Au bord du Styx

9 mai 2007

14/12/2006 : Je sais tout !

Filed under: blabla,Lecture — Catherine @ 19:06

Enfin, je sais tout… presque.

Après une fin de semaine sympa (un dîner, cette fois prévu, au cours duquel j’ai récupéré (voir mon billet du 28 octobre) mon exemplaire de « Fun Home » dédicacé – j’ai même eu, en plus de la signature, un petit message perso, la copine qui se chargeait de l’opération « signature » ayant raconté ma malheureuse histoire Image).

Hélas, depuis vendredi/samedi, je me refais une mini-crise : mini-crise seulement car je peux quand même bouger, mais tout a fait mal pendant le week-end (du coup, je suis restée chez moi).

Et j’avais un début de semaine chargé : rhumato mardi et chirurgien hier. Alors aujourd’hui, je bouge le minimum : j’ai fait ma vaisselle en trois fois, tenir debout étant trop douloureux !

OK, je ne vous fait pas languir d’avantage : j’ai à nouveau trois tonnes d’examens à faire (d’autres radios, de nouvelles prises de sang, aller chez le dentiste. Moi, je rajoute d’aller chez l’ophtalmo car leur questionnaire pose une question dont la réponse peut être positive chez moi et il faut vraiment que je sache… depuis le temps que ma mère me dit de le faire !!  Image)

Et si tout est bon, je suis opérée le 9 février. Selon le chirurgien, vu la dernière radio, il est urgent d’intervenir (enfin, urgent, ce n’est pas une appendicite) et il va voir à me mettre une prothèse « tout céramique » pour qu’elle me dure jusqu’au bout.

A priori, 6 jours d’hosto. Ensuite, je peux aller en maison de convalescence (puisque je suis seule), mais il semble que je sois quand même un peu autonome. Je préférerais alors aller chez ma mère (elle aussi aimerait mieux). Et puis là (comme je l’ai déjà dit une ou deux fois) il y a un ordi, une TV avec 120 chaînes et cinq chats pour me tenir compagnie, outre ma mother, bien entendu !

Bon, il reste encore des questions, mais là, on avance enfin !

Sinon, en ce moment, j’écoute Pink et ces derniers soirs, j’ai vu ou revu « Gunga Din » (1939 NB avec Cary Grant, V. MacLaglen), « Fight Club » (1999 Coul.), « Alerte aux marines » (1944 NB avec John Wayne), Popeye (1980 Coul.)

J’ai également lu, et retenu, deux articles du Monde :

La justice du Botswana rend leur terre aux Bushmen

LE MONDE | 14.12.06 | 15h36  •  Mis à jour le 14.12.06 | 15h36

JOHANNESBURG CORRESPONDANTE

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-845571@51-845026,0.html

Les Bushmen du Botswana pourront retourner vivre sur leurs terres ancestrales, un territoire aride grand comme la Suisse, situé au coeur du pays. Un tribunal botswanais a estimé, mercredi 13 décembre, au terme de deux ans de procès, que leur éviction de la Réserve animale du centre du Kalahari (CKGR) était « illégale et anticonstitutionnelle ».

Premiers habitants de l’Afrique australe, les Bushmen, qui s’expriment par des claquements de langue, ont été pendant des siècles maltraités, chassés, exploités, tour à tour par les tribus bantoues et par les colons européens. L’un des juges a estimé que leur ethnie avait été « historiquement traitée avec mépris ». Ces petits hommes, aux yeux légèrement bridés et à la peau cuivrée, sont aujourd’hui environ 100 000 dans la région, dont la moitié au Botswana.

Un peu plus de 2 000 étaient installés dans le CKGR quand le gouvernement a décidé leur déplacement en dehors de la réserve, au motif qu’ils ne vivaient plus selon leur mode de vie ancestral, élevaient du bétail et des animaux domestiques et mettaient en danger l’équilibre de la faune et de la flore. Contre une compensation financière ou sous forme de bétail, tous les Bushmen ont quitté la réserve. Dix-sept familles seulement ont refusé l’offre. Le gouvernement a interrompu la distribution d’eau comme les autres services municipaux, leur rendant la vie sur place impossible.

Pour le gouvernement, dominé par les Tswanas, l’ethnie majoritaire, les Bushmen devaient s’intégrer dans la société moderne. « Tous les Botswanais ont droit au développement, à l’école, à la santé. La pauvreté n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une culture ancestrale », expliquait au Monde, pendant le procès, le porte-parole du gouvernement, Clifford Maribe.

Les familles déplacées ont été relogées dans des villages construits spécialement en bordure de la réserve. En 2002, un groupe de quelque 200 Bushmen, soutenus par l’ONG britannique Survival International, a lancé une procédure judiciaire pour gagner le droit de retourner dans le CKGR.

Survival n’a pas hésité à parler de « génocide » et s’en est pris violemment au diamantaire De Beers, partenaire du gouvernement dans Debswana, premier producteur mondial de gemmes. L’ONG affirme que la vraie raison de l’expulsion des Bushmen aurait été l’exploitation de mines dans le CKGR. Une affirmation que la justice a jugée infondée.

