui attendent les premiers métros. Au petit matin, tout ce petit monde s’ébroue vers les douches de l’établissement. Certains ont même une salle de sport.

Les réfugiés du Net sont l’une des facettes de la nouvelle pauvreté nippone, fille d’une inégalité croissance entre ceux qui ont un travail fixe et les autres. Une disparité qui passe désormais par un clivage entre générations.

 

Philippe Pons

 

Lu également un article sur Dubaï : le « hub » de la mondialisation heureuse

8 août 2007

Un triste jour si c’est confirmé

Filed under: environnement,Sciences,Société — Catherine @ 22:00

Le dauphin blanc du Yangtsé se serait éteint
LEMONDE.FR | 08.08.07

© Le Monde.fr

Pendant six semaines, ils n’en ont pas aperçu un seul. Venus de Chine, du Japon, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, des experts ont écumé les eaux du Yangtsé, le grand fleuve chinois, sans rencontrer un seul « baiji », le nom chinois du dauphin blanc de rivière. « Ces résultats signifient » que cette espèce « s’est probablement éteinte », a indiqué Wang Ding, de l’Académie des sciences chinoise, qui a dirigé l’expédition, menée en décembre et dont les conclusions ont été rendues publiques mercredi 8 août.

« Une partie de l’âme chinoise s’en est allée », titre le quotidien britannique The Independent, qui souligne l’importance du cétacé en Chine, où il est surnommé « la divinité du Yangtsé », dont il habite les eaux depuis 20 millions d’années.
Quelque 5 000 dauphins auraient vécu dans les eaux du Yangtsé il y a moins d’un siècle, selon le site baiji.org, fondé par des associations de différents pays qui se consacrent aux espèces menacées. Une expédition conduite en 1997 n’avait permis de repérer que 13 individus. Victime d’une pollution dévastatrice, de la pêche illégale et du trafic fluvial, le baiji est la première espèce de cétacé à subir les conséquences de l’industrialisation en s’éteignant.

Qi, un baiji de l’aquarium de Wuhan, mort en 2002 à l’âge de 22 ans. (AFP)

5 août 2007

Un article passionnant

Filed under: Lecture,LGBT,Sciences,Société — Catherine @ 11:26

A lire :

Les chiffres comme langage
LE MONDE | 04.08.07

© Le Monde.fr

Il y a du Rimbaud chez Daniel Tammet. Comme le poète halluciné de Voyelles – A noir, E blanc, I rouge -, ce jeune Anglais accouple lettres et couleurs. Mais sa vision est infiniment plus riche. A chaque chiffre, chaque lettre, chaque mot, il associe une couleur, une forme, une texture. Et souvent un son ou une sensation.

Les chiffres, ses amis, dansent dans sa tête. 1 brille d’un blanc éclatant, 2 se balance lentement, 3 s’étale, grassouillet, 5 résonne comme les vagues contre les rochers, 9 se dresse très haut, bleu et intimidant. Les nombres ont un grain, dur, doux, sombre ou lumineux. 37 a l’apparence grumeleuse du porridge et 89 évoque la neige qui tombe.

Daniel Tammet, 28 ans, est un autiste « savant ». Il cumule deux maladies presque jamais réunies : le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme assez légère ; la synesthésie, un trouble entraînant un chevauchement des sens. Comme tous les autistes, mais moins que la plupart d’entre eux, Daniel a souffert d’une grave difficulté à communiquer, aujourd’hui largement surmontée.

Et comme les 50 autres autistes « savants » recensés dans le monde, il possède des dons intellectuels inouïs. Il est le seul capable de décrire en détail son univers cérébral. « J’ai de la chance », constate-t-il en nous servant le thé dans la cuisine du pavillon qu’il partage avec Neil, son compagnon, un ingénieur informaticien, à Herne Bay, une petite localité balnéaire dans le sud-est de l’Angleterre.

Daniel vit avec les nombres depuis sa tendre enfance. Ils furent le premier langage de ses émotions. Son obsession des calculs est née d’une crise d’épilepsie qui l’a frappé à l’âge de 4 ans. Les nombres devinrent alors son réconfort : « Ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n’y avait ni tristesse ni douleur. »

On a dit de Daniel qu’il est un « homme-ordinateur ». Pourtant, il ne « calcule » pas. Lorsqu’il multiplie deux nombres, il trouve la solution sans effort conscient : « Je vois le premier nombre à gauche, le second à droite, et une troisième forme apparaît. C’est le résultat. Je me contente de lire cette image mentale. Je n’ai pas besoin de réfléchir. » Il lui suffit de 28 secondes pour trouver le quotient de deux nombres, accompagné de 32 chiffres après la virgule. Faut-il préciser qu’il n’écrit jamais aucune opération ?

Daniel n’est pourtant pas un matheux classique. Il n’aime guère l’algèbre et ses équations, encombrées de lettres mais si pauvres en chiffres. Ses disciplines favorites sont les nombres premiers, les problèmes de probabilité et le calcul calendaire, où il devine en un instant quel jour de la semaine vous êtes né. Pi est son nombre favori, le seul qui se déroule à l’infini : « Il me fascine. Aucune feuille de papier, fût-elle aussi grande que l’univers, ne pourra jamais le contenir. » Il lui doit sa renommée.

La scène se passe en 2004, le 14 mars – jour de la naissance d’Einstein -, dans une salle du musée de l’histoire des sciences d’Oxford. Daniel s’apprête à relever un défi, préparé pendant trois mois, au profit de la Société nationale d’épilepsie : énumérer de mémoire en public le plus de décimales possible de Pi. Cinq heures, neuf minutes et vingt-quatre secondes plus tard, la longue récitation prend fin devant des examinateurs médusés. 22 514 chiffres sans la moindre faute ! Record d’Europe battu sous une salve d’applaudissements. « Les chiffres, se souvient-il, défilaient devant mes yeux comme les images d’un film. »

Pi a changé la vie de Daniel Tammet. Héros d’un documentaire télévisé, il se raconte, avec modestie et sincérité, dans un livre récemment traduit, Je suis né un jour bleu (éd. Les Arènes, 21 €). Son aptitude à témoigner de ses expériences offre une chance unique aux neurologues avides de percer les mystères de l’autisme. Il se plie volontiers aux séries de tests, parfois perturbants, que lui soumettent les scientifiques britanniques et américains curieux de déchiffrer la « boîte noire » de son étonnant cerveau.

Par son exemple, Daniel aide à combattre les préjugés qui accablent les autistes : « En récitant le nombre Pi, je voulais leur dire qu’un handicap n’est pas un obstacle fatal. » A Salt Lake City, Daniel a rencontré le plus célèbre « savant » autiste, Kim Peek, l’homme qui servit de modèle au Rain Man, incarné en 1988 par Dustin Hoffman. Ce fut, dit-il, un grand moment de bonheur. Mais l’image réductrice que le film donnait de l’autisme appartient, selon lui, au passé : « Il faut permettre aux malades de prendre confiance, d’assumer leur différence. »Daniel entretient avec les mots, son « deuxième langage », une relation esthétique. Comme les nombres, ils ont forme et couleur. Même chose pour les prénoms : Richard est rouge, John jaune, Peter violet.

Grâce à sa remarquable mémoire visuelle, il apprend les langues en un clin d’oeil, ou presque. Il en maîtrise dix : l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’espéranto, le finnois, le français, le gallois, le lituanien, le roumain et l’islandais. Il a assimilé cette dernière, pourtant très difficile, en l’espace de quatre jours passés à Reykjavik. Les mots lui permettent de gagner sa vie. Il a lancé en 2002 un site Internet d’apprentissage des langues, qui marche très fort, baptisé Optimnem, en l’honneur de Mnémosyne, la déesse grecque de la mémoire. A 10 ans, il a créé sa propre langue, qu’il est le seul à parler, le Mänti (« un pin » en finnois). Elle possède aujourd’hui plus de 1 000 mots. Daniel est un grand lecteur de biographies et de dictionnaires. Mais il n’ouvre guère de romans : « Je préfère m’intéresser aux choses vraies. » Il est en train d’écrire un nouveau livre où il parle du cerveau, des nombres et de l’imagination.

