Au bord du Styx

9 mai 2007

04/01/2007 : Nostalgie et autres considérations

Filed under: Lecture,LGBT — Catherine @ 19:17

Re-bonjour, (ben oui, le précédent billet a été fait à une heure ce matin et non hier soir comme je le pensais !)

Je suis en train de bricoller sur mon ordinateur et, en bonne fille de mon époque, je viens de mettre un peu de musique. On en parlait encore il y a peu avec ma mère qui ne peut comprendre ça. Si elle met de la musique, elle ne fait rien d’autre. Sa position est de dire qu’on ne peut pas faire deux choses de bien en même temps : soit on lit, soit on écoute. Enfin, vous avez dû toutes et tous entendre cet argument à un moment ou un autre. Moi, suivant ce que je fais, je pourrai mettre de la musique, pas n’importe quoi, mais pas non plus, toujours, le silence total.

Tout ça pour vous dire qu’ayant mis le sélectionneur en mode aléatoire, je viens d’entendre un vieux titre de Supertramp et ça m’a embarquée un paquet d’années dans le passé. Et en faisant un tour d’horizon des titres, je remarque que je n’ai acheté certains albums, parfois longtemps après les faits, que pour ces souvenirs.

Dans le lot, il y a un album des Pink Floyd (The Dark Side of the Moon) et un album de Maxime Le Forestier (Mon Frère) pour ma première colonie de vacances, Supertramp (Crime of the Century et Breakfast in Amercia) pour un séjour linguistique en Allemagne, puis un groupe dont je suis restée fan, Eurythmics (Sweet Dreams) pour mes premières années de fac (le titre était-il prémonitoire ?). Je suis sûre qu’en cherchant bien, je pourrai en trouver d’autres.

Dans la catégorie lecture du jour, un sujet d’actualité avec des liens si vous voulez en lire plus. Mention spéciale « vivement que les élections soient passées et qu’on nous épargne ces manifestations de démagogie »

Droit au logement opposable : les blogs de juristes sceptiques LEMONDE.FR | 04.01.07

© Le Monde.fr

Pour le Gauchiste repenti, c’est clairement « un OLNI », un objet législatif non identifié, et c’est surtout le signal du lancement d’un « grand concours de démagogie ». Le droit au logement opposable, l’une des mesures réclamées par Les Enfants de Don Quichotte, s’est imposé en quelques semaines dans l’agenda politique, mais suscite la méfiance de nombreux blogueurs.

« Opposable » : « Apparu au milieu du XIXe siècle, cet adjectif formé à partir du verbe ‘opposer’ désigne dans le vocabulaire du droit ce qui peut être donné comme argument contre un tiers », rappelle le blog Les Zakouski du jeudi. Un terme « docilement repris par les journalistes, qui n’ont guère l’air de s’interroger sur le sens exact de cette expression et sur son application concrète », estime le blogueur-avocat Maître Eolas, qui se lance dans une longue analyse du concept.


LES JURISTES SCEPTIQUES

« La loi proclame un droit au logement », rappelle-t-il. « Cette proclamation a eu lieu dans la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. » Rendre le droit au logement opposable « crée une obligation à la charge de l’Etat, en fait du maire, de fournir un logement. Le non-respect de cette obligation pouvant être porté devant le juge administratif, qui condamnera le cas échéant l’Etat à indemniser l’administré non logé malgré ses demandes ».

Mais ce droit demande à être précisé, note l’avocat. « Les conditions prévues par la loi permettant d’obtenir ce logement restent à définir », écrit-il. « La procédure d’indemnisation devant le tribunal administratif prend des années (dans 15 jours, un tribunal administratif va examiner une requête que j’ai déposée début 2004) pour des sommes misérables (la mort d’un enfant de 10 ans est indemnisée quelques milliers d’euros, alors le fait de ne pas avoir trouvé un logement, je vous laisse imaginer). Et surtout, la loi ne permet pas de créer des logements là où il n’y en a pas. Bref, des demandes aboutissant à une indemnisation effective seront rarissimes, en supposant qu’il y en ait un jour. »

Un scepticisme partagé par Frédéric Rolin : « Le sans-logement aura le droit d’obtenir un logement ? Fort bien. Et si l’administration (on cherche encore laquelle) lui dit non, je n’en ai plus, ou non je n’ai plus de budget. Quid ? Il pourra saisir les tribunaux. Fort bien. Et si le juge lui donne raison. Quid ? Il retournera devant l’administration. Elle ne pourra pas inventer un logement en quelques semaines, ou dégager un budget dans le même délai. Donc ? Donc rien. Ou plutôt si, la même chose que d’habitude : hébergements collectifs provisoires, voire développement de nouvelles formes d’hébergement collectif durable. »