Survival a mobilisé quelques personnalités de la mode et essayé, récemment, d’obtenir le soutien de Leonardo di Caprio. Il est l’acteur principal du film Blood Diamond (Le Diamant de sang), qui dénonce le rôle des trafiquants dans les conflits africains.

RETOUR DIFFICILE

« Les diamants ne sont en aucun cas la cause de l’éviction des Bushmen. Nous n’exploitons aucune mine dans le CKGR. Les premières recherches ont montré que les filons n’étaient pas rentables », a indiqué au Monde, peu avant le jugement, Sheila Khama, directrice exécutive de De Beers au Botswana, avant d’ajouter : « Et même si nous avions eu un projet d’exploitation, il serait ridicule et inutile de demander l’éviction de gens qui habitaient à plus de 200 km de la mine. »

Plusieurs permis de recherche ont cependant été délivrés dans le CKGR, sans toutefois que les autorités ne mettent en avant le fragile équilibre biologique de la réserve.

Après le jugement, l’avocat des Bushmen, Gordon Bennet, a lancé un « appel au dialogue » avec le gouvernement. « Nous ne voulons pas nous retrouver devant une cour d’appel mais à la table des négociations« , a-t-il dit.

Tout n’est pas réglé. Il sera en effet très difficile, pour les quelque 1 000 Bushmen qui souhaitent rentrer, de vivre dans le CKGR. Le tribunal n’a pas jugé illégale la coupure des services de base et le gouvernement n’est pas contraint de les rétablir.

Fabienne Pompey

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Et un second :

Chronique

Starbucks contre l’Ethiopie, par Eric Leser

LE MONDE | 14.12.06 | 14h45  •  Mis à jour le 14.12.06 | 14h45
NEW YORK CORRESPONDANT
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-845681,0.html

Le café est de loin la principale ressource de l’Ethiopie. Il représente entre 40 % et 60 % de ses exportations et assure la survie d’environ 15 millions de personnes, essentiellement des familles d’agriculteurs pauvres. Pour tenter d’accroître ses revenus et se protéger de l’effondrement catastrophique des prix comme entre 2000 et 2003, Addis-Abeba cherche à déposer la marque des régions où sont produits les cafés les plus réputés Sidamo, Yirgacheffe et Harar, à l’image du cognac ou du roquefort.

Mais l’Ethiopie se heurte à Starbucks. La multinationale utilise abondamment les noms éthiopiens pour vendre ses breuvages et ne veut pas entendre parler de marques à rémunérer. Oxfam, organisation anglaise prônant le commerce équitable, accuse depuis des mois le groupe américain de priver les fermiers éthiopiens d’au moins 90 millions de dollars de revenus supplémentaires par an. « Les cafés Harar et Sidamo sont vendus jusqu’à 24 et 26 dollars par livre par Starbucks. Les agriculteurs qui les cultivent reçoivent entre 60 cents et 1,10 dollar par livre », explique Seth Petchers d’Oxfam.

La première tentative de l’Ethiopie pour protéger la marque Sidamo remonte à mars 2005. Le dossier soumis au bureau américain des brevets US Patent and Trademark Office (USPTO) a finalement été rejeté. Starbucks avait auparavant cherché à déposer une marque comprenant le mot Sidamo. La campagne menée par Oxfam a tout de même contraint Starbucks à changer de stratégie et à s’abriter derrière la National Coffee Association (Association nationale du café américaine ou NCA). Pour refuser la demande éthiopienne, l’USPTO cite la NCA affirmant que les noms de régions sont « génériques ».

Addis-Abeba a jusqu’à la fin du mois pour faire appel et le fera sans doute. Mais le pays a un besoin vital de vendre son café. Le gouvernement éthiopien a offert en échange d’une marque un accord de licence gratuite à Starbucks. Onze distributeurs américains de café ont déjà accepté la proposition. Il y a deux semaines, le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a reçu le patron de Starbucks, Jim Donald. Mais ce dernier reste inflexible.

Le groupe américain propose une certification géographique des cafés éthiopiens à l’image des appellations contrôlées des vins français, du jus d’orange de Floride ou du café jamaïcain Blue Mountain. Celui-ci est cité en exemple. Quand les agriculteurs éthiopiens obtiennent souvent moins de 5 % du prix de vente final, ceux de Jamaïque en reçoivent jusqu’à 45 %. Les autorités américaines laissent entendre qu’une certification apporte de la transparence au système et que les revenus supplémentaires finissent bien dans la poche des agriculteurs.

Eric Leser

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Depuis mes études de Relations Internationales, j’ai toujours gardé un oeil sur ce qui se passait dans certaines zones du globe et l’Ethiopie en fait partie. Pour le Botswana, ça remonte à la série de livres lus  en anglais (mais qui existe en français en 10/18) et qui commence par le titre « Mme Ramotswe détective »

Image

That’s all, folks ! Image

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