Au bord du Styx

6 juillet 2007

Around Midnight !

Filed under: blabla,Ciné-TV,Hommage,Livres-BD,Opéra — Catherine @ 00:58

Je ferais mieux de dormir, je sais…

J’ai écouté un peu trop de jazz aujourd’hui…. la faute à ma mother qui me demandait si j’avais tel titre interprété par untel… c’est là que j’ai réalisé que j’avais plusieurs bons albums, toujours en 33 t. ! 😦

En sortant de chez le kiné ce matin, je suis donc passée la voir avec quelques CD qui pouvaient lui plaire et je lui ai mis ça sur son iTune. Ca lui plaisait : parfait ! 😀

Deux dépêches lues ce soir :

La mort de la cantatrice Régine Crespin, âgée de 80 ans. Je vous invite à lire cet article très intéressant sur sa carrière ici.

Mise à Jour du 07/07/07 :

Régine Crespin
LE MONDE | 06.07.07

© Le Monde.fr

En 1990, la cantatrice Régine Crespin arrêtait, à 63 ans, une carrière de quarante années. Elle allait enfin pouvoir se consacrer pleinement à ses élèves du Conservatoire de Paris, où elle enseigna de 1974 à 1992, fumer tranquillement les cigarettes extra fines qu’elle affectionnait et éviter de jeter son piano par la fenêtre comme il lui arrivait d’en avoir l’envie, au faîte d’une vie harassée de travail, ainsi que le confiait au Monde, en 2003, cette perfectionniste à qui sa grand-mère italienne avait dit une chose qu’elle n’a jamais oubliée : « Quoi qu’il arrive, si tu devais un jour balayer les rues, n’oublie pas les coins. »

Dix-sept ans après ce salut à son public, c’est une révérence définitive que vient de tirer celle qui fut une Périchole impayable autant qu’une redoutable Brünnhilde, victime d’une de ces maladies qui lui auront empoisonné une partie de la vie et dont elle ne se sera pas cachée – pas plus que de ses déboires amoureux et professionnels -, comme en attestent ses Mémoires écrits à la bonne franquette, A la scène, à la ville (Actes Sud, 1997), une édition revue et augmentée de La Vie et l’amour d’une femme (Fayard, 1982).

Crespin parlait de ses cancers (le premier avait été diagnostiqué en 1978) avec une faconde qui n’était que l’envers du décor. Car cette rigolote de service, qui pouvait à l’occasion se révéler intimidante, était en fait une timide qui se cachait volontiers derrière ses poses de lionne, de diva à chapeaux, fourrures et caniches. Mais Crespin (beaucoup l’appelaient par son seul nom) était trop intelligente pour être une Castafiore ou, à l’inverse, une « Crespinette » à accent (de Marseille, sa ville natale).

Lorsqu’on lui téléphonait et que sa secrétaire ne prenait pas l’appel, dans son appartement cossu de l’avenue Frochot, en plein quartier Pigalle, on croyait parler à Raimu, tant ce timbre parlé grave faisait douter qu’elle eût un jour pu entonner ce « la aigu exquisément piano » qu’aimait tant Francis Poulenc, qui écrivit pour elle le rôle de la deuxième prieure de ses Dialogues des Carmélites.

Crespin créa le rôle à l’Opéra de Paris, en 1957, mais dit à son « Poupoule » bien aimé sa préférence pour celui de la première prieure : « Il a posé sa grande patte sur mon épaule et m’a dit : vous le chanterez un jour, dans quinze ans, vous verrez, et vous y serez superbe. »

Elle incarnera en effet, vingt ans plus tard, cette mourante récalcitrante et blasphématoire, d’abord en anglais sur les scènes américaines, puis en français et au pied levé, à Paris, en 1980, sous la direction de Jean-Pierre Marty. Elle devait d’ailleurs faire savoir qu’elle ne serait pas contre la mise en disque de sa première prieure, une captation radiophonique qui sera donc publiée en 1999 par l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

DES PIANISSIMOS SENSUELS

En 1962, le chef d’orchestre Herbert von Karajan, autre énamouré des aigus de « La Crespin », comme il l’appelait, lui demande d’abord Sieglinde, à l’Opéra de Vienne, puis le lourd rôle de Brünnhilde, dans La Walkyrie, de Wagner, au premier Festival de Pâques de Salzbourg, en 1967. Elle est également de l’intégrale (Deutsche Grammophon, 1966) de sa Tétralogie, de Wagner, où elle « balance » d’impressionnants « hojotohos ». Dès 1958, Régine Crespin fréquente le Festival de Bayreuth, où seules deux autres chanteuses françaises avaient triomphé avant la seconde guerre mondiale, Marcelle Bunlet d’abord puis Germaine Lubin, grande Isolde. Crespin y chantera Kundry, dans Parsifal, et Sieglinde, mais, à Bayreuth pas plus qu’ailleurs, elle n’osera Isolde.

L’aigu « exquisément piano » de Crespin n’était pas un mythe : ce son en suspension, sensuel, avait une clarté parfois tranchante dans les forte que pouvait sans mal atténuer un voile d’ombre, ou plutôt – à une voyelle près – d’ambre dans ces pianissimos de rêve. Sa tessiture était longue, qui lui permettait d’incarner les rôles plus graves, comme la Carmen de Bizet longtemps redoutée et repoussée. A la fin de sa carrière, elle se cantonnera aux rôles de mezzo.

Son enregistrement (Decca, 1963) des Nuits d’été, de Berlioz, et de Shéhérazade, de Ravel, avec Ernest Ansermet (« Le seul de mes disques que j’aime vraiment », avouait Crespin), est resté une référence indépassée et constamment au catalogue. La où une Suzanne Danco, qui avait aussi enregistré Shéhérazade avec Ansermet, avait un son intrinsèquement français et un rien corseté, Crespin témoignait d’un plus vaste horizon de couleurs et d’une largeur d’émission qui n’offusquait cependant pas la clarté de la diction. En somme, Crespin avait, dans la voix, la rondeur légère des nuages de Raoul Dufy.

Elle fut, dans le répertoire français, exceptionnelle : en Didon, des Troyens de Berlioz ; en Pénélope, de Fauré ; en Marguerite de La Damnation de Faust, de Berlioz, notamment. Elle fut applaudie dans Desdémone, chez Verdi, dans Tosca, chez Puccini, et, chez Richard Strauss, elle fut une Maréchale d’exception, comme en témoignent ses extraits, avec Silvio Varviso (Decca, 1964), et son intégrale, avec Georg Solti (Decca, 1969), du Chevalier à la rose, où elle fait entendre l’exacte couleur mélancolique de cette femme encore désirable qui renonce à un trop jeune amant.

Si Crespin alla sur le terrain de ses grandes rivales étrangères, «  » Elles » ne venaient jamais se mesurer sur mon terrain français ! se réjouit-elle avec coquetterie dans ses Mémoires. Callas, Tebaldi, Schwarzkopf ou Nilsson n’ont jamais chanté un opéra français à Paris. Alors, mes succès, après tout, c’étaient des doubles victoires, na ! »

Car cette immense artiste fut certainement plus célébrée à l’étranger (l’Amérique l’adorait) que sur les scènes françaises : « La seule fois de ma vie où j’ai été sifflée, c’était pour des Contes d’Hoffmann dans mon propre pays, en 1974″, avouait-elle avec quelque tristesse.


27 février 1927 : Naissance à Marseille1949 : Premier Prix au Conservatoire de Paris et débuts à Reims, dans Werther, de Massenet

1958 : Débuts au Festival de Bayreuth

5 juillet 2007 : Mort à Paris

 

Renaud Machart

Le souvenir que j’en garde, c’est son interprétation de la première Prieure dans Le Dialogue des Carmélites, bouleversante…

L’autre dépêche, plus légère, à propos de l’adaptation au cinéma d’un livre dont je vous ai déjà parlé : « Mma Ramotswe détective » (franchement, je suis un peu inquiète de ce que les américains peuvent faire de ce livre, mais bon… laissons-leur le bénéfice du doute !)

Botswana: un sorcier prédit le succès du film sur « Mma Ramotswe détective »

04.07.07 | 17h42

Un sorcier du Botswana a prédit un grand succès au film retraçant les aventures de la célèbre détective de roman Mma Ramotswe, dont le tournage débute la semaine prochaine dans ce pays désertique d’Afrique australe, a révélé sa productrice.

Cet homme a prédit que ce long métrage, adapté des livres de la série « Agence N°1 des Dames détectives » d’Alexander McCall Smith, serait un grand succès, a déclaré Amy J. Moore, mardi soir lors d’une conférence de presse.

« Il y a environ un an, je me trouvais à Gweta en train de faire des repérages pour le film avec notre réalisateur Anthony Minghella. Nous avons rencontré ce très vieil homme, un sangoma », a-t-elle raconté.

L’équipe, qui travaille sur ce projet de film depuis six ans, décida alors d’interroger les esprits des ancêtres. « Nous nous sommes tous assis autour de ce très sage sangoma. Il m’a alors donné des os et dit: +Posez leur une question+. »

« J’ai demandé comment les choses se passeraient pour le film, quel accueil il recevrait. Après que j’ai lancé les os, avec l’aide d’un interprête, le sangoma m’a répondu: +Ce sera un très long voyage, mais un voyage très réussi+ », a ajouté la productrice.

Et jusqu’à présent, le sangoma a eu raison, s’est-elle félicitée, affirmant que « cela a effectivement été un très long voyage qui, grâce au soutien du Botswana, sera couronné d’un grand succès ».

Le réalisateur britannique Minghella, basé à Hollywood et récompensé notamment pour « Le Patient anglais », ainsi que son équipe sont arrivés la semaine dernière au Botswana. Le tournage doit se dérouler à partir du 9 juillet à Gaborone, dans le delta de l’Okavango et dans le désert du Kalahari.

La chanteuse américaine de rythm’n blues, Jill Scott, jouera le rôle de Precious « Mma » Ramotswe dans ce long métrage qui va employer plus de 1.500 personnes sur place et qui devrait sortir à Noël.

« Mma Ramotswe détective » a été publié pour la première fois en 1998 en Grande-Bretagne. Au moins cinq autres livres ont suivi depuis, traduits dans plus de 30 langues.

(source)

That’s all, Folks !

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