Au bord du Styx

9 mai 2007

27/04/2007 : Reprenons nos bonnes habitudes

Filed under: blabla,Espace,Lecture,Société — Catherine @ 19:45

Bonjour,

Ça y est, j’ai regagné mes pénates ! Cela fait un peu étrange après avoir passé presque trois mois toujours entourée. Mais je commence à retrouver mes marques. Maintenant, il faut juste que je fasse attention avec ce que je veux faire : bien différencier ce que je ne pouvais pas faire avant et que je peux ou que je ne dois pas encore faire (du style… certains efforts, porter des choses lourdes, me baisser d’une certaine façon….) ça reviendra progressivement dans l’année qui vient.

Le fait que le physique aille mieux aide beaucoup le moral. J’ai de nouvelles idées (encore une nouvelle histoire commencée, une que j’avais en tête depuis fort longtemps, mais que je ne voyais pas comment adapter et là, l’idée !). Je sais, cela fait plein de projets. Dans un sens, ça me rassure. Vous, par contre, peut-être pas. D’autant que j’ai décidé de mettre en ligne quand ce sera fini ou bien avancé. Ou bien, je continue à mettre ça ici sur le blog comme une espèce de brouillon sans garantie que ça aille jusqu’au bout. Et comme je n’ai pas beaucoup d’échos en commentaire malgré le passage…. Je verrai…. (je sais qu’il faut être inscrit pour commenter ici, ce qui n’est pas le cas de tous les blogs)

Sinon, des nouvelles de ma Peluche. Vendredi dernier, on l’a récupérée chez le véto après qu’elle ait reçu la visite d’une vétérinaire neurologue ! On l’a raccompagné lundi pour deux examens (un électromyogramme et des prélèvement pour une biopsie). Il semble que ce soit le système nerveux au niveau des pattes arrières, mais la moelle épinière ne semble pas touchée. C’est une maladie que l’on trouve chez tous les mammifères (l’homme y compris). En principe, sous un mois, elle devrait avoir retrouvé toute sa mobilité, mais avec un risque de rechute. En attendant, ça n’affecte pas son appétit, elle reste propre (faut juste l’aider à se nettoyer après coup) et vous la verriez grimper sur une chaise ou sur le divan (en passant par l’accoudoir) uniquement à la force de ses petites pattes avants ! Au bout du compte, il n’y a que sa petite famille qui semble traumatisée par son retour : ça crache, ça feule, ça veut pas rester dans la même pièce… Y a-t-il changement d’odeur ? Sentent-ils qu’elle est malade et leur instinct veut qu’il faut l’éliminer ? Le problème est qu’ils sont bien trop timorés pour ça (sauf la Fauvette… du coup, ces derniers jours, la Peluche a dormi avec ma mère : normalement, ils sont enfermés la nuit dans la salle à manger avec gamelle, litière etc…).

Dans les autres nouvelles, vous avez tou(te)s vu les résultats des élections. Ça va être difficile au second tour. En même temps, si Bayrou ne donne pas de consigne de vote (ce serait un peu délicat), vous avez entendu ses derniers commentaires sur Sarko ? Si on ne connaît pas le fond de sa pensée après ça !

artemis.jpg Passons à des choses plus légères. Après le portrait à la « South Park » et les « Meez », voici un moteur permettant de créer des superhéros de comic : HeroMachine2

Il y a tellement de paramètres à régler sans parler des couleurs que l’on peut y rester des heures. J’ai trouvé ça sur le blog d’AFterEllen où on est appelée à laisser notre contribution (et il y en a de superbes !) .

Enfin, de la lecture :

Une planète potentiellement habitable détectée pour la première fois hors du système solaire

LE MONDE | 25.04.07

Représentation artistique de planète « de type terrestre habitable », capable d’abriter une vie extraterrestre, détectée par une équipe d’astronomes. AP

La dernière découverte majeure des chasseurs de planètes situées hors de notre système solaire, annoncée mardi 24 avril, ne ressemble pas encore à la Terre comme deux gouttes d’eau. Mais, pour la première fois, la présence de ce liquide, crucial pour l’apparition de la vie, est rendue plausible par les caractéristiques de ce nouveau monde, qui se rapprochent du nôtre.