UN DROIT PAS TOUT À FAIT NOUVEAU

De blog en blog, juristes et étudiants en droit se répondent et comparent leurs analyses. A la suite d’une longue note de Diner’s room, Somni rappelle que le droit au logement est déjà, dans certaines circonstances, opposable : « Par droit ‘opposable’, il faut entendre sans aucun doute droit ‘justiciable’ (invoquable en justice, opérant), ce qu’il est déjà pour partie », écrit-il. « Le droit au logement est, par la volonté du législateur ‘opposable’ aux collectivités territoriales ou leurs groupements (20 % de logements sociaux et mécanisme de substitution-sanction par le représentant de l’Etat) et il est invoquable, par exemple, par les nomades », explique-t-il en prenant comme exemple un arrêt de la cour d’appel de Nantes.

Si le droit au logement opposable a fait une entrée fracassante dans le débat public, René de Beauregard rappelle, dans une note intitulée « L’Homme de l’année, c’est Don Quichotte », que le droit au logement a constamment été renforcé ces dernières décennies, via notamment les lois Quillot, Mermaz et Besson. Quant à l’opposabilité, elle apparaît dès 2002 dans ce rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Le concept a depuis séduit des responsables politiques à droite comme à gauche. Le 12 octobre, Nicolas Sarkozy évoquait cette piste dans un discours à Périgueux, tandis que l’ancienne secrétaire d’Etat socialiste au logement Marie-Noëlle Lienemann demandait le 30 décembre à Jacques Chirac d’inscrire ce principe dans la Constitution.

La France n’est d’ailleurs pas le premier pays à s’intéresser à cette possibilité. « Ce dispositif existe depuis 2002 en Ecosse », rappelle Pascale Clerk, notant toutefois que « si les solutions d’abri ne manquent pas là-bas, les problèmes d’insalubrité restent endémiques ». Le Homelessness Act oblige en effet l’Etat à fournir un logement aux sans-abri. « Les Ecossais ont commencé il y a deux ans avec comme objectif de rendre effectif ce droit en 2012 », précise Denis. Le calcul est simple : « Si la France commence tout de suite, avec un calendrier identique, nous pouvons fixer cet objectif pour 2014. »

Damien Leloup

Ayant vu passer un bon nombre de lois dans mon domaine professionnel particulier, je ne compte plus les réformes où on ne change qu’une dénomination pour…. faire disparaître le problème, où l’on va chercher un modèle à l’étranger alors que les statistiques dudit pays sont les premières à dire que leur système n’est pas la panacée, que ce n’est pas le préambule d’une loi qui va changer les mentalités des justiciables et que les chiffres resteront les mêmes !

Autre lecture (site belge dont le lien m’a été transmis – je l’avais déjà lu en anglais ailleurs)

Peut-on « guérir » les moutons homosexuels?

http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_338761.html

Des scientifiques de l’Université américaine de l’Etat d’Oregon se sont lancés dans une expérience sur des moutons « homosexuels » visant à vérifier s’il est possible, en modifiant l’équilibre hormonal de leur cerveau, de les transformer en moutons « hétéros ».

Cette expérience inédite suscite toutefois des interrogations dans la communauté scientifique et au sein de la communauté homosexuelle, au sein de laquelle l’ex-championne de tennis Martina Navratilova n’est pas la dernière à plaider pour le « droit des moutons à être gays ».

Les scientifiques de l’Université de l’Oregon s’efforcent en effet de modifier le taux d’hormones de béliers s’intéressant trop peu à leurs congénères femelles. En étudiant leur activité cérébrale, ils ont ainsi pu établir les mécanismes de fonctionnement des béliers « orientés vers les mâles ». En leur injectant des hormones, ils ont obtenu de « bons résultats » dans la « réorientation » de la sexualité des animaux.

La qualité de ces résultats est toutefois mise en doute par des groupes d’action homosexuels et lesbiens, qui se sont trouvés un porte-voix de choix en la personne de Martina Navratilova, et par d’autres membres de la communauté scientifique, qui ont appelé l’équipe du Pr Charles Roselli à mettre un terme à ses travaux.

Les détracteurs de cette expérience craignent en effet que celle-ci n’ait pour seul but d' »exorciser » les pulsions homosexuelles des hommes et des femmes, par exemple en donnant la possibilité aux femmes enceintes ayant des homosexuels dans leur famille de se voir administrer un traitement hormonal ad hoc. Martina Navratilova, elle, voit moins loin: elle estime en effet qu’un mouton a lui aussi le droit d’avoir ses propres penchants sexuels.