Daniel eut une enfance solitaire et souvent douloureuse. A l’école, trop de choses lui faisaient mal : le bruit, les bousculades, et surtout ce sentiment d’être différent, qu’il ne pouvait comprendre ni dominer, faute à l’époque de diagnostic précis. Il se réfugiait dans le silence de sa chambre ou dans des rites compulsifs : il collectionnait les marrons, les prospectus, les coccinelles. Il doit à l’amour de ses parents (« mes héros ») d’avoir trouvé, devenu adulte, un heureux équilibre entre son univers et le monde extérieur, dans une philosophie qu’il résume d’une phrase : « L’important n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres. »

Jean-Pierre Langellier

4 août 2007

Pffffff

Filed under: blabla,Ciné-TV,Société — Catherine @ 15:34

Bonjour,

A nouveau, pas de billet depuis un petit bout de temps. L’année dernière avait connu le même phénomène. Je ne sais pas si c’est dû à un été à la limite du pourri, à un mois de juillet comparable à une immense migraine (et j’ai encore la tête sensible… pas douloureuse mais sensible), le fait que cette année encore, je ne partirai pas en vacances, le fait que cette fin de mois verra le deuxième anniversaire de la mort de mon père… Un peu de tout, j’imagine…

Du coup, je ne fais rien de productif. Je n’écris pas, je ne fais pas de fiches pour Fanfics-revues, je ne fais rien de ce que j’ai mis sur une petite liste… c’est déprimant et plus j’y pense, plus ça me déprime. La seule chose que je fais régulièrement et sérieusement, ce sont mes séances de kiné deux fois par semaine.

J’espère que ça va passer rapidement !

Sinon, semaine noire pour le cinéma comme vous avez sûrement vu : En 48 heures, la disparition d’Ingmar Bergman, de Michelangelo Antonioni et de Michel Serrault. Ingmar Bergman est lié a un souvenir de ciné-club au lycée avec la diffusion de « Cris et Chuchotements ». Le film avait été interdit aux plus jeunes. Il aurait dû être interdit à une majorité de garçons qui ricanaient bêtement et qui ont dû s’emm—der alors que moi, j’ai vu ce film comme une révélation artistique. Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons.

Antonioni, j’ai moins accroché. J’ai dû voir La Notte au ciné-club sur FR3 il y a longtemps. J’allais dire « trop intello » pour moi, mais après Bergman, pas facile à dire. Disons que ça ne me parlait pas de la même façon.

Serrault… tellement films que je pourrais citer. Il est dommage qu’il ait fallu attendre la fin du journal télévisé de F3 pour revoir « Garde à Vue ». Mais je ne vais pas critiquer la rediffusion du Viager, qui doit passer une fois par an, que je connais par coeur et que je revois à chaque fois. M6 a passé la Cage aux Folles 1 et 2 (je ne crois pas avoir vu le N° 2 avant et je comprends pourquoi). J’ai manqué la rediffusion du Bonheur est dans le Pré qui est l’un de mes films préférés. Et j’ai des souvenirs du Miraculé, Mortelle randonnée, Les Fantômes du Chapelier, On ne meurt que deux fois ou cette mini-série TV retraçant la vie d’Offenbach. Quand je regarde sa filmographie, je reconnais que je ne les ai pas  tous vus, mais j’en ai vu beaucoup !

Une lecture dont je voulais vous faire part depuis un petit temps : sur le sujet « blog et travail », une salariée d’un cabinet comptable britannique tenait un blog et parfois de son travail, mais l’anonymat de l’employeur était respecté et rien ne permettait de l’identifier. Il lui arrivait également de bloguer depuis son lieu de travail pendant son heure de déjeuner. Elle a été licenciée. Elle a porté l’affaire aux Prud’hommes et a gagné. Je vous renvoie au blog de Maître Eolas et principalement son dernier billet qui reprend tout ce qu’il a écrit sur le sujet. Ses commentaires sont très clairs donc pas besoin de sortir de la fac de droit pour comprendre ce qui se passe. Et a contrario, on peut en déduire les règles de ce qui peut être fait et pas fait (mais c’est aussi une question de bon sens).

Bon(nes) Week-end/Vacances/Retour de vacances !

That’s all, Folks !

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