Au bord du Styx

15 mai 2007

Je m’interroge et je m’amuse

Filed under: blabla,Lecture,politique,Société — Catherine @ 15:11

Bonjour,

Deux sujets aujourd’hui.

Le premier, interrogation sur les qualifications des médecins-conseils à la Sécu. Comme annoncé, je suis allée à la Sécu hier. Ce n’était pas le même toubib que les autres fois. Je re-raconte ma petite histoire augmentée des derniers épisodes soit l’opération. tout se passe bien, elle suggère que mon arrêt soit prolongé jusqu’à la fin du mois puis que le mois prochain, je sois arrêtée à mi-temps pour permettre un retour à la vie « normale » en douceur. Comme c’est ce que je pensais aussi, on peut dire que tout va bien. J’en profite pour demander pourquoi je ne touche plus d’indemnités journalières depuis février (ce qui me met dans une situation difficile) et j’apprends que les hôpitaux et autres cliniques sont supposées envoyer les attestations d’hospitalisation à la Sécu (c’est même écrit sur le site de la Sécu), mais ce n’est pas fait ! Comme je n’ai pas ces documents, il va falloir que je me débrouille pour les récupérer et les renvoyer moi-même. Mais passons, au moins, je sais où j’en suis.

Là où ça devient « intéressant » (entendre le ton sarcastique), c’est quand elle demande à m’examiner. OK, c’est un toubib et franchement, depuis trois mois, je me suis déshabillée devant plus de personnes que je ne pensais possible. Elle commence à manipuler ma jambe. Normal aussi. Jusqu’au moment où elle lui fait faire un ciseau brutal : geste interdit N°1 dans mon cas. Je fais « Aïe » à deux reprises, elle arrête, je me rhabille et ça se finit vite après : mes arrêts sont validés.

Le problème est que depuis, même au repos, j’ai mal (et je prends toujours mes antalgiques) . Quand j’ai raconté ça au kiné hier soir, il m’a fait arrêter mes exercices sur le champ en se demandant si elle était folle. Ce mouvement aurait pu me déboîter la hanche si ça n’avait pas été entièrement cicatrisé ou si les ligaments étaient encore trop souples. C’est un mouvement que seul le chirurgien peut voir à faire et que je pourrai reprendre moi-même dans un an.

Il faut que je reste tranquille 48 heures. Aujourd’hui, ça fait un chouïa moins mal au repos, mais pas sur certains mouvements. ça renvoie en arrière une partie de ma rééducation. Que voulait-elle faire ? Me renvoyer à l’hosto ?

Sinon, ce qui m’amuse (sinon, on peut pleurer aussi, mais c’est moins productif) ce sont  deux dépêches de l’AFP lues ce matin et qui concernent l’une la formation du futur gouvernement et les grincements de dent de certains UMP devant la place faite à ceux de la gauche qui sont invités, la seconde concerne le PS, son avenir etc….

L’ouverture du gouvernement à des personnes réputées de gauche… en soi, ce n’est pas une mauvaise idée, mais j’ai des souvenirs déjà anciens de tentatives similaires où la personne de gauche claquait la porte au bout de 3 à 10 jours parce qu’elle réalisait qu’elle n’avait qu’une politique à appliquer qui ne collait pas avec ses idées.

Quant au PS… je ne suis ni militante, ni affiliée ni rien. mais quand je regarde leurs discussions. Certains parlent de refaire un grand parti de gauche… N’ont-ils  pas compris qu’un grand parti de gauche avec des multitudes de courants, parfois opposés fait perdre toute visibilité à l’extérieur ? Moi, mon idée (mais je ne ferai jamais de politique alors….) c’est de faire un parti socialiste franchement social-démocrate plutôt centriste et que les autres fassent leur propre mouvement plus « gauchiste » en récupérant éventuellement les lambeaux du parti communiste. Mais à mon sens, tenter de réunir un maximum de monde oblige à trop de concession pour les uns ou les autres et finalement à une absence de ligne claire.

Mais comme je vous disais, les intérêts des politiques et le bon sens… ça me fait régulièrement penser à un livre de sociologie politique lu à la fac « Les partis Politiques » de M. Ostrogorski (marrant, en cherchant l’orthographe de ce nom, je viens de voir que mon prof de sociologie politique de l’époque avait écrit un Que sais-je ? sur le sujet. Le livre datait du début du 20° siècle, mais reste valable à toute époque et à tout niveau et montre comment les idéalistes qui s’engagent dans les mouvements associatifs, syndicaux ou politiques, s’ils montent dans la hiérarchie, perdent leurs idéaux et ne voient plus l’organisation que comme un instrument de pouvoir personnel (bon, c’est très résumé et ça fait au mois 20 ans que je l’ai lu – d’autres points sont abordés). pour revenir à ma première idée, ils pensent donc tous pouvoir perso et ça n’a plus rien à voir avec le bon sens qui semble manquer à tous. C’est bien pour ça que je ne ferai jamais de politique (au sens commun du terme).

Je ne peux pas vous mettre de liens, d’autres dépêches sont tombées depuis, mais je trouve un article du Monde relativement proche :

La stratégie d’ouverture de Sarkozy fait grincer des dents à l’UMP
LE MONDE | 15.05.07

© Le Monde.fr

 

Deux députés, en quête de leur réélection dans le sud de la France, sortent de l’hôtel Méridien Montparnasse, à Paris, lundi 14mai. Ils viennent d’entendre le court discours d’adieu de Nicolas Sarkozy à l’UMP, et son appel aux candidats aux législatives à pratiquer eux aussi « l’ouverture ». Le premier se tourne alors vers son collègue : « C’est pas avec Kouchner que je vais me faire réélire. » L’autre lui répond : « Surtout chez moi, avec le Front national. » 

Car dans ce grand salon où vient de se tenir le conseil national du parti, il n’est bien sûr question, dans les conversations privées, que de l’entrée au gouvernement des anciens ministres de François Mitterrand, Bernard Kouchner, tenue pour acquise par nombre d’élus, ou d’Hubert Védrine.

Difficile pour certains parlementaires d’envisager sans broncher l’arrivée de socialistes au gouvernement, fussent-ils atypiques. Matin, midi et soir, ils ont fait campagne contre Ségolène Royal. A longueur d’année, ils daubent « le camp d’en face ». Ils fustigent encore pour certains d’entre eux « les socialo-communistes », comme dans les années 1980. Et voilà qu’il faut leur faire une place à table…

Certes, ils avaient bien entendu M.Sarkozy lorsqu’il avait demandé aux siens, le 14 janvier, de le « laisser libre d’aller » vers ceux qui n’avait jamais voté à droite. Mais ils avaient mis cela sur le compte de l’habileté tactique, de la rhétorique de campagne.

Les députés de base ne sont pas seuls à tiquer à l’idée de devoir affronter la concurrence des ennemis d’hier. Certains des fidèles du nouveau président de la République craignent eux aussi que l’ouverture ne se fasse à leur détriment. C’est en leur nom que M. Devedjian a pris la parole, alors que le nouveau président avait quitté la salle.

« Je suis pour aller très loin dans l’ouverture (…), y compris jusqu’aux sarkozystes, c’est dire !, a-t-il lancé. Parce que je pense que la fidélité n’est pas nécessairement le contraire de la compétence. » Une allusion aux propos adressés par M. Sarkozy aux parlementaires qui leur avait expliqué, mercredi, « la fidélité c’est pour les sentiments, l’efficacité c’est pour le gouvernement ». « Un mot d’humour, minimisera plus tard M. Devedjian. Je suis à 200 % pour l’ouverture, mais il faut des gestes rassurants pour les parlementaires. »

« MAINTENANT JE ME DOIS À LA FRANCE »

Malgré ces états d’âme, le nouveau président de la République n’a rien cédé de son nouveau credo. Prenant congé de son parti (où il sera remplacé par une direction collégiale en attendant le congrès de l’automne) « par devoir », « par obligation morale » mais avec « le cœur déchiré », il a fait vibrer la corde sensible en dédiant sa victoire aux siens : « Sans vous, rien n’aurait été possible. » Mais, profitant de son dernier discours de président de l’UMP et de sa première intervention de chef de l’Etat, il s’est d’emblée placé au-dessus de son parti.

« C’est sur les principes de tolérance et d’ouverture que s’est construite la majorité présidentielle du 6 mai, rappelle-t-il. C’est sur ces principes que je veux construire le gouvernement; c’est sur ces principes que doit maintenant se construire la majorité législative. » « Je vous demande d’être une force de rassemblement et non d’exclusion », poursuit-il en s’adressant aux futurs candidats.

Leur feuille de route ? « S’ouvrir aux autres, à ceux qui ont un autre parcours, une autre histoire, une autre sensibilité », « ne pas avoir peur des idées différentes. » Bref, faire du Sarkozy : « L’ouverture, leur lance-t-il encore, c’est la caractéristique des âmes fortes. »

Anticipant leur crainte de se voir déposséder d’une victoire à laquelle ils pensent avoir contribué, l’élu du 6mai livre ce dernier message aux siens : « Maintenant, je me dois à la France (…). Ma mission, c’est de servir l’intérêt général. »  Et à ceux qui espéraient encore qu’il se porterait à leur tête, il ne promet que le service minimum : « Le moment venu, je dirai, comme tous mes prédécesseurs, les enjeux de ce scrutin. »

Puis M. Sarkozy s’est éclipsé pour de nouvelles consultations, laissant François Fillon, futur premier ministre, conclure la cérémonie : « Avec nos partenaires de l’UDF, avec les personnalités de gauche et de la société civile, nous sommes désormais porteurs d’un pacte présidentiel. » Nouvelle définition de la majorité plurielle version UMP ? Ou premier appel à la discipline ?

Philippe Ridet

 

Rien trouvé pour les débats au sein du PS et mais ça ne saurait tarder. Et un dernier article pour la route :

Nicolas Sarkozy inquiète les médias
LE MONDE | 14.05.07

© Le Monde.fr

 

La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d’affaires présents dans les médias comme Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe du même nom (Elle, Paris Match, Journal du dimanche, Europe 1…), Serge Dassault, propriétaire du Figaro, Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde, Martin Bouygues, propriétaire de TF1, Vincent Bolloré (Matin plus, Direct 8), ou Bernard Arnault, propriétaire de La Tribune

Avant même l’épisode du retrait de l’article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. « Ce serait bien de rappeler les principes d’indépendance et de non interventionnisme », déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. « Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe », confirme un salarié.

Les inquiétudes sont vives également chez Lagardère Active, Arnaud Lagardère (actionnaire du Monde) présentant Nicolas Sarkozy comme son « frère ». La société des journalistes de Paris-Match a rappelé, le 4 mai, que « la responsabilité vis-à-vis des lecteurs est (notre) seul guide« . «  Cet impératif prime sur tous les autres, en particulier, sur d’éventuelles tentatives de l’actionnaire majoritaire, des politiques, des annonceurs ou des pouvoirs publics de faire pression sur le contenu ».

Cette prise de position intervient après qu’une partie de la rédaction eut manifesté son désaccord en découvrant le projet de couverture du numéro du 25 avril, après le premier tour de l’élection, montrant Nicolas Sarkozy enlaçant son fils Louis. Une délégation de journalistes avait alors rencontré Olivier Royant, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, et Christian de Villeneuve, directeur général des rédactions du pôle magazines du groupe Lagardère, pour leur faire part de leur désapprobation, mettant en avant que Paris Match n’a quasiment jamais fait sa Une sur un candidat entre les deux tours de la présidentielle, à l’exception de 2002. C’est finalement le comédien Jean-Pierre Cassel, qui venait de mourir, qui a eu droit à la couverture, Nicolas Sarkozy exigeant que la photo de son fils soit floutée. Il y a un an, Alain Genestar, directeur général de la rédaction, avait été licencié pour avoir publié en une, le 25 août 2005, une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias.

L’ambiance est tendue également à Europe 1, plusieurs journalistes reprochant une « trop grande proximité » du PDG Jean-Pierre Elkabbach avec le pouvoir. A ces inquiétudes, une porte-parole de Lagardère Active répond : « les maîtres mots dans les rédactions sont l’indépendance éditoriale, l’équilibre et le professionnalisme« .

« Tous les journalistes sont attentifs souligne François Malye, président du Forum permanent des sociétés de journalistes, qui regroupe les sociétés de 25 rédactions. Nicolas Sarkozy a montré qu’il aimait contrôler les choses. Actuellement, les journalistes ont tendance à se montrer moins résistants, et les journaux ne sont globalement pas en très bonne santé économique. L’inquiétude de fond est que les perquisitions, les instructions, les interrogatoires… deviennent la routine ». M. Malye fait référence à la tentative de perquisition au Canard Enchaîné, vendredi 11 mai. Le Forum « condamne ce type d’action dont le seul but est d’identifier les informateurs des journalistes, alors que le secret des sources est l’un des principes fondamentaux de l’exercice du métier de journaliste ».

Dans son dernier livre Une campagne off (Albin Michel, 18 euros), Daniel Carton rapporte une conversation de Nicolas Sarkozy avec la direction du Figaro Magazine, lors d’un déjeuner. « Je sais déjà ce que je ferai sitôt à l’Elysée : je m’occuperai personnellement de Jean-François Kahn (président de Marianne) », aurait, selon l’auteur, déclaré Nicolas Sarkozy. Pendant la campagne, l’hebdomadaire a publié un numéro spécial diffusé à 500 000 exemplaires et titré : « Le vrai Sarkozy, ce que les grands médias ne veulent pas où n’osent pas dévoiler ».. La direction de Marianne réagit sereinement. « Nous n’avons aucune crainte particulière, nous ne faisons pas de procès d’intention, explique Maurice Szafran, directeur du journal. En revanche, le traitement de l’élection par le groupe Hachette m’a frappé car ce n’est pas sa tradition. La campagne de Sarkozy vue par Match relève de la presse soviétique des années 1950, dans les légendes, les façons de titrer ».

Du côté de France Télévisions, la société des journalistes se souvient de la colère de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3, le 28 mars, qualifiant de « malhonnête » un reportage sur la fabrication des passeports biométriques. Le retour à l’antenne de Béatrice Schönberg, la présentatrice des JT du week-end de France 2, pose aussi des questions au sein de la rédaction.

Prévu le 18 mai, ce retour coïncide avec l’annonce du nouveau gouvernement dans lequel devrait figurer en bonne place son mari Jean-Louis Borloo.

Pascale Santi

Article paru dans l’édition du 15.05.07.

 

Sinon, je continue d’avancer le Projet 12, lentement, sur mon PDA (je ne suis pas chez moi pour l’instant) 🙂

That’s all, Folks !

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