Des astronomes suisses, français et portugais ont détecté cet astre à 20,5 années-lumière de la Terre, soit dans le voisinage immédiat de notre système solaire. Leurs mesures, réalisées avec un télescope de l’Observatoire austral européen (ESO) de La Silla, au Chili, ont permis d’estimer la masse minimale de l’exoplanète, équivalente à 5 fois celle de la Terre, et son diamètre, supérieur de 50 % au nôtre.Ces

dimensions laissent penser que l’objet céleste est de type rocheux, couvert d’une surface solide ou liquide, et non gazeux. Ces traits suffiraient déjà à imposer la découverte comme une étape marquante dans la quête d’une planète semblable à la nôtre. Sur les 220 astres détectés en douze ans, dans leur grande majorité des géantes gazeuses comparables à Jupiter ou à Neptune, elle se classe à ce jour comme la plus légère. Mais ce n’est pas tout. Les chercheurs estiment que cette »super-Terre » a des chances de jouir d’une température située entre 0 °C et 40 °C, selon sa capacité, encore inconnue, à refléter la lumière et la vigueur de l’effet de serre qui pourrait y régner. Elle serait ainsi la première exoplanète à se trouver, comme la Terre, dans la »zone d’habitabilité » où des températures clémentes permettent à l’eau de demeurer à l’état liquide.

Cette situation privilégiée ne suffit évidemment pas à garantir l’émergence de la vie sur une planète rocheuse. Mars, par exemple, se situe aux franges de la zone d’habitabilité de notre système solaire, mais n’est guère hospitalière. Pour la nouvelle exoplanète, la situation pourrait être encore plus complexe. Elle est 14 fois plus proche de son étoile, Gliese 581, que la Terre l’est du Soleil. S’il était placé à une distance équivalente, notre monde, calciné, n’aurait plus rien d’accueillant.

L’exoplanète est, elle, préservée de ce sort parce que Gliese 581 n’est pas comparable à notre étoile. C’est une naine rouge, beaucoup plus petite, moins chaude et 50 fois moins brillante. Autour de ce type d’étoiles, la zone d’habitabilité est donc bien plus proche. Le confort pourrait toutefois y être menacé par la violence des éruptions des naines rouges, réputées colériques. « Mais depuis que nous l’observons, Gliese 581 nous est apparue aussi calme que le Soleil », dit Xavier Delfosse (université Grenoble-I), cosignataire de l’étude à paraître dans Astronomy and Astrophysics.

UNE DÉTECTION ARDUE

L’équipe, menée par le Suisse Michel Mayor, codécouvreur de la première planète extrasolaire, surveille en effet cette étoile depuis qu’elle a repéré à proximité, il y a deux ans, une première exoplanète, de masse proche de celle de Neptune. Des indices laissaient penser que d’autres astres l’accompagnaient, dont la détection s’annonçait ardue. La méthode employée par les astronomes ne leur permet pas de voir les planètes mais seulement d’en déduire la présence, en analysant les variations infimes que leur gravité impose au mouvement de leur étoile, et donc à la lumière qu’elle émet. La précision du spectrographe Harps, installé récemment à La Silla, a permis peu à peu de distinguer deux autres planètes : la super-Terre et une autre, d’environ 8 masses terrestres, beaucoup plus éloignée de la naine rouge.

L’équipe internationale a ainsi signé sa deuxième découverte d’un système de petite taille. Et Harps a tenu son rang de meilleur instrument actuel pour la détection de petits corps, en attendant les très grands télescopes terrestres ou les sondes qui, dans une quinzaine d’années, commenceront à nous dire si la vie a pu apparaître sur les nouvelles Terres habitables.

Jérôme Fenoglio

Pour ma part, je trouve ça fascinant. Facinant qu’ils trouvent des planètes sans les voir, uniquement en considérant des variations de champ, de gravité, de lumière etc… Fascinant également car le monde scientifique admet enfin qu’il pourrait y avoir d’autres formes de vie dans l’espace à partir du moment où on peut trouver d’autres planètes proches de notre bonne vieille Terre. (planètes de classe M ). Cela me fait penser à deux de mes romans de SF préférés par l’un des pères de la SF française moderne, « Ceux de Nulle Part » et « Les Robinsons du Cosmos » de Francis Carsac.

Dans un autre domaine :

La tuerie de Virginia Tech sur Wikipédia marque le succès de l’information contributive

LEMONDE.FR | 26.04.07

Deux heures après la fusillade sur le campus de Virginia Tech, le 16 avril, une page Wikipédia était créée et devenait la source d’information de milliers d’internautes et des plus grands médias. La preuve que « les médias d’informations professionnels ne peuvent plus se passer des amateurs », estime le journaliste Francis Pisani sur son blog.

Journalisme citoyen, Web participatif, collaboratif…, les qualificatifs fusent pour décrire le cyber-phénomène lié au massacre. La mobilisation des étudiants sur place pour décrire ce qu’ils voyaient et ce qu’ils vivaient a généré un flot d’informations impressionnant sur le Web.

Les vidéos, photos et chats des étudiants se sont retrouvés sur les plus grands sites d’information comme MSNBC.com, CNN.com ou Washingtonpost.com. « Une preuve flagrante du succès du contenu produit par les utilisateurs« , souligne Marguerite Moritz, professeur de journalisme international à l’université du Colorado.

Mais l’information la mieux organisée, en plus d’être entièrement conçue par des amateurs, se trouvait sur Wikipédia. Depuis le 16 avril, environ 2 000 contributeurs ont réalisé près de 9 000 modifications sur la page « Virginia Tech massacre ». Une vidéo sur YouTube montre d’ailleurs de façon accélérée les changements incessants sur le site au cours des douze premières heures suivant l’événement.

Au final, un « article » très complet qui retrace dans le détail le déroulement des faits, cite les victimes et ceux qui ont essayé de s’interposer, dresse le portrait du meurtrier, détaille les suites de l’affaire – de l’initiative de la ligue de football américaine à la réaction gouvernementale – et inscrit la tragédie dans le contexte du débat sur les armes aux Etats-Unis. Avec cette puissance qu’a Internet d’enrichir l’argumentaire avec force liens hypertextes, vidéos, illustrations et autres éléments multimédias. L’article s’achève sur 125 notes de bas de pages, qui permettent de sourcer les informations pour en garantir la fiabilité. La richesse de la page est à la hauteur de la fréquentation qu’elle a générée : on a compté plus de 750 000 visites au cours des deux premiers jours.

UN « BAZAR ABSOLU »

Comment expliquer un tel succès ? Wikipédia est secouée de façon récurrente par des critiques sur la crédibilité de ses articles, et son modèle de fonctionnement libre a de quoi laisser perplexe. « Imaginez un journal avec plus de 2 000 journalistes, chercheurs et éditeurs, sans manager à qui parler, sans échéance à respecter, ni conférence de rédaction, ou de décision imposée », écrivait le journaliste américain Noam Cohen à propos de l’encyclopédie collaborative, le 23 avril.

Selon les propres termes de son fondateur, Jimmy Wales, Wikipédia est un « bazar absolu », mais un bazar qui marche. A l’heure actuelle, l’encyclopédie en ligne existe en 249 langues – en tête l’anglais, l’allemand, puis le français – et vit grâce aux dons de particuliers et au mécénat d’entreprise. Son budget devrait atteindre 6 millions de dollars (quelque 4,4 millions d’euros) en 2007.

Des règles sur l’impartialité, la propriété intellectuelle ou la rédaction collective se trouvent à la disposition des « wikipédiens » – c’est ainsi qu’on appelle tout contributeur à Wikipédia. Les plus expérimentés se chargent volontairement de structurer les articles en y ajoutant des titres de parties, des photos libres de droits et en réorganisant le contenu si besoin.

Sur l’onglet « discussion », présent sur chaque page, les wikipédiens débattent de la meilleure façon de présenter l’article. Par exemple, sur la page francophone consacrée aux événements de Virginia Tech, un débat a eu lieu sur la question de savoir si le terme « massacre » était trop « sensationnaliste ». Résultat, les wikipédiens ont préféré le terme de « fusillade ».

Cécile Grégoriades

Je trouve cet article caractéristique de ce qu’est le Net : on peut vraiment y trouver le pire comme le meilleur. Je crois que le plus important est de savoir garder du recul et surtout son esprit critique.

En parlant d’esprit critique, j’ai lu le premier numéro d’une nouvelle revue consacrée aux séries TV et j’en suis plutôt contente. Le prix est un peu élevé, mais sur un trimestre, le coût est amorti. Elle s’appelle Episodik.

Au sommaire en autre, « House et les salauds à l’écran », « Politique et série télé », « Les séries télé menacées par le téléchargement ? », « Polémique : doublage et censure », ainsi qu’un article sur Battlestar Galactica, et ce qui se fait en matière des séries un peu partout ainsi que les sorties DVD (là aussi, un peu partout). Attendons la suite, mais j’ai bien aimé le début !

That’s all, Folks !

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