Science told: hands off gay sheep
http://www.timesonline.co.uk/article/0,,2087-2524408_1,00.html
Isabel Oakeshott and Chris Gourlay
The Sunday Times – December 31, 2006

Experiments that claim to ‘cure’ homosexual rams spark anger

SCIENTISTS are conducting experiments to change the sexuality of “gay” sheep in a programme that critics fear could pave the way for breeding out homosexuality in humans.

The technique being developed by American researchers adjusts the hormonal balance in the brains of homosexual rams so that they are more inclined to mate with ewes.

 

It raises the prospect that pregnant women could one day be offered a treatment to reduce or eliminate the chance that their offspring will be homosexual. Experts say that, in theory, the “straightening” procedure on humans could be as simple as a hormone supplement for mothers-to-be, worn on the skin like an anti-smoking nicotine patch.

The research, at Oregon State University in the city of Corvallis and at the Oregon Health and Science University in Portland, has caused an outcry. Martina Navratilova, the lesbian tennis player who won Wimbledon nine times, and scientists and gay rights campaigners in Britain have called for the project to be abandoned.

Navratilova defended the “right” of sheep to be gay. She said: “How can it be that in the year 2006 a major university would host such homophobic and cruel experiments?” She said gay men and lesbians would be “deeply offended” by the social implications of the tests.

But the researchers argue that the work is valid, shedding light on the “broad question” of what determines sexual orientation. They insist the work is not aimed at “curing” homosexuality.

Approximately one ram in 10 prefers to mount other rams rather than mate with ewes, reducing its value to a farmer. Initially, the publicly funded project aimed to improve the productivity of herds.

The scientists have been able to pinpoint the mechanisms influencing the desires of “male-oriented” rams by studying their brains. The animals’ skulls are cut open and electronic sensors are attached to their brains.

By varying the hormone levels, mainly by injecting hormones into the brain, they have had “considerable success” in altering the rams’ sexuality, with some previously gay animals becoming attracted to ewes.

Professor Charles Roselli, the Health and Science University biologist leading the research, defended the project.

He said: “In general, sexuality has been under-studied because of political concerns. People don’t want science looking into what determines sexuality.

“It’s a touchy issue. In fact, several studies have shown that people who believe homosexuality is biologically based are less homophobic than people who think that this orientation is acquired.”

The research is being peer-reviewed by a panel of scientists in America, demonstrating that it is being taken seriously by the academic community.

Potentially, the techniques could one day be adapted for human use, with doctors perhaps being able to offer parents pre-natal tests to determine the likely sexuality of offspring or a hormonal treatment to change the orientation of a child.

Roselli has said he would be “uncomfortable” about parents choosing sexuality, but argues that it is up to policy makers to legislate on questions of ethics.

Michael Bailey, a neurology professor at Northwestern University near Chicago, said: “Allowing parents to select their children’s sexual orientation would further a parent’s freedom to raise the sort of children they want to raise.”

Critics fear the findings could be abused.

 

Udo Schuklenk, Professor of Bioethics at Glasgow Caledonian University, who has written to the researchers pressing them to stop, said: “I don’t believe the motives of the study are homophobic, but their work brings the terrible possibility of exploitation by homophobic societies. Imagine this technology in the hands of Iran, for example.

“It is typical of the US to ignore the global context in which this is taking place.”

Peter Tatchell, the gay rights campaigner, said: “These experiments echo Nazi research in the early 1940s which aimed at eradicating homosexuality. They stink of eugenics. There is a danger that extreme homophobic regimes may try to use these experimental results to change the orientation of gay people.”

He said that the techniques being developed in sheep could in future allow parents to “play God”.

People for the Ethical Treatment of Animals, the pressure group, condemned the study as “a needless slaughter of animals, an affront to human dignity and a colossal waste of precious research funds”.

The tests on gay sheep are the latest in a long line of experiments seeking to alter the sexuality of humans and animals.

Günther Dorner, a scientist in the former East Berlin, carried out hormone-altering tests on rodents in the 1960s in the hope of finding a way to eradicate homosexuality.

In 2002, Simon LeVay, an American neurologist, claimed to have discovered that homosexual and heterosexual men had physically different brains. His tests on the corpses of gay men who had died of Aids were widely criticised.

Tout cela fait peur, surtout juste après avoir vu le DVD de X-Men 3 (vous savez, celui où on trouve le moyen de guérir les mutants ?)
Bon, je retourne à mon bricollage !

That’s all, Folks !

Publicités

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :